Riposte contre le coronavirus: Cotonou passe au masque obligatoire dans la discipline

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Port de masque obligatoire dans la ville de Cotonou et dans onze autres communes cernées par un cordon sanitaire en raison de la menace de propagation du coronavirus. Cette mesure entrée en vigueur depuis mercredi 8 avril est largement respectée, même si quelques réfractaires sont enregistrés.

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« Depuis que le gouvernement a commencé par sensibiliser aux mesures barrières, je sors avec mon masque. Tout le monde ne le porte pas encore chez moi en famille, mais c’est devenu une obligation depuis ce mercredi et tout le monde va se plier ». Benoît Avonon, enseignant à la retraite fait partie de ceux qu’on pourrait appeler les citoyens en règle dans la ville de Cotonou. Avec son masque en pagne, il faisait librement ses courses au quartier Kouhounou, mercredi dernier. Comme lui, Israël Agboton, maçon de profession, a acheté son masque depuis plus d’une semaine. Ce mercredi au carrefour Agontinkon, il en prend deux autres pour ses deux apprentis. « Nous devons tous nous mettre en règle », estime de son côté Agathe M., revendeuse de masque devant l’église Saint Michel. Comme elle, des dizaines d’enfants, de femmes et de jeunes font ce nouveau commerce. Tous achètent des masques et les revendent. Une activité qui marche plutôt bien depuis la décision du port de masque obligatoire.
Ainsi, la plupart des habitants de Cotonou étaient « masqués» en circulation, au bureau, sur les chantiers et autres lieux de commerce. « Je porte le masque de fabrication artisanale parce que je n’en ai pas trouvé en pharmacie. J’en ai sillonné trois sans en trouver. Je me suis donc rabattu sur cette solution qui me semble encore plus fiable », explique Benoît Avonon. Comme lui, la plupart des habitants de la ville ont opté pour les masques en fonction de leurs moyens. Reste à solutionner le problème de pénurie car dans bien des officines, le précieux outil-barrière contre le coronavirus n’est pas toujours disponible. « Dans les pharmacies, quand tu vas payer, tu n’en trouves pas. J’ai fait le tour d’au moins quatre officines et je n’en ai pas trouvé. Dans la rue, nous avons des masques fabriqués par des individus. Je peux m’en fabriquer moi-même et c’est ce que j’ai fait», soutient Isaac Agbohounto, conducteur de véhicule.

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La Police républicaine veille au grain

Les personnes qui ont pris la résolution de se soustraire à la mesure du port de masque obligatoire paient le prix fort de leur entêtement depuis mercredi dernier. La Police républicaine à qui incombe la mission de faire respecter cette décision prise par le gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus au sein du cordon sanitaire mis en place autour de douze communes n’a pas perdu du temps. Aux premières heures du mercredi 8 avril, ses éléments ont pris quartier au niveau de plusieurs carrefours pour s’assurer que les
Cotonois ont porté leurs masques. En majorité. Oui ! A moto, ou même au volant, les habitants de la cité économique se sont pour une large part pliés à l’exigence. Des masques de tous genres, de toutes les couleurs sont perceptibles sur les visages. Malgré cette discipline, quelques récalcitrants ont choisi de passer outre la règle. Conséquence, ils ont été interpellés par la police qui s’est employée à leur appliquer la loi. Des dizaines de motos ont été saisies, d’autres conducteurs verbalisés et même sanctionnés. Cette contravention leur vaudra de payer une amende. La journée du jeudi s’est ainsi voulue pas trop gaie pour ces réfractaires contraints de se plier aux exigences de la police.

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