Revalorisation des salaires: L’heure de vérité

Par Joel TOKPONOU,

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Particulière audience au palais de la Marina ce mardi 6 décembre. Patrice Talon recevra les responsables des centrales et confédérations syndicales et du patronat pour leur dévoiler les grandes lignes des décisions prises par son gouvernement au sujet de la revalorisation tant attendue des salaires. C’est une annonce espérée par les travailleurs de l’administration publique et du secteur privé.
Selon le Conseil des ministres du mercredi dernier qui annonçait la date de la rencontre entre les trois parties, il ressort de la présentation faite aux membres du gouvernement que les options sont retenues. Mais les contraintes d’agenda n’ayant pas permis de rencontrer les partenaires sociaux plus tôt conformément à son engagement, le chef du gouvernement a retenu d’organiser une rencontre avec ceux-ci et le patronat du secteur privé, mardi 6 décembre. « A l’occasion, les conclusions des travaux leur seront présentées en vue de recueillir leurs commentaires et avis », a précisé le Conseil des ministres. Mais déjà, il est confirmé que cette revalorisation des salaires sera réalisée à deux niveaux. Dans un premier temps, ce sera au niveau du point indiciaire. Puis, les salaires seront classés par catégories pour que de manière décroissante des pourcentages de revalorisation soient affectés à chaque palier. Dans les faits, les salaires les plus petits connaîtront une augmentation plus forte. Une manière d’améliorer le pouvoir d’achat des gagne-petit au détriment des gros salaires qui conaîtront une augmentation d’une moindre importance.
Ainsi, les agents ayant moins de 100 000 F comme salaire seront avantagés. Leurs rémunérations devront être affectées d’un plus fort taux d’augmentation. Suivront ensuite les catégories de 100 à 200 000 F, puis de 200 à 500 000 F et enfin les gros salaires de plus de 500 000 F.
En ce qui concerne le Salaire minimum interprofessionnel garanti, il est fixé par le patronat et les travailleurs en bonne intelligence. C’était en avril dernier. Et selon les conclusions, le Smig devrait passer de 40 000 F à 52 000 F, soit une hausse de 30 %. Mais à cela, s’ajoutera l’assurance maladie dont la souscription est obligatoire dès le 1er janvier prochain moyennant 3 000 F Cfa?

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