Révision de la Constitution et accélération du temps juridique: Le Grap présente les enjeux au monde universitaire

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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La révision de la Constitution intervenue, le 31 octobre, est d’un apport indéniable pour le développement économique, social et politique du Bénin, à travers certaines de ses nouvelles dispositions. C’est l’un des points exposés par le Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap) aux participants à la la séance de sensibilisation organisée, samedi 9 novembre dernier à la salle de conférence de la Chaire Unesco des droits de l’homme et de la démocratie, à l’Université d’Abomey-Calavi. L’objectif est de faire avancer le débat et de mettre fin aux supputations et commentaires opportunistes sur la révision de la Constitution.

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« La révision de la Constitution : l’accélération du temps juridique ». C’est sur ce thème que le Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap) a entretenu les étudiants, les auditeurs en droit et les personnalités politiques à la faveur d’une conférence publique organisée, samedi 9 novembre dernier à la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie à l’Université d’Abomey-Calavi.
L’objectif, selon le président du Grap, le professeur Roch Gnahoui David, est de briefer les étudiants, de mettre tout le monde d’accord sur le contenu de la Constitution et d’apporter une touche particulière à sa vulgarisation pour avancer dans sa mise en application. Le professeur Roch Gnahoui David retient que la Constitution vient consacrer une certaine évolution dans les réformes. « Il y a eu successivement des réformes qui ont conduit à ce point d’orgue qui est la révision de la Constitution. C’est pourquoi nous avions considéré qu’il y a une accélération qui permet de dire qu’on ne peut pas se permettre de laisser les choses en l’état alors qu’il y a des contingences économiques, des circonstances politiques, des situations sociales qui ne permettent pas à un pouvoir politique de rester les bras croisés. S’appuyer sur la règle de droit, sur une Constitution, c’est la meilleure manière davancer, d’impulser davantage le développement d’une nation », a-t-il clarifié. L’enseignant d’université retient également qu’il y a eu des avancées énormes dans la Constitution. Entre autres, la représentativité des femmes, la question de la chefferie traditionnelle, le tandem président de la République et vice-président, l’abolition de la peine de mort, le couplage des élections, l’année électorale, la fixité des élections… « Le Bénin fera beaucoup d’économies par rapport aux élections générales. Nous allons continuer le travail pour expliquer que la révision n’induit pas une nouvelle République, une nouvelle Constitution et que c’est le Bénin qui gagne », a informé Roch Gnahoui David.
Cyrielle Ahouandogbo-Perrot, juriste, membre du Bureau d’analyse et d’investigation (Bai) de la présidence, a pour sa part expliqué que la révision de la Constitution est la preuve de l’engagement et de la détermination du chef de l’Etat à donner une suite aux doléances exprimées par les formations politiques sur les élections législatives d’avril dernier. «Après les élections législatives, certaines formations politiques ont exprimé des doléances qui ont été entendues par le chef de l’Etat. Le gouvernement a acté les recommandations consensuelles du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre, cela a été à l’origine de la révision de la Constitution », a-t-elle expliqué. « Notre Constitution de 1990 demeure. C’est un engagement fort du chef de l’Etat qu’il ne soit pas touché aux fondamentaux de la Constitution. La révision qui a été faite nous permet de rentrer dans la modernité, de répondre aux défis du développement et de ne pas consacrer un clan, un homme à la tête de l’Etat. Toute autre interprétation opportuniste de la Constitution ne peut plus avoir lieu », soutient-elle. Rappelons que les participants ont eu droit à plusieurs communications relatives aux dispositions modifiées et celles nouvelles ainsi que la portée de la révision avec la participation constante de Urbain Amègbédji, Séraphin Gbahoungbaa, Maximin Alapini…

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