Rencontre entre le médiateur de la République et des personnalités: Une feuille de route adoptée pour le dégel de la crise sociale

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le médiateur de la République

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a échangé, ce mardi 27 mars, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses au sujet de la situation sociale qui prévaut au sein de l’Administration publique. Cette première rencontre a abouti à l’adoption d’une feuille de route devant conduire au dégel de la crise entre le gouvernement et les syndicats.

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Le médiateur de la République s’engage dans la résolution de la crise sociale qui secoue l’Administration publique depuis deux mois avec des grèves perlées. Joseph Gnonlonfoun a échangé à cet effet, ce mardi 27 mars, au siège de l’institution à Porto-Novo, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses en vue d’explorer les voies et moyens pour une médiation réussie dans cette crise impliquant surtout le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales.
La séance a connu la participation notamment des anciens ministres Séïdou Mama Sika, Sylvain Adékpédjou Akindès et Emile Louis Paraïso, de l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Bani Bio Bigou, des acteurs de la Société civile tels que Gustave Assah, Blanche Sonon, Léontine Idohou et des représentants de l’Union islamique du Bénin et des églises catholique, protestante méthodiste et du christianisme-céleste. Le Conseil national des rois du Bénin était aussi représenté à cette réunion qui a duré deux heures environ.
Léon Bani Bio Bigou, à l’issue des échanges, trouve géniale cette initiative du médiateur de la République, en invitant un certain nombre de personnalités pour se pencher sur la situation sociale qui prévaut au Bénin. Selon lui, cette première rencontre aura permis aux participants d’écouter les préoccupations du médiateur de la République et d’adopter une procédure devant garantir la réussite de la médiation. Cette procédure consistera à rencontrer les deux parties ; d’abord les centrales et confédérations syndicales pour écouter leurs problèmes et ensuite le gouvernement. La proposition de solution du groupe sera connue après ces deux rencontres, insiste Léon Bani Bio Bigou. « C’est notre pays à nous tous. Personne ne va le construire à notre place. Nous devons faire tout le nécessaire pour qu’il y ait sortie de crise », promet-il.

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Optimisme

L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit optimisme par rapport à la suite de la médiation. Tout comme le représentant de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, le révérend-pasteur Amos Agbindo-Bankolé. « Quand ça pète, personne ne peut aller dans les mosquées ni dans les églises. Il faut qu’ensemble nous puissions chanter le même cantique et voir comment nous pouvons nous compléter dans nos diversités pour le dégel de la crise », souligne-t-il. Selon lui, la réflexion va se poursuivre conformément à la feuille de route retenue. Deux rencontres sont prévues pour demain, jeudi 29 mars : l’une à 10 h et l’autre à 12 heures. Elles permettront certainement au groupe d’écouter chacune des deux parties et de proposer un terrain d’entente pour une sortie de crise. « Notre action va porter. Comme nous sommes dans une semaine sainte il faut prier et confier la nation au Seigneur qui a le dernier mot sur notre existence», espère, tout confiant, le pasteur Amos Agbindo-Bankolé.
Pour le médiateur de la République, l’initiative de cette rencontre n’est pas la première action de son institution depuis le début de la crise sociale. Joseph Gnonlonfoun dit être intervenu à plusieurs reprises mais en ‘’sous-marin’’. Il a écrit à ceux qui doivent avoir des courriers et des correspondances et saisi ceux qui méritent d’être saisis dans le but d’apaiser la tension sociale. « Ce n’est pas aujourd’hui que le médiateur de la République intervient dans la crise. Il y a un temps pour chaque chose dans la vie et il n’est jamais trop tard de faire ce qu’on doit faire. Le temps est venu de faire ce que nous faisons », conclut Joseph Gnonlonfoun?