Répression de l’infraction en matière de sorcellerie : Des sénateurs haïtiens à l’école de la Cour suprême

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le président de la Cour suprême a reçu en audience, ce lundi 18 septembre, une délégation de sénateurs haïtiens conduite par Me Jean-Marie Junior Salomon, vice-président du sénat d’Haïti. Elle est allée s’entretenir avec Ousmane Batoko, sur le phénomène de la sorcellerie qui serait trop poussé en Haïti et fait des dégâts mais qui, malheureusement, est difficile à cerner.

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La délégation est donc au Bénin dans le cadre d’un travail de recherche scientifique, anthropologique, sociologique et juridique pour s’inspirer de l’expérience béninoise en matière de lutte et de répression au plan pénal contre ce fléau.
« La zombification nous préoccupe beaucoup en Haïti. Elle nous cause trop de problèmes et, malheureusement, on n’arrive pas à l’appréhender parce que c’est un phénomène abstrait », se désole Jean-Marie Junior Salomon. Or, pour qu’il y ait infraction à la loi pénale, poursuit-il, il faut la réunion de trois éléments à savoir l’élément légal, l’élément, matériel et l’élément intentionnel ou moral. Ce qui est difficile à établir en matière de pratique de sorcellerie. Ainsi, au regard des relations séculaires et de fraternité entre Haïti et le Bénin, terre du vodoun, la délégation a jugé utile de venir à la source pour puiser dans l’expérience béninoise. Elle a rencontré, ce lundi 18 septembre, le président Ousmane Batoko qui l’a renseignée en cette matière à l’aune du droit pénal, de la procédure pénale et des pratiques devant les cours et tribunaux du Bénin.
Avant la Cour suprême, la délégation haïtienne a visité l’Assemblée nationale pour le même exercice de recherche sur la sorcellerie. Plusieurs autres acteurs des religions endogènes tels que les rois, les têtes couronnées, notamment de Ouidah et d’Allada, ont été aussi consultés, renseigne le vice-président du Parlement haïtien. Jean-Marie Junior Salomon se réjouit de repartir du Bénin avec une bonne moisson d’informations sur la pratique de sorcellerie pouvant permettre au Sénat de doter le pays d’une loi subséquente.

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Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau