Régulation des médias: Le Burkina Faso s’inspire du modèle béninois

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

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En prélude à l’organisation des élections municipales au Burkina Faso, une délégation du Conseil supérieur de la communication a été reçue en audience hier lundi 26 juillet par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. Le but de la visite est de s’inspirer de l’expérience béninoise en matière de gestion de la campagne médiatique.

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Les élections municipales au Burkina Faso profitent à l’horizon et le Conseil supérieur de la communication est venu à l’école du Bénin pour bénéficier de son expertise en ce qui concerne la gestion de la campagne médiatique. A sa sortie d’audience avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication hier lundi 26 juillet, Mathias Tankoano, président dudit Conseil a affirmé qu’il existe un excellent rapport entre les deux institutions. « Comme vous le savez, la Haac du Bénin est le pionnier au niveau des instances de régulation des médias dans la sous-région en ce qui concerne le monde francophone. Le Conseil supérieur de la communication est organisé sur son modèle », fait-il remarquer. Il indique qu’il n’y a jamais de travail prêt à porter mais le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso suit sur le terrain, le travail que mène la Haac avec les journalistes. « Si la Haac est exigeante à l’égard de la presse béninoise, c’est aussi par devoir de l’amener à demeurer excellente parce que depuis les années 1990, la presse béninoise a toujours été citée comme une presse libre, indépendante et crédible. L’instance de régulation n’est pas toujours un gendarme qui est là pour frapper mais pour accompagner les médias », souligne-t-il.
Mathias Tankoano note que le Csc est dans ce sillage et il a le devoir de promouvoir la liberté de la presse. Et la régulation, selon lui, participe de l’ancrage démocratique et surtout de la promotion et de la protection des libertés. Il rappelle que la Haac est à sa sixième mandature alors que le Conseil supérieur du Burkina Faso est à sa quatrième mandature, ce qui veut dire que la Haac a une longueur d’avance sur eux. « Nous voulons l’accompagnement du Bénin pour pouvoir mieux mener les échéances à venir qui vont se dérouler dans un contexte difficile. Comme vous le savez, le Burkina Faso est frappé en ce moment par la situation sécuritaire et nous avons des dizaines de communes touchées avec la présence des médias dans ces communes », a-t-il fait comprendre. Ces situations, dit-il, doivent être gérées avec délicatesse sans porter atteinte à la cohésion sociale.

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