Respect du calendrier scolaire: Des écoliers toujours en situation de classe

Par zounars,

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Au Bénin, le mois de juin est souvent considéré comme celui destiné à l’organisation des examens de fin d’année dans les établissements scolaires. Si, après les examens du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et du baccalauréat (Bac) au niveau des lycées et collèges, les apprenants se réjouissent du début des vacances, les activités pédagogiques se poursuivent à la maternelle et dans les autres classes du cours primaire pour les écoliers qui n’étaient pas candidats au Certificat d’études primaires (Cep). Cette situation témoigne de la volonté des acteurs de l’enseignement maternel et primaire de respecter le calendrier scolaire conformément à la décision de leur ministre de tutelle.

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Bien qu’ayant pris fin, il y a une quinzaine de jours, l’examen du Cep n’a pas suffi pour accorder un peu plus tôt les vacances aux écoliers des classes intermédiaires du cours primaire. Ils continuent d’aller en classe et d’être occupés.
Pour nombreux de leurs enseignants, c’est pour respecter la décision du ministre de l’Enseignement maternel et primaire qui demande que les activités pédagogiques se déroulent jusqu’au 29 juillet prochain dans les écoles. C’est ce qu’a aussi expliqué Désiré Djossou, enseignant en charge de la classe de CE2 à l’Ecole primaire publique de Cadjèhoun, groupe A. Selon lui, «un calendrier scolaire a été établi. Il est assorti d’emploi du temps que les établissements sont obligés de suivre jusqu’au 29 juillet ». Nous sommes tenus de le respecter, a-t-il poursuivi. Néanmoins, tout juste après le Cep, fait-il constater, certains écoliers des classes intermédiaires ont commencé par s’absenter tout comme leurs aînés du Cm2 qu’ils avaient l’habitude de suivre pour venir à l’école. Des 37 écoliers qui font l’effectif de sa classe, quelques-uns se croient déjà en vacances. «Leurs parents ont peut-être cru que nous sommes déjà en vacances. Ce qui en réalité, n’est pas encore le cas. C’est donc le moment de les exhorter à faire retourner leurs enfants en classe », a-t-il confié. Pour lui, ce n’est qu’après les examens, que les travaux de fin d’année en faveur des classes intermédiaires se déroulent, sans quoi, les écoliers n’auront pas leurs derniers résultats. « Dans les écoles publiques, nous ne sommes jamais allés en vacances avant le Cep. Avec les débrayages observés, c’est après cet examen que nous organisons même les dernières évaluations », a insisté Désiré Djossou.

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Toute autre réalité

Dans certains établissements publics, les écoliers continuent de recevoir les leçons, alors que la réalité au niveau des écoles privées est toutefois autre. Au complexe scolaire La Méthode, des écoliers sont présents mais pas pour être en situation de classe. « Nous continuons de venir à l’école juste pour les activités culturelles », a indiqué la directrice de l’établissement, Salimatou Ilougbadé. Cependant, elle note que le débrayage dans le système éducatif béninois, a amené les responsables à réaménager le calendrier scolaire.
A propos de la décision du ministre de poursuivre les activités après le Cep, Salimatou Ilougbadé a déclaré qu’elle ne saurait être exécutée dans les écoles privées.
Par ailleurs, il y a des écoles qui, parce qu’elles constituent en même temps des centres d’examen et de correction, obligent les enfants à rester à la maison. Des fois, ce sont leurs enseignants qui sont retenus pour les travaux de surveillance, de correction et de secrétariat.
Il urge donc que le gouvernement revoie le calendrier scolaire qui prendra en compte les différents ordres de l’enseignement.
Salimatou Ilougbadé trouve quant à elle que l’écart entre les dates de composition et celles des vacances est trop grand, ce qui fatigue aussi les parents des enfants. Elle propose que les examens aient lieu un peu plus tôt afin que tout le monde commence les vacances au même moment.?

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Par Arias ADIKPONSI, Tovigbé TOUKO &
Floride AGAMMA (stagiaires)