La Nation Bénin...
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Après le Certificat d’études primaires (CEP) cette semaine, les regards sont tournés désormais vers l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session de juin 2015. Au niveau de la direction des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, tout est prêt pour un bon déroulement des épreuves dès le lundi 8 juin prochain sur toute l’étendue du territoire national. Le candidat le moins âgé a 11 ans et le plus âgé, une femme, en a 54 ans.
Les candidats sont au total 174 840 dont 74 289 filles et 15 handicapés visuels et amblyopes à aller à l’assaut du diplôme du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour le compte de cette année 2015. Ce chiffre est légèrement en progression par rapport à celui de 2014 où les candidats étaient au nombre de 172 120. Le département de l’Atlantique-Littoral vient en tête cette année avec un effectif de 48 762 candidats. Les mêmes statistiques révèlent que le département de l’Atacora-Donga ne compte que 14 603 candidats.
Les épreuves démarrent sur l’ensemble du territoire national le lundi 8 juin prochain et prennent fin le mercredi 10 juin. Les 174 840 candidats sont répartis dans 248 centres de composition dont 8 nouveaux créés cette année, informe la directrice des Examens et Concours (DEC) au niveau du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Catherine Sarè Bio Mègninou. Selon elle, le candidat le plus âgé a 54 ans. Il s’agit d’une femme. Elle compose au Collège d’enseignement général de Davié à Porto-Novo. Le plus jeune des candidats est né le 20 novembre 2004, donc âgé de 11 ans. Il compose au centre SOS Hermann Gmeiner.
Catherine Sarè Bio Mègninou assure que sa direction est prête pour un déroulement sans anicroche des épreuves. Les matériels sensible et lourd sont déjà en place. Ils n’attendent que la veille du démarrage des épreuves, pour être déployés par les directeurs départementaux du ministère chargé de l’Enseignement secondaire vers les endroits déjà identifiés à cet effet. La DEC remercie le gouvernement et le ministre de tutelle qui, malgré les difficultés financières de l’Etat, ont fait de gros efforts en mettant les moyens nécessaires à disposition pour une bonne organisation du BEPC 2015. Catherine Sarè Bio Mègninou salue surtout le gouvernement pour avoir doté sa direction d’une imprimante braille. Ce qui lui a permis d’aller vite cette année dans le tirage des épreuves destinées aux handicapés visuels et amblyopes.
En bonne mère de famille, elle prodigue quelques conseils aux parents et aux candidats et les invite à faire un peu plus attention par ces temps de pluie. Il faut que les parents prévoient des imperméables aux enfants pour leur éviter le retard ou de tomber malades. Aussi, il faut que les parents s’assurent aussi que leurs enfants possèdent une pièce d’identité valable. Il peut s’agir de carte nationale ou scolaire. Seulement celle-ci ne doit pas être surchargée. Les candidats qui ont leur carte d’identité nationale en cours d’établissement et qui vont se munir d’un papier sans photo et sans cachet, seront purement et simplement expulsés de la salle de composition, avertit la DEC Catherine Sarè Bio Mègninou.
Quant aux candidats, elle leur conseille d’être sereins, assez concentrés et courageux. Car, les épreuves proposées sont abordables. Elles sont validées par leurs professeurs qui connaissent leur niveau. L’élève qui a un niveau moyen de la classe de 3e doit pouvoir tirer son épingle du jeu, rassure la DEC qui souhaite que les résultats de 2015 reflètent les efforts des uns et des autres.

Plusieurs personnalités étaient, hier lundi 1er juin, au cabinet du président de la République. Au nombre des questions économiques abordées, il a été annoncé la construction d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin.
Une usine d'engrais devra bientôt démarrer ses activités de production au Bénin. L’information a été portée au chef de l'Etat par une délégation de l'entreprise indienne ETG, promotrice du projet.
Selon Warapasad Pentatpati, porte-parole de la délégation, le bâtiment est déjà construit. La machinerie sera mise en place d'ici cinq mois et la production proprement dite démarrera dans six mois. L'usine, poursuit-il, aura une capacité de production de 1500 tonnes métriques au démarrage, exclusivement dédiées au Bénin. Mais elle augmentera progressivement sa capacité, en vue de répondre aux besoins de la sous-région. Dans ce cadre, il sera procédé à une étude appropriée du sol béninois par les ingénieurs de l'entreprise avant la mise en place des engrais, ainsi qu'une formation des producteurs à leurs techniques d'utilisation.
Le président de la République s'est également entretenu avec Stéphane Gompertz, ambassadeur français climat itinérant pour l’Afrique, l’Océan indien et le Moyen Orient. Il a été question de la conférence sur le climat (COP 15) qui se tiendra en France en fin d'année. Il dit avoir sollicité l'implication personnelle du président Boni Yayi et une participation conséquente du Bénin pour la réussite de cette conférence.
La ligne Cotonou-Pahou en jeu !
Venance Gnigla, président du Conseil d'administration de Bolloré Bénin, est quant à lui, allé informer Boni Yayi de l'arrivée, hier lundi, du PDG du groupe Vincent Bolloré, avec une délégation de Vivendi et de Canal +. Cette visite, précise-t-il, entre dans le cadre du double lancement des activités Afrique de Vivendi et Canal + dont Vincent Bolloré est le président du Conseil de surveillance et de la première phase des travaux de construction de la voie ferrée Cotonou-Parakou. Cette phase, poursuit-il, concerne le tronçon Cotonou-Pahou d'une longueur de 25km pour un montant de 8 milliards.
A sa suite, Michel Dognon, conseiller spécial du président de la République à la bonne gouvernance des sociétés et offices d'Etat, est venu rendre compte de la deuxième phase du processus de sélection du cabinet international devant procéder à l'audit du PPEA II, objet de discorde entre le Bénin et les Pays-Bas. A l'en croire, le processus de sélection est achevé vendredi dernier et le cabinet est attendu pour démarrer ses travaux jeudi prochain. Tirant leçon des irrégularités constatées dans la gestion du PPEA II, Boni Yayi aurait instruit son conseiller spécial à lancer, en collaboration avec l'Inspection générale d'Etat (IGE), un processus d'audit des administrateurs délégués de l'Etat, à savoir les directeurs des ressources financières et du matériel (DRFM), les directeurs administratifs et financiers (DAF), les régisseurs, etc. Les deux hommes ont également convenu de la nécessité de renforcer l'IGE dans ses prérogatives en vue d'induire une plus grande efficacité dans la lutte contre la corruption au Bénin. A ce sujet, une communication sera introduite sous peu en Conseil des ministres, annonce-t-il.
Actualités 02 juin 2015

Sauf arrangement de dernière minute, une centaine de candidats libres de Parakou ne pourront pas composer dès lundi prochain à l’examen du Brevet d’études du premier cycle du second degré (BEPC session de juin 2015).
Et pour cause ! Alors que la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire a instruit les établissements de ne plus inscrire directement des candidats libres, le surveillant général adjoint du CEG Zongo à Parakou, Armand G. Yaï, aurait collecté une centaine de dossiers avec 3000 F CFA comme frais de dossiers par candidat, lesquels dossiers n’ont pas été déposés comme promis. L’affaire a éclaté la semaine dernière quand à l’affichage des listes, les victimes n’ont pas retrouvé leurs numéros de table pour la composition. Jusqu’à hier lundi 1er juin, la liste des victimes ouverte à cet effet continuait à s’allonger. Pleurs et lamentations, c’est la désolation dans le rang des parents et des candidats libres qui risquent de perdre une année scolaire entière si rien n’est fait. Pour l’instant, les uns et les autres courent pour que les victimes du marché de dupe qui ne savent à quel saint se vouer, composent tout au moins à la session de remplacement de l’examen.
Quant au surveillant mis en cause, il est resté introuvable depuis que le pot aux roses est découvert.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Education 02 juin 2015

L’opérateur de téléphonie mobile MTN a à cœur d’apporter sa contribution à la résolution de la problématique liée à l’épanouissement de la jeunesse. Son souci est de voir les jeunes se battre, s’assumer et vivre leurs rêves. Il les a invités, vendredi 29 mai dernier à la Fondation Zinsou à Cotonou, à le rejoindre sur KiftaLife, une activité qui devrait leur permettre à coup sûr de changer leur vie.
L’heure était, vendredi 29 mai dernier dans l’après-midi au bar de la Fondation Zinsou à Cotonou, à une ambiance complètement décontractée avec au menu, KiftaLife. C’était avec les barmen de circonstance, Hervé Dassoundo et Franck Adjou, responsables du segment des jeunes au niveau de MTN-Bénin. Au-delà d’une conférence de presse ou publique, il s’agissait en réalité d’un échange entre MTN et un groupe représentatif de la jeunesse béninoise. Ils avaient l’occasion de pouvoir parler comme s’ils étaient dans la rue mais en tenant le bon langage, celui des jeunes.
«Tout ce qu’on fait pour nous sans nous, est fait contre nous». Telle est la citation du rappeur Youssoupha avec laquelle, Hervé Dassoundo a eu l’honneur d’introduire cette rencontre. Selon lui, elle touche de nombreux jeunes. De même, beaucoup de choses ont été réalisées sans l’avis de la jeunesse. «Aujourd’hui, nous sommes venus remettre les choses dans l’ordre avec une plate-forme que nous vous présenterons dans quelques instants. Cette tendance va être définitivement renversée», a rassuré Hervé Dassoundo, tout en attirant l’attention de l’assistance sur les difficultés auxquelles certains jeunes sont confrontés tous les jours.
Un projet ambitieux
A la suite de Hervé Dassoundo, Franck Adjou procèdera à la genèse du menu du jour. « MTN en tant qu’entreprise citoyenne se devait quand même de faire quelque chose à l’endroit de la jeunesse béninoise. La première tentative a été d’abord Kiff, un forfait auquel il fallait souscrire par le biais des SMS. Toujours dans la dynamique de faire toujours mieux et d’accompagner la jeunesse béninoise vers un futur plus promoteur, nous avons voulu aller au-delà avec l’intention de mieux satisfaire les besoins des jeunes», a expliqué Franck Adjou. Ils sont alors arrivés à la conclusion que le jeune n’aime pas envoyer forcément les SMS, les moments de distraction yellow summer, HkH ou toutes les manifestations que MTN sponsorise. Le jeune a plutôt besoin de se former, de se prendre en charge.
«C’est dans cette perspective que dans un premier temps, un certain nombre d’initiatives ont été prises. L’objectif de la plate-forme proposée, c’est qu’elle soit dynamique et évolutive pour permettre à tous les jeunes de pouvoir s’identifier», a confié Franck Adjou. Ainsi, KiftaLife c’est déjà l’offre Kiff plus pour rester connecté entre amis à travers 150 SMS, 40 Mo d’Internet pour surfer sur le net, 40 mn d’appels vers tous les numéros MTN tous les jours, puis des happy hours de 13h à 15h au cours desquels l’on peut appeler ses kiffeurs à 0,75 F CFA/seconde. «Vous avez ensuite un programme de formation qui est tout nouveau, parce que nous sommes en partenariat avec les universités et collèges de la place. Pendant les vacances et d’ici la rentrée prochaine, vous allez voir beaucoup de spots passer. Il s’agit d’offrir l’opportunité à tous les jeunes qui sont sur ces plates-formes de pouvoir bénéficier de nombreux avantages au niveau de leurs établissements», a poursuivi Franck Adjou. L’objectif, a-t-il insisté, est de montrer que MTN a conscience qu’il faut offrir des services et des produits aux jeunes, et penser aussi à leur avenir. D’où l’intérêt du programme mis en place. «KiftaLife donne aussi la possibilité de bénéficier des stages académiques gratuits et des programmes de formation et d’initiation à l’auto-emploi dans les collèges et universités. C’est pourquoi notre ambition est de pouvoir couvrir tous ces établissements scolaires au Bénin», a également fait remarquer Franck Adjou. A l’en croire, en tant que société leader, MTN a donc décidé de se mettre à la disposition et à l’écoute de la jeunesse béninoise. A cet effet, elle va établir un programme de stage à leur intention et va aussi ouvrir ses portes à compter du 1er juillet à des jeunes stagiaires pour des stages en entreprise afin de leur permettre d’acquérir de l’expérience, a annoncé Franck Adjou.
Que d’avantages !
Outre les programmes de fidélité avec des cadeaux d’anniversaire, il y a des réductions qui sont prévues avec Kiftalife au niveau des partenaires de MTN comme les magasins Erevan, Swatch, Woodin, Mc Bouffe, Mango, les restaurants Pacha, Code Bar, Dream beach et l’hôtel Bénin Marina. Enfin, KiftaLife, comme Franck Adjou l’a rappelé, c’est aussi le style de vie avec de nombreux gadgets à gagner.
Avec l’avènement de KiftaLife, MTN vient de prouver une nouvelle fois qu’il rivalise d’initiatives et d’innovations. « Ça swagg à fond ! »
Comme porte-flambeau, MTN peut aussi compter dans cette entreprise, sur l’accompagnement du rappeur Mister Blaaz. Il y a également le jeune formateur Thiburce Chaffa qui l’aidera dans les formations en management et de développement personnel à travers les établissements à partir d’octobre. Chacun d’eux n’a pas caché sa fierté d’être associé à ce projet qui vise l’épanouissement et le bien-être des jeunes. « Il est important d’amener la jeunesse à réaliser ses capacités et à se battre au-delà de ses propres limites», a souhaité Mister Blaaz.
«Tous ces services et produits ne coûtent absolument rien. Ils sont gratuits. La seule chose à faire, c’est de taper sur son portable ou smatphone *137*5# pour accéder directement à la plate-forme ou rejoindre LiftaLife, le club qui offre le maximum d’avantages au quotidien. L’inscription est gratuite et vous devenez membres de cette plate-forme », ont tenu à préciser les deux barmen qui ont aussi apporté des réponses aux préoccupations posées par l’assistance.
La cérémonie s’est déroulée sous la supervision de Nicolas Gomez, un des responsables de l’opérateur GSM. Pour lui, ce qu’il y a d’original et de différent dans cette plate-forme, c’est qu’aujourd’hui, il n’est plus question d’y avoir seulement des activités uniquement ludiques permettant aux jeunes de pouvoir s’évader. « Il faut pouvoir faire aussi des choses utiles, aider la jeunesse à disposer d’un creuset qui l’aide à se développer, à évoluer et à entrer dans la vie active. Il y a dix partenaires qui nous accompagnent sur ce projet. L’avenir de ce pays appartient à la jeunesse. Nous devons pouvoir l’accompagner. C’est la vocation d’entreprise citoyenne de MTN qui la lui recommande », a laissé entendre Nicolas Gomez.

Le ministre de la Santé de fait se préoccupe des dysfonctionnements dans le secteur sanitaire au Bénin. Au cours d’une conférence de presse dans l’enceinte de son ministère, vendredi 29 mai dernier, elle a partagé avec les hommes des médias son inquiétude sur la prolifération des cabinets de santé illégaux au Bénin.
Deux mille cent quatre vingt dix-sept cabinets illégaux exercent au Bénin. Parmi eux on dénombre 109 dans le département de l’Atacora-Donga, 662 dans l’Atlantique-Littoral, 364 dans le Borgou-Alibori, 201 dans le Mono-Couffo, 469 dans l’Ouémé-Plateau et 392 dans le Zou-Collines.
Pour mettre un terme à cette situation qui a trop perduré, le ministre de la Santé entend instaurer la veille citoyenne pour sécuriser les cabinets agréés par l’Etat. Elle invite pour ce faire, la population à dénoncer les cabinets illégaux qui continuent de fonctionner et de commettre des délits en matière de soins sanitaires. Aussi, a-t-elle déploré l’analphabétisme du peuple béninois qui ne lui permet pas de distinguer les cabinets illégaux. Ce qui favorise, selon elle, la floraison de ces centres de santé non autorisés. A ce sujet, les signes distinctifs sont désormais apposés sur les cabinets pour permettre de reconnaître ceux qui ont une existence illégale. En attendant que le projet de loi aboutisse, Dorothée A. Kindé Gazard n’entend pas croiser les bras. Elle est fatiguée de continuer à déplorer les cas de décès dans les centres illégaux. Toutefois, elle rassure les cabinets illégaux qui souhaiteraient régulariser leur situation, de la possibilité de les accompagner. Cependant, une veille citoyenne s’impose pour empêcher ces indélicats à continuer à contourner les dispositions mises en place. L’objectif du ministère de la Santé n’est pas de faire de la répression, mais de garder la vigilance, a-t-elle indiqué. En ce qui concerne la falsification des insignes qui seront posées devant les centres médicaux reconnus, Dorothée Gazard rassure qu’une veille permanente se fera pour éviter à l’avenir que de pareilles situations s’enregistrent.
Société 01 juin 2015

A Sinwé, commune d’Agbangnizoun, repose depuis le samedi 30 mai dernier, la dépouille de Jean Dieudonné Dougba, précédemment journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB), à la retraite. Mais auparavant, ce sont ses confrères de la presse sportive nationale et internationale qui lui ont rendu un vibrant hommage au Hall des Arts, Sports et Loisirs à Cotonou, en présence de la famille sportive avec une présence remarquable du ministre en charge des Sports, Safiou Idrissou Affo.
«Une présence massive pour rendre hommage à un absent», disait le poète. Vendredi 29 mai dernier, il y avait du monde au Hall des Arts, Sports et Loisirs de Cotonou pour le dernier hommage de la presse sportive à Jean Dieudonné Dougba.
JDD comme on aime l’appeler, est journaliste sportif à la radio nationale, à la retraite; correspondant de la rédaction sportive de Radio France internationale (RFI) et précédemment président de l’Union de la presse sportive du Bénin (UPSB). Il a cassé la pipe le 11 mai dernier à Cotonou.
A cette séance d’hommages organisée à l’intention de l’illustre confrère par la presse sportive nationale, vendredi dernier, que de monde et que d’éloges et d’émotions! En tout cas dans toutes les oraisons lues pour la circonstance, chacun a gardé de ce journaliste des qualités d’homme intègre, professionnel, efficace à la tâche, mais discret.
D’abord, c’est le vice-président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Souleymane Ashanti qui a salué le côté humaniste et altruiste de son aîné. Celui qui l’a « accueilli à bras ouvert à l’ORTB et guidé ses premiers pas». A sa suite, c’est au représentant des associations sportives René Bèwa, qu’il est revenu, l’émotion dans la voix, de saluer la disponibilité de l’homme. Discret mais toujours à l’affût, il a traîné sa bosse sur tous les stades pour couvrir les évènements sportifs. «Nous te savons gré de tous ce que tu as fait pour nous JDD», a dit en sanglot l’intervenant qui a demandé à la jeune génération de travailler à l’image de leur aîné disparu. «C’est la seule façon pour la presse sportive de lui rendre davantage hommage», a indiqué Réné Bèwa. «Pour le reste, je pourrai citer le poète qui dit que la vie est comme un examen et qu’il faut rendre sa copie, une fois l’épreuve terminée. JDD a rendu sa copie. Salut l’artiste», a confié, la gorge nouée, le représentant des associations sportives.
Quant au président de l’UPMB, Franck Kpotchémè, il a rappelé la bravoure, le dévouement et le professionnalisme de son aîné. «Rien ne vaut la vie, et la vie ne vaut rien», a-t-il rappelé pour saluer la qualité de l’ensemble de l’œuvre de l’illustre disparu qui a servi, bien servi le pays aussi bien au plan national qu’à l’international. «La presse nationale ne t’oubliera jamais JDD et que l’Eternel des Armées veille sur ta progéniture».
Représentant la presse sportive, Vincent Francis Kpohinhoun a insisté sur un fait important qui tenait à cœur à l’illustre disparu. Il s’agit de la réunification de la famille de la presse sportive. Puis l’humilité, le sens très élevé de la fraternité, et de la confraternité de l’homme ainsi que son professionnalisme ont été rappelés.
Au terme des ces témoignages, la dépouille du disparu a été couverte des couleurs nationales. JDD a été ensuite décoré, à titre posthume par ses confrères.
Géniteur de 4 enfants, Jean Dieudonné Dougba décédé le 11 mai dernier à l’âge de 56 ans, repose désormais à Sinwé, dans la commune d’Agbangnizoun, terre de ses aïeux
Que la terre lui soit lègère.!

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 13 mai 2015 enregistrée à son secrétariat le 15 mai 2015 sous le numéro 1064/124/REC, par laquelle monsieur Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), soumet à la Haute juridiction une « proposition de report de la date des élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou quartiers de ville» ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï madame Marcelline-C. Gbèha Afouda en son rapport ;
Après en avoir délibéré,
Contenu du recours
Considérant que le requérant expose : «… Le 09 janvier 2015, votre haute juridiction a, entre autres, par décision DCC 15-001, fixé la date des élections municipales, communales et locales au 31 mai 2015.
En application de cette décision et conformément à l'article 436 de la loi n° 2013-06 portant code électoral en République du Bénin, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a lancé, du 30 mars au 05 avril 2015, le dépôt des dossiers de déclaration de candidatures pour l'élection des membres des conseils communaux et municipaux d'une part et, du 05 au 09 avril 2015, pour l'élection des membres des conseils de village et de quartiers de ville d'autre part. Cette période a coïncidé avec l'organisation des élections législatives.
Après réception des différents dossiers de candidature, la CENA est actuellement confrontée à certaines contraintes opérationnelles liées aux spécificités de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville» ; qu’il explique:
« 1- Plusieurs listes de partis ou d'alliances de partis ont déposé des candidatures dans les 546 circonscriptions électorales en ce qui concerne l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux … et dans les 5290 circonscriptions électorales en ce qui concerne l'élection des membres des conseils de village ou de quartiers de ville. L'examen au fond de tous ces dossiers requiert un délai conséquent dans lequel il est difficile pour la CENA d'organiser le scrutin à la date du 31 mai 2015.
2- Outre le délai nécessaire au traitement et à l'examen des dossiers de candidature reçus, la conception et l'impression des documents électoraux spécifiques à chaque circonscription électorale requiert un temps qui ne permet pas à la CENA d'organiser les élections sus-citées à la date du 31 mai 2015 fixée.
3- Compte tenu des irrégularités et dysfonctionnements notés dans la distribution des cartes d'électeur sur toute l'étendue du territoire national et conformément aux dispositions de l'article 183 de la loi n°2013-06 portant code électoral en République du Bénin, la CENA devra organiser sur huit (08) jours une nouvelle distribution des cartes d'électeur.
4- Le recrutement, la formation et la nomination des 91.742 agents de postes de vote nécessitent un temps conséquent vu, d'une part, qu'il s'agit ici d'élections couplées, d'autre part, en raison des dispositions pratiques à prendre pour limiter les nombreuses irrégularités relevées par la Cour constitutionnelle dans le cadre de l'examen de la régularité du déroulement des élections législatives du 26 avril 2015.
5- Le démarrage de l'examen national du Certificat d'études primaires (CEP) à partir du 02 juin 2015 nécessite, conformément à l'usage, au moins deux jours de préparation des centres et salles de composition qui sont pour la plupart retenus comme des centres et postes de vote. Pendant ces 02 jours, l'accès aux salles de classe est interdit au public ainsi qu'aux candidats. Cette période coïncide avec le 31 mai 2015 prévu pour les scrutins.» ;
Considérant qu’il poursuit : «Face à toutes ces contraintes, la CENA se trouve dans l'impossibilité opérationnelle d'organiser l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou quartiers de ville pour le 31 mai 2015. C'est pourquoi elle a initié la consultation de toutes les forces politiques engagées dans les élections concernées. Ainsi, une première rencontre a eu lieu le lundi 11 mai 2015 à la salle de conférences de la CENA. Au terme des échanges qui ont eu lieu lors de cette rencontre, les partis et alliances de partis engagés dans les élections concernées ont souhaité une seconde rencontre pour le mercredi 13 mai, afin qu'ils puissent procéder à des échanges au sein de leur formation politique respective.
Ce mercredi 13 mai 2015 a eu lieu la seconde séance dans la même salle. Au terme des échanges …, il s'est dégagé un large consensus sur le report des scrutins du 31 mai 2015 pour au plus tard fin juin 2015.
Réunis en séance plénière ce 13 mai 2015 suite à la rencontre avec les partis et alliances de partis politiques, les membres de la CENA ont décidé de tout mettre en œuvre pour organiser l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou quartiers de ville pour le 28 juin 2015. » ; qu’il conclut : «En conséquence, conformément à l'article 114 de la Constitution de la République du Bénin qui dispose que la Cour constitutionnelle"... est l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics", je sollicite qu'il plaise à la Haute juridiction:
1- de prendre en considération les difficultés techniques et matérielles auxquelles la CENA est confrontée;
2- de tenir compte du consensus intervenu entre la CENA et les partis ou alliances de partis politiques engagés dans le processus électoral;
3- d'accepter la proposition de report de la date de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville pour le 28 juin 2015 proposé par la CENA ;
4- de demander au président de la République de convoquer à nouveau le corps électoral. » ;
Considérant que monsieur le président de la CENA a joint à sa requête une copie du compte rendu de la séance de travail tenue avec les représentants des partis et alliances de partis politiques qui indique que : «La Commission électorale nationale autonome (CENA) a tenu le lundi 11 mai 2015 au siège de l'institution une réunion de concertation avec les partis et alliances de partis politiques, sur la tenue, le 31 mai 2015, de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et de l'élection des membres des conseils de village ou de quartiers de ville.
Ladite réunion a pour objectif d'examiner avec les partis politiques, les conditions d'une bonne organisation des élections communales, municipales et locales de 2015, mais surtout, d'expliquer à ces derniers les difficultés qu'éprouve la CENA dans la préparation desdites élections.
Tous les partis invités étaient représentés à ladite réunion. Seule l'alliance ABT n'était pas représentée le lundi 11 mai 2015.
Etaient présents, les chefs ou représentants des partis ou alliances ci-après: PRD, UB, RB-RP, PEU, CR, ALLIANCE CAMELEON, UN, PSED, FARRE, UDC-NOUNAGNON, PRAD, ALLIANCE-SOLEIL, FCBE, MECCA, RESOATAO, CAP-SURU, FDU, AND, RDR, UFEDD BENIN NOUVEAU, UDD-WOLOGUEDE.
Au début de la séance, le président de la CENA a expliqué les contraintes auxquelles se trouve actuellement confrontée son institution dans l'organisation de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et de l'élection des membres des conseils de village ou de quartiers de ville du 31 mai 2015. Ces contraintes sont d’ordre opérationnel et exogène.
*Les contraintes d’ordre opérationnel
… le président de la CENA a expliqué les spécificités de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et celles de l'élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de ville. Il s'agit de :
- deux élections concernant des circonscriptions électorales différentes (arrondissement pour les membres des conseils communaux et village ou quartier pour les membres des conseils de villages ou de quartiers), qui seront couplées, avec des bulletins uniques différents;
- délai de traitement des dossiers de candidature (546 arrondissements et 5290 villages / quartiers de ville) et de leur publication;
- délai de conception et d'impression des documents électoraux spécifiques à chaque circonscription électorale (546 documents pour les arrondissements et 5290 documents pour les villages ou quartiers de ville) ;
- prise en compte du délai de distribution complémentaire des cartes d'électeur;
- recrutement, formation et nomination de 28.000 agents de postes de vote complémentaires;
- délai de commande et de livraison des documents électoraux.
*Les contraintes exogènes
Ces contraintes concernent notamment le chevauchement du calendrier électoral et du calendrier des examens scolaires, entrainant l'indisponibilité des établissements scolaires utilisés comme centres de vote.
Au regard de toutes ces difficultés, la CENA est dans l'incapacité technique d'organiser des élections couplées à la date du 31 mai 2015. Elle a donc proposé un report de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et de l'élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de ville à une date consensuelle.
Après un long débat sur la question, les responsables des partis et alliances de partis politiques ont demandé un report de la réunion au mercredi 13 mai 2015, en vue de leur permettre de se retirer et d'aller se concerter pour revenir avec des propositions concrètes.
La réunion a donc été suspendue puis reprise le mercredi 13 mai 2015. A la reprise…, le mercredi 13 mai 2015, le président de la CENA a rappelé le sujet et laissé la parole aux responsables des partis et alliances de partis pour faire connaître à l'assistance, les résultats de leurs concertations.
Tous ont été unanimes pour reconnaître que la demande de report de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et de l'élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de ville formulée par la CENA est pertinente et fondée. Face à cette situation, trois possibilités de report de dates ont été proposées par les différents participants à la réunion:
• report de quinze jours, soit mi-juin;
• report d'un mois, soit fin juin;
• report d'un mois et demi, soit mi-juillet.
A l'issue des débats, les participants ont, de manière consensuelle, retenu la période de mi-juin à fin juin pour l'organisation desdites élections. Les partis ou alliances de partis ont demandé à la CENA de publier la liste de tous les partis ou alliances de partis politiques ayant déposé des dossiers de candidature auxdites élections et de ne plus recevoir d'autres dossiers. Ladite liste devra être publiée par la CENA le lundi 18 mai 2015 au plus tard» ;
Analyse du recours
Considérant qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution, la Cour est «l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics.» ;
Considérant que dans le but de réguler les activités du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) et en vue de parvenir à l’organisation effective des élections législatives, puis des élections communales, municipales et locales en 2015, la Haute juridiction, en vertu de l’article 114 de la Constitution faisant d’elle l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, a, par sa décision DCC 15-001 du 09 janvier 2015, dit et jugé d’une part, que la durée du mandat des députés étant de quatre ans ainsi que le prescrit l’article 80 de la Constitution et le prochain Parlement devant être impérativement installé le 16 mai 2015, le corps électoral doit être convoqué le 14 février 2015 pour les élections législatives, d’autre part, que «la CENA ne peut organiser valablement les élections municipale, communale et locale qu’après les élections législatives du 26 avril 2015 ; que pour la transparence et la fiabilité desdites élections, il faut un délai de trente (30) jours au moins entre les élections législatives et la tenue des élections municipale, communale et locale ; qu’en conséquence,…les élections municipale, communale et locale doivent pouvoir se tenir le 31 mai 2015, le corps électoral devant être convoqué par le président de la République par décret pris en conseil des ministres le 03 mars au plus tard»; que suite à cette décision, le président de la République a, par le décret n° 2015-070 du 12 février 2015, convoqué aux urnes le 31 mai 2015 le corps électoral pour l’élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville (3e mandature) ;
Considérant que dans sa requête, monsieur Emmanuel Tiando, président de la CENA, affirme que la CENA est actuellement confrontée à certaines contraintes opérationnelles liées aux spécificités de l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville ; qu’il fait état de plusieurs difficultés rendant hypothétique la tenue des élections à la date initialement fixée et sollicite en conséquence de la Cour d’autoriser le report de la date du 31 mai 2015 au 28 juin 2015 ;
Considérant qu’en déterminant, comme elle l’a fait, dans sa décision DCC 15-001 du 09 janvier 2015 les dates des élections, la Haute juridiction a entendu d’une part, faire respecter les délais constitutionnels prévus pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, d’autre part, répondre à l’impérieuse nécessité d’encadrer la tenue des élections locales dans un délai précis, eu égard aux tensions et troubles à l’ordre public que risquait d’exacerber la persistance de l’incertitude sur la date des élections locales ; que s’il est vrai que la date fixée pour les élections législatives doit être considérée comme immuable, parce qu’induite de la Constitution, en revanche, celle retenue dans ces conditions pour l’élection des membres des conseils communaux ou municipaux et l'élection des membres des conseils de village ou de quartiers de ville pourrait, le cas échéant, être revue en tenant compte des contraintes opérationnelles et exigences organisationnelles invoquées par l’organe de gestion des élections qu’est la CENA, et ce, dans le respect des dispositions du code électoral ;
Considérant qu’aux termes de l’article 49 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin : «Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée.» ; qu’il découle de cette disposition que deux conditions cumulatives doivent être réunies pour le report d’une élection, à savoir, l’existence d’un cas de force majeure, entendu comme tout événement imprévisible, irrésistible et extérieur à la volonté du débiteur d’une obligation et qui l’exonère de ladite obligation, et la consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée ;
Considérant qu’en l’espèce, doivent être analysées comme cas de force majeure pour la CENA la non production et la non distribution à temps des cartes d’électeur par le Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée, alors même que les moyens avaient été mis à sa disposition ; qu’en effet, aux termes de l’article 438.5 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin, la déclaration de candidature pour l’élection des conseillers communaux ou municipaux «doit comporter une copie certifiée conforme de la carte d’électeur du titulaire et du suppléant prouvant qu’ils sont inscrits sur la liste électorale du village ou du quartier de ville de l’arrondissement concerné par l’élection» ; que ce retard imprévisible et extérieur à la volonté de la Commission électorale nationale autonome (CENA) rallonge le délai nécessaire à la tenue des élections fixées au 31 mai 2015 ; qu’en outre, la CENA a tenu, les lundi 11 et mercredi 13 mai 2015, une réunion de concertation avec les partis et alliances de partis politiques au cours de laquelle il a été examiné et débattu des conditions d’une bonne organisation des élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de villages ou de quartiers de ville ; qu’à l’issue des débats, «les participants ont, de manière consensuelle, retenu la période de mi-juin à fin juin pour l’organisation desdites élections» ; que l’exigence de «cas de force majeure» et d’une «consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée» telle que prévue à l’article 49 précité du code électoral est remplie ;
Considérant que par ailleurs, il est établi qu’outre les difficultés énumérées par la CENA, de sérieuses insuffisances qu’il urge de corriger ont été relevées lors du déroulement du processus électoral du 26 avril 2015, notamment, entre autres, l’absence de documents électoraux dans certains postes de vote, le manque de formation des agents électoraux déployés dans les postes de vote, etc. ; qu’au regard de l’ampleur des tâches restant à accomplir et dans le souci d’organiser et de garantir des élections honnêtes, crédibles, transparentes, qui recueillent la confiance des électeurs, partis et alliances de partis politiques, il y a lieu, dans l’intérêt commun, d’une part, d’autoriser en vertu de l’article 114 de la Constitution, le report de la date des élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville du 31 mai 2015 au 28 juin 2015, d’autre part, d’inviter le président de la République à convoquer aux urnes pour cette date le corps électoral pour les élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de villages ou de quartiers de ville ;
Décide :
Article 1er.- Est autorisé le report de la date des élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartiers de ville du dimanche 31 mai 2015 au dimanche 28 juin 2015.
Article 2. -Le président de la République est invité à convoquer par décret pris en Conseil des ministres le corps électoral aux urnes pour les élections municipales, communales et locales du 28 juin 2015.
Article 3. -La présente décision sera notifiée à monsieur Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), à monsieur le président de la République et publiée au Journal officiel.
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Actualités 21 mai 2015

Un étudiant nigérian en transit vers son pays d’origine a été pris hier mardi 12 mai en possession de 3,5 kg de chanvre indien. Il a été détecté au poste de fouille de sécurité installé à Adjaha par des éléments du Commissariat de Grand-Popo.
Installé parmi les passagers d’un véhicule de transport en commun venant de Lomé, Darry Wayne, 21 ans, Nigérian résident à Lomé a été surpris hier mardi 12 mai en possession de chanvre indien. En fait, il avait disposé son produit en quatre boulettes bien enfouies au fond de son sac de voyage. Une ruse qui n’a pu échapper au flair des éléments du Commissariat de Grand-Popo opérant au niveau du poste de fouille à Adjaha.
Selon l’inspecteur de Police, Mohamed Bio Yo, le stupéfiant n’est pas destiné à la consommation sur le territoire béninois. L’étudiant Darry Wayne qui a déclaré être à son coup d’essai, était en partance pour sa terre natale, le Nigeria où l’attendait un repreneur, a confié le policier. Selon lui, le cas de Darry Wayne n’est pas isolé. Plusieurs tentatives de trafic du genre par la voie inter-Etats Cotonou-Lomé ont été par le passé découragées grâce à la vigilance de l’équipe du commissaire Modeste Innocent Hounkponou.

L’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki était, vendredi 8 mai dernier, au cabinet du président de la République. Au menu des discussions, la situation politique nationale.
Les moments de turbulences qu’a connus la ville de Cotonou, ces derniers jours, étaient au cœur des échanges que le président de la République a eus avec l’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki. «Je suis un ancien collaborateur du chef de l'Etat. Je suis venu lui faire part de mes sentiments sur ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu. Donc ce tour d'horizon nous a permis de relever qu'il y a un progrès à faire en termes de démocratie apaisée, de comportement et de conscience », a confié ce dernier à sa sortie d’audience. Pascal Irénée Koupaki indique que sa visite s’inscrit dans le cadre des démarches qu’il a entreprises pour la décrispation de la situation politique nationale. «Personnellement, je n'ai jamais vu ça dans mon pays. Il faut panser les plaies, les cicatriser. Il faut prendre certainement de nouvelles options, et donc tracer de nouveaux sillons pour qu’on puisse planter des valeurs et semer davantage de tolérance », conclut-il.
Le président de la République s’est également entretenu avec Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Les deux personnalités ont fait un tour d’horizon de la coopération entre le Bénin et l’institution financière régionale. Christian Adovèlandé indique avoir surtout fait le point des projets en instruction au sein de la Banque, notamment les dossiers d’assainissement et de pavage des villes de Bantè, Glazoué, Covè et Djidja.

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.
Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.