Rentrée parlementaire: Houngbédji évoque les défis de la session budgétaire 2018

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Rentrée parlementaire: Houngbédji évoque les défis de la session budgétaire 2018


Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a lancé ce jeudi 25 octobre, les travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Ces travaux sont essentiellement consacrés à l’examen et au vote du projet de loi de finance de l’Etat gestion 2019.

C’est reparti depuis ce jeudi 25 octobre pour trois mois d’activités à l’Assemblée nationale, pour le compte de la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Les députés ont renoué avec l’hémicycle après trois mois de vacances ponctués de quatre sessions extraordinaires. La rentrée parlementaire qui a démarré hier inaugure la dernière session budgétaire de la septième législature. L’ouverture de cette session a été effective grâce à la présence de 54 députés dépassant largement le quorum de la moitié plus un c’est-à-dire l’effectif de 42 parlementaires exigé par la Constitution. Comme son nom l’indique, cette session sera essentiellement consacrée à l’examen et au vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Le document est déjà affecté à la Commission parlementaire budgétaire pour étude. En plus du débat budgétaire, les députés ont inscrit à l’ordre du jour plusieurs autres lois notamment le projet de loi fixant régime des armes et munitions en République du Bénin ; le projet de loi relatif au code de nationalité béninoise ; le projet de loi portant statut du barreau de la République du Bénin ; les dossiers de poursuites judiciaires à l’encontre de certains anciens ministres, transmis par la chambre d’instruction de la Haute cour de justice ; le projet de loi portant loi organique sur le Conseil économique et social ; le projet de loi portant statut des magistrats de la Cour suprême ; le projet de loi portant autorisation de ratification et/ou d’adhésion aux conventions, accords et protocoles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Et à ces dossiers, le président de l’Assemblée nationale ajoute plusieurs autres dont le projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention des Nations unies sur l’utilisation des communications électroniques dans les contrats internationaux, adoptée à New York le 10 novembre 2005 ; le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique ; le projet de loi portant autorisation de la proposition de loi portant recours au système de vidéosurveillance en République du Bénin et la proposition de loi portant statut des chefferies traditionnelles en République du Bénin. « À la lumière des dossiers inscrits à son ordre du jour, la présente session ordinaire de l’Assemblée nationale ne sera pas de tout repos pour les députés et le personnel de l’administration parlementaire », fait savoir le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, après le rappel des défis de cette session budgétaire, est ensuite revenu sur le contexte politique national particulier dans lequel s’ouvrent les travaux. Il fait allusion à l’actualité liée aux réformes du système partisan consacrées par l’adoption de la Charte des partis politiques et le Code électoral.

Bon vent aux réformes politiques !

Les deux textes étaient devenus impérieux afin de permettre aux partis politiques de remplir leurs fonctions essentielles d’animation de la vie politique nationale dans les conditions primordiales de transparence, de redevabilité et d’inclusion, souligne le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji salue la concrétisation de cette réforme qui permettra de donner plus de sens à l’engagement politique des femmes et des jeunes et de mettre fin à la transhumance politique et de favoriser l’émergence de grands partis politiques plus performants et plus représentatifs. «Et c’était un objectif courageux dont je me sens honoré d’avoir réalisé avec vous le leadership », se réjouit le président de l’Assemblée nationale. Il s’en satisfait d’autant plus que l’aboutissement de ces deux lois a été le couronnement d’un long processus participatif et inclusif où les acteurs politiques, la Société civile et autres parties prenantes ont fait leurs observations. Lesquelles observations ont été, autant que faire se peut, prises en compte et débattues à l’hémicycle. « Même si nous continuons d’entendre des récriminations, nous pouvons aussi dire aujourd’hui que ces désaccords -du moins ce qu’il en reste- ne sont désormais que l’expression marginale de rigidité qu’il faut attribuer à la tendance naturelle des hommes à craindre le changement, fût-il positif », analyse le président de l’Assemblée nationale. A en croire Me Adrien Houngbédji, les améliorations apportées au système partisan du Bénin sont d’autant plus importantes que l’enjeu était capital. Cet enjeu, indique-t-il, est le grand risque de disparition progressive que court la classe politique. «Aujourd’hui, si nous pouvons nous féliciter d’avoir créé les fondements juridiques de cette réforme, il est évident que le pari n’est qu’à moitié gagné, et le risque à moitié évité », note le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien
Houngbédji se réjouit, à cet effet, des discussions en cours entre les différentes formations et personnalités politiques, relatives à l’application de cette réforme. Selon lui, il reste à faciliter et à encourager l’application des réformes pour permettre la concrétisation de l’ambition. Ce qui passe par l’adoption d’une loi sur le financement des partis politiques par l’État, sur la base des critères objectifs de représentativité et de couverture géographique ; la relecture du statut de l’Opposition dans le sens d’une prise en charge des intérêts et des droits de celle-ci, précise le président de l’Assemblée nationale?

Plus de 240 milliards F Cfa au gouvernement en six mois

L’Assemblée nationale a eu à procéder, au cours des six derniers mois, à la ratification d’accords de crédit s’élevant à un peu plus de 240 milliards de francs Cfa. Ce point financier a été fait par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lors de l’ouverture de la seconde session ordinaire au titre de l’année 2018. Ces autorisations de ratifications de financement ont permis au Parlement de mettre à la disposition du gouvernement des fonds importants pour ses divers programmes de développement. Le président de l’Assemblée nationale ne s’est pas seulement arrêté à ce bilan financier. Il a également fait le point des lois ordinaires adoptées au cours de la période, allant de l’ouverture de la première session ordinaire en avril dernier jusqu’à la clôture des travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2018 le lundi 22 octobre dernier. Il a également fait un bilan des lois adoptées. Au total, selon Adrien Houngbédji, dix-sept lois ordinaires ont été favorablement examinées. Il cite, entre autres, la Charte des partis politiques ; le Code électoral ; la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ; la loi portant lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; la loi sur le changement climatique ; le code pastoral ; la loi encadrant l’exercice du droit de grève ; le statut des magistrats et celui de la Fonction publique?

Th. C. N.