Relations gouvernement-Organisations syndicales: Une nouvelle charpente pour un meilleur dialogue social

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Echange_Dialogue social

Le décret portant différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin a été modifié. Le Conseil des ministres du mercredi 7 juillet dernier a apporté des modifications à ce texte qui régit l’activité syndicale. En attendant d’en savoir plus, le monde syndical est partagé entre interrogations et craintes.

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« Nous n’avons pas encore vu le décret modifié ». Un haut responsable confédéral syndical joint par notre rédaction pour se prononcer sur les nouvelles modalités régissant les différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité n’a pas été en mesure d’en dire plus. « En l’absence du nouveau texte, difficile de porter un jugement, mais je ne cache pas que nous avons des craintes », appuie pour sa part, Florent Sènougbé, un syndiqué de l’enseignement secondaire qui se demande bien, « quelles modifications on a pu apporter aux anciens textes ».
Le compte rendu du Conseil des ministres précise en effet qu’au terme du décret portant différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin, « le caractère représentatif de la centrale ou de la confédération syndicale lui donne droit de prendre part aux activités des organes consultatifs de concertation et de négociations collectives au niveau national, proportionnellement au nombre de sièges disponibles ».
Mais, poursuit le texte, la démarche du gouvernement étant que les trois confédérations concernées soient représentées au sein de toutes les instances de dialogue social, l’article 8 du décret n° 2020-458 du 23 septembre 2020 portant différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin a été modifié. Ainsi, les modalités de répartition des sièges au sein des instances du dialogue social à l’issue des élections professionnelles nationales, départementales ou communales ont été définies selon les différents cas de figure qui se présenteraient. En adoptant le nouveau décret, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge du Travail pour en assurer la bonne application.

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Réorganiser le dialogue social

Au cours de ce même conclave hebdomadaire, les membres du gouvernement ont adopté le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives. Le communiqué lu par le porte-parole du gouvernement précise que la relecture des textes organisant le dialogue social est nécessitée par le nouveau paysage syndical issu de la troisième édition des élections professionnelles nationales. «Elle a consisté en la fusion des attributions du Conseil national du travail, de la Commission nationale paritaire des conventions collectives et des salaires avec celles de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement/centrales et confédérations syndicales ».
Selon le porte-parole du gouvernement, la fusion des attributions de ces organes présente bien des avantages pour le monde des travailleurs. Elle permettra de faire bénéficier à la nouvelle commission de négociations collectives, la présence effective des ministres au cours des débats concernant les problèmes des secteurs privé, parapublic et public, mais aussi à l’ensemble des acteurs du dialogue social (privé, public et syndicats), d’avoir une vue d’ensemble des problèmes qui se posent dans chacun des secteurs, surtout que les préoccupations sont assez souvent communes ou liées. Autre avantage, responsabiliser toutes les parties et bénéficier de l’expertise des uns pour mieux appréhender les solutions pour les autres et renforcer la dynamique de collaboration entre le privé et le public pour la prévention des crises et la résolution des conflits.

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