Scolarisation des filles au second cycle du secondaire: L’extension de la gratuité est à réajuster

Par zounars,

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Scolarisation des filles au second cycle du secondaire: L’extension de la gratuité est à réajuster

Dans le relevé du Conseil des ministres du 21 novembre dernier, le gouvernement béninois a élargi la gratuité de la scolarisation des filles au second cycle du secondaire. Cette mesure a été appréciée des directeurs d’établissements et parents d’élèves qui souhaitent toutefois voir le gouvernement payer les subventions au début de l’année scolaire.

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« C’est une mesure salvatrice que le gouvernement vient de prendre pour faire reculer l’ignorance au niveau des filles », apprécie le directeur du Collège d’enseignement général (CEG) de Sainte Rita, Bernadin Tavi. Pour lui, une fille non scolarisée est une victime facile. D’où loue-t-il davantage la mesure sociale du gouvernement béninois. Cette décision du gouvernement est courageuse et loyale, confie à son tour le directeur du CEG Zogbo, Maurille Mondé.

«Je ne peux que remercier le gouvernement qui a à cœur l’éducation des filles», lance Yves Aïdasso, un parent d’élève. Pour lui, l’élargissement de cette gratuité est un soulagement pour les parents d’élèves. Il a ensuite souhaité que le président Boni Yayi généralise cette mesure au profit des garçons aussi. Anne Houessou, élève en classe de Seconde D au CEG Gbégamey se réjouit de cette décision. «C’est notre mère qui nous paie les frais de scolarité, je suis très contente de cette aide du président Boni Yayi», confie-t-elle, toute souriante. Elle souhaite aussi que le gouvernement élargisse cette mesure sociale afin de prendre en compte ses frères. Estelle Vigan, élève en classe de Première au CEG Houéyiho, très gaie, mesure aussi l’importance de cette décision du gouvernement béninois. Pour elle, grâce à cette gratuité, son père lui payera plus de livres au programme.
L’émotion est partagée par tous. Directeurs, élèves et parents d’élèves reconnaissent l’importance sociale de l’extension de la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale.

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L’inquiétude….

«Mais cette décision ne reste pas sans conséquences si on ne s’y prend pas à temps», prédit Maurille Mondé. Par rapport à la gratuité de la 6e en 3e, il a expliqué qu’ils ont eu d’énormes difficultés. Parce que, justifie-t-il, la subvention arrive en retard, c’est-à-dire vers la fin de l’année. Il a ensuite fait remarquer que les garçons n’atteignent plus 50% de l’effectif des élèves alors que pour le fonctionnement du collège, il dépasse les 50% des dépenses avant la fin d’année. «Si la subvention n’arrive pas à temps, certains collèges se feront couper l’électricité par la Sbee et l’eau par la Soneb parce qu’ils ne pourront plus payer les factures», avertit-il.
«Ce qui dérange les chefs d’établissement, c’est le retard qu’accuse le transfert des subventions. L’établissement fonctionne purement grâce aux contributions scolaires des élèves», confie Bernadin Tavi. Et d’ajouter qu’avec cette extension, le retard dans le transfert des subventions bloquerait les activités pédagogiques. Donc, propose-t-il, il serait bon de transférer les subventions aux établissements au plus tard fin décembre des années scolaires ¦