Resserrement de la carte scolaire et nouveaux critères de recrutement des apprenants: L’ordonnance de la Rupture pour sauver l’école béninoise

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Après moult conjectures, les usagers de l’école béninoise sont désormais fixés non seulement sur la date de l’effectivité de la rentrée, mais également sur les mesures envisagées pour une ambiance apaisée, facteur d’un meilleur rendement, au cours de l’année académique 2016-2017. Lesdites mesures ont fait l’objet de deux communications, mercredi 21 septembre à la préfecture de Lokossa, au cours des assises de la Conférence administrative des départements du Mono et du Couffo.

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Des sujets prévus, mercredi 21 septembre, pour le compte de la Conférence administrative du Mono et du Couffo pour le mois en cours, la prochaine rentrée scolaire et académique aura dominé les débats. C’est d’abord le directeur en charge des secteurs des Enseignements maternel et primaire pour la région (Mono et Couffo), Patrice Kohoundé, qui a tenu en haleine l’assise en levant un coin de voile sur les mesures prises au plan national pour sauver l’école béninoise. Desdites mesures, il ressort que la rentrée des classes sera effective, le lundi 3 octobre prochain. Et qu’il est entendu que les apprenants de tous les ordres d’enseignement tant du public que du secteur privé devront recevoir les toutes premières leçons dans leurs cahiers. Pour que cet objectif ne se réduise à une vue de l’esprit, l’accent est mis sur l’obligation d’observer la période de la pré-rentrée. Cette période, allant du lundi 26 septembre au vendredi 30 septembre 2016, indique le directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire (Ddemp), est celle au cours de laquelle devront s’achever, entre autres activités, les recrutements d’apprenants, l’aménagement des établissements et l’assemblée générale des parents d’élèves ,puis la cérémonie de lancement public de la rentrée.

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L’année 2016-2017 démarrera donc sur des chapeaux de roue, les mutations des enseignants étant déjà une réalité et certains directeurs d’écoles déchargés pour être convertis en collaborateurs dans d’autres établissements. C’est le cas, précise le Ddemp, de ceux qui avaient assumé la charge des écoles ayant obtenu 00% de réussite au dernier examen du Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2016. Concernant le resserrement de la carte scolaire, aucune école n’est supprimée, retient-on. Toutefois des groupes pédagogiques sont fusionnés dans certains établissements. Ce qui, selon Patrice Kohoundé, a permis de dégager au plan national plus de 3 000 enseignants supplémentaires. A sa suite son homologue en charge de l’Enseignement secondaire alerte, quant à lui, d’une pénurie de plus de 4 000 enseignants à combler au niveau des départements du Mono et du Couffo. Un besoin qui se trouve bien au-delà de l’effectif du personnel administratif désormais retourné à la craie. Mais le gouvernement, informe les deux communicateurs, en est bien conscient et a prévu de nouveaux recrutements d’enseignants après la rentrée.

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Paiement des primes

Concernant la motivation du personnel déjà en place, il est annoncé le paiement des primes de rentrée au sortir de la journée de réflexion prévue pour le jeudi 29 septembre prochain. Les deux directeurs assurent également que des décrets de jouissance des avantages liés au statut particulier des enseignants est en train d’être pris. Toutes choses concédées en contrepartie d’une année académique apaisée au Bénin, révèlent-ils.
Au plan local, au sujet de la réfection des salles de classe décoiffées, le Ddemp dit avoir entrepris des démarches (qu’il entend intensifier) en direction des mairies afin que celles-ci engagent les travaux utiles à cet effet. Cette compétence étant désormais dévolue, à la faveur du processus de la décentralisation, aux communes. Et pour obtenir davantage leur implication dans la gestion du système scolaire, le Ddemp envisage de les sensibiliser une fois encore sur leur participation à l’occasion des assises du Conseil départemental prévues pour se tenir mercredi 5 octobre prochain.
A l’endroit de la Conférence administrative, Patrice Kohoundé a souhaité également rendre compte périodiquement de l’état du système éducatif de la région au sein de la Conférence administrative départementale dès la prochaine rentrée des classes.
Du reste, il faut retenir que pour le compte de la prochaine rentrée, l’accès aux collèges et lycées est dorénavant subordonné non seulement au Cep mais également à la moyenne d’admission en classe de 6e. Cette mesure vise, selon quelques explications, une gestion rationnelle des flux au niveau des établissements publics. Dans le même sens, il est interdit de recruter dans une autre école, les apprenants exclus pour insuffisance de résultats?