Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire: « Les communautés ont repris confiance vis-à-vis de l’école publique »

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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«…Le projet de budget, exercice 2020 du ministère des Enseignements maternel et primaire s’élève à un montant de 118 milliards 931 millions 343 mille F Cfa contre environ 114 milliards F Cfa pour le compte de l’année 2019, soit une augmentation de 4,28 %. Ce budget nous permettra de poursuivre la politique du ministère en matière d’enseignement à la maternelle et au primaire.

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Ce budget, à travers son augmentation, nous permettra de faire face à la résorption amorcée du déficit d’enseignants à la maternelle comme au primaire. Au-delà de la résorption du déficit d’enseignants, ce budget permettra d’améliorer les conditions d’accès à l’école parce qu’en termes de transfert pour la construction et la réhabilitation des infrastructures scolaires, nous passons pour le Fadec investissement de trois milliards F Cfa pour le compte de 2019 à 3,6 milliards F Cfa en 2020 ; ce qui augmente sensiblement le nombre de salles de classe à construire et le nombre de salles de classe à réhabiliter. Cela ne prend pas non plus en compte ce que l’Agence de construction des infrastructures pour le système éducatif mettra à notre disposition. Ce budget nous permettra de prendre en compte le volet qualité de l’enseignement. Le budget nous permettra d’aller vers cet objectif.
Les préoccupations des députés se résument autour des questions de déficit d’enseignants, de déficit d’infrastructures scolaires notamment la question liée à la dernière fusion ; ce que nous mettons dans la réorganisation de l’Atlas scolaire. Alors, nous leur avons donné l’assurance que ces problèmes sont pris en compte dans le budget 2020. Avec l’augmentation de ce budget en ressources, s’agissant du personnel enseignant, nous pourrons déjà faire face aux charges liées au recrutement massif que le gouvernement vient de faire ; c’est-à-dire les 10.686 enseignants suppléants qui sont récemment déployés dans les écoles. C’est dire également que le plan de résorption de la pénurie va être mis en œuvre de façon progressive. Nous leur avons donné l’assurance que la question de fusion qui s’est posée est beaucoup plus liée à la réussite des mesures prises par le gouvernement.
Lorsque les cantines scolaires ont commencé par fonctionner normalement dans les écoles, lorsque les mesures prises permettent d’avoir désormais les enseignants à plein temps, c’est évident que les communautés ont repris confiance vis-à-vis de l’école publique. C’est ce qui a justifié les effectifs pléthoriques que les uns et les autres ont constaté en début d’année scolaire. Nous avons dit que pour le programme des cantines scolaires, nous voulons atteindre les 51 % de couverture à l’horizon 2021 et les 51 % ont déjà été atteints à l’orée de 2018. Nous maintenons le cap et nous allons vers une école/une cantine scolaire ; c’est-à-dire les 100 %. Nous allons consolider l’existant et nous allons travailler pour que l’extension puisse se réaliser de façon progressive. Par rapport au Programme national d’alimentation scolaire intégré, là où le gouvernement met directement des fonds gérés par le Programme alimentaire mondial (Pam), il n’y a pas d’inquiétudes. Le programme se porte à merveille… » n

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