Réouverture des classes: Les dispositions pour contenir le coronavirus examinées dans le Mono

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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La reprise des activités académiques, ce lundi 11 mai dans le Mono, a fait l’objet d’une préparation minutieuse tenant compte du contexte de la pandémie du coronavirus. Komlan Zinsou, préfet du département, et les responsables au niveau départemental des sous-secteurs de l’Education ont examiné, vendredi 8 mai 2020 à la préfecture de Lokossa,
et en présence du directeur départemental de la Santé, les dispositions pour éviter la contamination au coronavirus.

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Secteur par secteur, les mesures prises pour éviter la contamination au Covid-19 dans les établissements scolaires ont été passées en revue, vendredi dernier, à la préfecture de Lokossa. Au cours de cette séance présidée par le préfet Komlan Zinsou et ses chargés de mission, en prélude à la réouverture des écoles ce lundi, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire a exposé ce que son staff a retenu de faire conformément aux instructions spécifiques de son ministère et les recommandations générales du gouvernement. Lambert Bossou laisse entendre que sur le volet sanitaire des préparatifs de la reprise, il est retenu à son niveau de subdiviser les effectifs en des groupes d’au plus 20 apprenants en vue de respecter la règle de distanciation sociale dans les salles de classe. Les écoliers du Cm2 (cours moyen deuxième année) étant les seuls à reprendre les activités, ce lundi. Le Ddemp Mono, Lambert Bossou, ajoute que le déploiement des dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon, qui est déjà une réalité dans les écoles avant la suspension des activités, sera renforcé. Saluant la mise à disposition des affiches de sensibilisation à l’intention des apprenants ainsi que le dépistage du personnel enseignant en cours, il estime que ces précautions contribueront largement à contenir la propagation du coronavirus en milieu scolaire. Sur le port obligatoire de masque facial annoncé pour le compte des écoles, il n’avait pas pu rassurer de la disponibilité, au niveau de ses services, desdits masques.
« Et je ne peux non plus confirmer que chacun des écoliers disposerait suffisamment de bavettes », regrette-t-il pour finir.
Prenant le relai, Mathieu Ayessi à la tête de la direction départementale de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, rappelle l’effectif pléthorique qui caractérise ce sous-secteur de l’Education où, dit-il, tous les groupes pédagogiques reprennent les activités ce lundi. Arguant de ce facteur, il fait valoir ses difficultés à honorer la règle de distanciation sociale. « Faire respecter la distance d’au moins un mètre entre les apprenants dans notre contexte est une équation sur laquelle se penchent mes collaborateurs et moi sans succès », souligne Mathieu Ayessi. Soulignant que cette problématique serait plus préoccupante au niveau de certains lycées du département du fait de leurs infrastructures qui facilitent la promiscuité, son exposé ne laisse pas indifférent le préfet. En revanche, note-t-il, son équipe est engagée pour imposer le port de masque et le lavage des mains. « 90 % des établissements scolaires sont déjà dotés, selon lui, des dispositifs de lavage de mains ».
A l’en croire, le lavage des mains au savon et à l’eau est imposé, tout comme dans le primaire, à l’arrivée dans l’établissement, puis en début de la récréation ainsi qu’à la fin et au départ pour la maison.
Dans le supérieur, précisément sur le campus universitaire de Lokossa qui regroupe deux entités, les mêmes mesures seront en vogue. L’Institut universitaire de technologie (Iut) devenu l’Institut national supérieur de technologie industrielle (Insit) et l’Ecole nationale supérieure de l’enseignement (Enset) cohabitent sur le campus de Lokossa. Alain Adomou, directeur de l’Insit, fait savoir qu’entre autres, les dispositions sont prises pour que nul n’entre sur le campus s’il n’a son masque accroché aux oreilles. Outre cette mesure et l’obligation de laver les mains, l’enseignant chercheur à la tête de l’Insit dévoile la mise en place d’une plateforme interactive visant la mise en ligne des cours. Le seul souci à leur niveau est la gestion des travaux dirigés dont la phase la plus importante nécessiterait la présence des étudiants.

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Des cas asymptomatiques

Examiner ensemble les conditions de mise en application des mesures barrières au coronavirus, en milieu scolaire, et lever les obstacles étant l’objectif de cette séance, le directeur départemental de la Santé et les chargés de mission du préfet ont apporté leurs contributions intellectuelles. Etienne Hounkonnou, le Dds, a rassuré, pour sa part, que les personnels enseignants de tous les ordres d’enseignement sont concernés par le dépistage. Ceux résidant à Lokossa, par exemple, sont pris en charge à l’hôtel de ville. Sur les cas avérés positifs au dépistage, et qui, selon lui, sont pour la plupart asymptomatiques, il a tenu à rassurer de la capacité du système sanitaire à les prendre en charge convenablement. Du reste, le préfet a promis de porter à l’attention du gouvernement, les quelques difficultés susceptibles de perturber la mise en œuvre des mesures barrières. Toutefois, il n’a pas manqué d’exhorter les différents ordres d’enseignement à ne pas baisser les bras. « La réouverture des écoles suscite une grande joie. Mais le mal n’étant pas conjuré, poursuit-il, nous devons travailler à une reprise des cours sereine et sécurisée sur le plan sanitaire ».

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