Restauration des sols dans le Nord-Bénin: 22 communes retenues pour en bénéficier

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Photo de famille

Le ministre de l’Agriculture a lancé, vendredi 21 mai dernier à Cotonou, la deuxième phase du Projet d’appui à la transition agroécologique dans les zones cotonnières (Tazco 2). Les résultats capitalisés à l’issue de la phase pilote seront disséminés dans 22 communes en vue de restaurer la fertilité des sols pour accroître les rendements et les revenus des exploitations agricoles.

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Un bol d’air pour la terre nourricière en péril dans les zones cotonnières du Nord-Bénin ! Après la phase pilote exécutée sur plus de 1500 parcelles dans 10 villages entre 2017 et 2020, le Projet d’appui à la transition agroécologique dans les zones cotonnières (Tazco) s’étendra à 22 communes.
La zone d’intervention regroupe quelque 180 000 agriculteurs qui concentrent environ 90 % de la production de coton ainsi qu’une part importante de la production de cultures vivrières. Il s’agit de 17 communes à fort potentiel de production : Banikoara, Bembèrèkè, Dassa-Zoumè, Djidja, Djougou, Gogounou, Kandi, Kalalé, Kérou, Kouandé, Malanville, N’dali, Nikki, Péhunco, Savalou, Ségbana et Sinendé et de cinq communes d’extension de la zone cotonnière : Matéri, Cobly, Kétou, Aplahoué et Ouèssè.
Cette deuxième phase du projet couvre la période 2021-2024. Elle a été officiellement lancée, vendredi 21 mai dernier à Cotonou, à la faveur d’un atelier qui a réuni les différents acteurs autour des acquis de la première phase, de la méthodologie d’intervention et des nouvelles ambitions du projet.
Avec une subvention de l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de 6,5 milliards F Cfa, il a pour ambition d’améliorer la fertilité des sols et de préserver les ressources naturelles dont dépendent les exploitations agricoles, tout en améliorant les rendements. Il est question d’accompagner les agriculteurs du Nord-Bénin à adopter des pratiques plus durables de culture pour contribuer à l’augmentation de leurs revenus à long terme, précise Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).
En fait, les itinéraires techniques appliqués dans la culture du coton, premier produit d’exportation du Bénin, impactent l’ensemble du système de culture et ses performances. Le projet permettra d’améliorer les conditions de travail des exploitants et de renforcer la résilience des exploitations face au changement climatique, à travers des techniques agricoles respectueuses de l’environnement, espère Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l’Afd-Bénin.
Le ministre Dossouhoui insiste sur l’engagement de toutes les parties prenantes et l’efficience dans l’action en vue de l’atteinte des objectifs fixés. « Je ne vous veux pas agents parleurs en train de faire du tourisme agricole dans les communes», lance-t-il. Pour lui, il faudra cibler les technologies les plus avantageuses avec une méthode de transmission de l’information qui montre les avantages comparatifs, images à l’appui, sur leur adoption.
« Que les procédures de passation de marché et autres lourdeurs administratives ne nous retardent pas ! », ajoute-t-il.

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Trois composantes

Tazco 2 s’efforcera de diffuser à grande échelle les techniques agroécologiques au niveau des parcelles et des exploitations et de promouvoir des mécanismes de gestion collective de la biomasse, promet Orou Dèkè Gonroudobou, responsable de la Cellule d’appui et de suivi, coordonnateur du projet. Ce sera, détaille-t-il, à travers trois composantes. La première relative à la promotion des pratiques agroécologiques, sera mise en œuvre sous l’égide de l’Agence territoriale de développement agricole du Pôle 2 (Atda 2). La deuxième concerne la recherche pour la consolidation des référentiels techniques agroécologiques, avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) comme bras opérationnel. Enfin, la troisième composante porte sur l’appui institutionnel pour la transition agroécologique et la coordination du projet, sous la houlette du Maep.
Au nombre des résultats obtenus, Tazco 1 a permis la mise en terre de plus de
170 000 plants sur 10 terroirs tests, l’élaboration de plusieurs fiches de technologies agroécologiques, de mécanisation durable, de plantes améliorantes ainsi que des guides méthodologiques sur la transition agroécologique, indique Léon H. Akpatcho, responsable chargé de suivi et évaluation du projet. A cela s’ajoutent un diagnostic agropastoral effectué dans 15 villages et une dizaine de missions d’appuis multidisciplinaires du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) pour la mise en œuvre de la transition écologique à laquelle sont formés 750 exploitants.

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