Secteur minier béninois: Cure de réformes pour une embellie

Par Kokouvi EKLOU,

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Inexploité ou mal géré, le secteur minier béninois est en passe de connaître une embellie suite à une cure de réformes et de recherches et à la volonté du gouvernement de mettre en place un cadre réglementaire attractif pour les investisseurs.

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« Nous l’avions dit en 2018 lors de l’An 2 de la rupture, notre pays n’est pas un pays maudit. Le Bénin est un pays béni. Il y a le pétrole et ce pétrole, nous l’avons en mer beaucoup plus ; donc il n’est pas sur le terrain de X ou Y ». Ces propos du ministre de l’Eau et des Mines, lors de l’émission ‘’Temps des moissons’’ consacrée au bilan des actions du gouvernement sur la Télévision nationale, lèvent le doute, si besoin en était, sur les ressources du Bénin. Longtemps objet de supputations, le secteur minier béninois voit son horizon s’éclaircir avec la poursuite des recherches et la mise en place d’un cadre attractif pour les compagnies sous l’impulsion du gouvernement. Des actions qui laissent présager de bons lendemains pour l’économie nationale, selon Séidou Samou Adambi.

« Les compagnies savent mieux que nous-mêmes ce que nous avons comme richesse. Elles ont des données qui balayent toute la côte ouest-africaine dont notre pays. Nous avons 11 blocs pétroliers dont deux en offshore c’est-à-dire sur terre ferme et les neuf autres en eau avec six en eau profonde et trois pas en eau profonde. Ces blocs sont convoités par ces compagnies pétrolières qui viendront bientôt et nous allons asseoir quelque chose de potable avec toutes les réformes qui sont opérées », assure le ministre de l’Eau et des Mines, au cours de son passage en avril dernier sur l’Ortb.
Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) jusqu’à l’arrêt de l’exploitation de l’or noir, le Bénin s’est décidé à rebattre les cartes en réformant tout le secteur pétrolier auparavant mal géré.
« Depuis tout ce temps, nous avons engagé des experts en la matière qui ont fait leurs preuves dans la sous-région et au-delà de l’Afrique pour nous accompagner afin de mieux asseoir un secteur pétrolier attractif qui puisse permettre aux plus gros de ce secteur tels que Total et autres de s’intéresser à notre pays », défend le ministre.

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Enviable potentiel

Le pays dispose déjà d’un code voté par l’Assemblée nationale et promulgué par le chef de l’État. Les décrets d’application de ce code sont attendus pour susciter davantage l’intérêt des compagnies minières.
Du point fait des ressources minières dont regorge le Bénin, il est à citer le marbre, le fer, diverses variétés de granite, du quartzite, ainsi que de l’or et autres matières non moins prisées dans l’aménagement urbain. Déjà, certaines compagnies sont autorisées à s’installer dans le pays pour procéder à l’exploitation de ces gisements à bon escient.
Une usine d’exploitation de pierres ornementales est en voie de s’installer à Glo-Djigbé, de même que l’octroi d’une licence d’exploitation de l’or de Perma dans l’Atacora à deux compagnies. Des prospections sont en cours dans le pays pour détecter d’autres sites.
Et au ministre d’assurer que tout sera mis en place pour que les générations futures puissent en bénéficier.

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« Le cadre réglementaire que nous avons ne permet plus à quelqu’un de venir exploiter quoi que ce soit et partir sans que le Bénin ne prenne ce qui lui revient de droit ; parce qu’avant que l’intéressé ne commence, les règles sont bien définies et il ne peut pas avoir changement de règles en cours de jeu. C’est pour ça que nous avons pris tout ce temps pour nous doter de tout l’arsenal juridique qu’il faut, et que les partenaires ont déjà en mains. Ils savent quelles sont les conditions d’exploitation et d’exercice de leur métier dans notre pays ; les années à venir, quelle est la part du Bénin, de la main-d’œuvre béninoise, la part qui revient aux communautés riveraines », explique Samou Séidou Adambi.
S’agissant du pétrole, il souligne qu’un fonds de développement sera créé pour que toutes les ressources qui entrent, puissent être tracées. « Chaque franc qui va entrer désormais par le biais du pétrole béninois sera tracé non seulement par l’autorité béninoise mais la Banque centrale aussi va être impliquée dans la gestion de ces ressources pour que tout le monde puisse comprendre que ça a été géré comme il se doit, comme l’aime le chef de l’État, pour que notre pays puisse tirer ce profit que les autres pays qui nous entourent tirent du pétrole »,
se convainc-t-il.

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