Sécurité et santé au travail: Les organes nationaux diversement impactés par la Covid-19

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Le fonctionnement des organes nationaux de sécurité et santé au travail a été diversement perturbé du fait de la Covid-19 ces derniers mois. Dans une communication, lundi 31 mai dernier, au profit des agents d’entretien de l’arrondissement de Godomey, docteur Lucile Bédié Toïhen, médecin inspecteur du travail, a rappelé les structures qui s‘occupent de la gestion des questions de sécurité et santé au travail et comment elles supportent la pandémie de Covid-19.

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« Impact de la Covid-19 sur les activités de prévention des risques professionnels des organes nationaux de santé et de sécurité au travail de l’Inter africaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) », c’est le thème objet d’échanges entre les femmes balayeuses du groupement « Ayi dji ni min » et des cellules de vulgarisation de l’hygiène communautaire et docteur Lucile Bédié Toïhen, médecin inspecteur du travail, lundi 31 mai à Godomey. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la 25e Journée africaine de la prévention des risques professionnels a été une occasion de sensibilisation et de partage d’information sur comment les structures nationales vivent la pandémie du coronavirus.
À l’initiative de l’Ong Amshart, plusieurs agents balayeurs des plages et les populations ont suivi la communication donnée par le médecin inspecteur du travail. Il existe plusieurs structures qui gèrent au niveau national les questions de santé et de sécurité au travail, souligne le médecin. En plus de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), a-t-elle indiqué, la Caisse mutuelle de prévoyance sociale s’occupe du secteur privé informel. À la liste s’ajoutent divers ministères, le Centre national de sécurité routière (Cnsr), les organisations syndicales dont la Confédération des syndicats autonomes, le Conseil national du patronat. Chacune de ces structures a suivi les consignes données par les autorités.
Dr Lucile Bédié Toïhen a noté avec satisfaction que le Bénin a su prendre des mesures pour gérer cette pandémie avec laquelle tout citoyen devra apprendre à vivre désormais. Elle a confirmé que le gouvernement a su trouver les mesures nécessaires qui ont permis au pays de ne pas enregistrer des situations catastrophiques au cours de la période. Le respect des gestes barrières, la distanciation sociale, le port de masques, l’usage de gel hydroalcoolique, le lavage des mains à l’eau et au savon puis la vaccination obligatoire qui constitue un traitement de prévention… vont épargner le Bénin de cette pandémie. Elle conseille aux entreprises de disposer des structures de sécurité et santé au travail, car elles constituent des outils de dialogue et d’aide à la décision. « Le comité d’hygiène et de sécurité est obligatoire pour toute entreprise qui a plus de trente agents », a-t-elle préconisé.
Philomène Akpodji, présidente du Conseil d’administration de l’Ong Amshart, souligne que la sécurité et la santé au travail peinent à être transversales aux autres branches d’activités au Bénin. Elles demeurent l’apanage des travailleurs déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale et qui font moins de 10 %, avance-t-elle. C’est pourquoi, son Ong fait des plaidoyers pour l’application effective du décret 2007-410 du 31 août 2007 portant déclaration de politique nationale de sécurité et santé au travail en République du Bénin par les communes. Sans oublier la désignation d’un point focal sécurité et santé au travail à la mairie d’Abomey-Calavi et par arrondissement, la célébration des Ong actives par l’insertion au budget de la commune en 2022 d’une ligne intitulée Fonds communal de vulgarisation des concepts de sécurité et santé au travail pour l’appui en matériel de travail et équipements de protection individuelle aux travailleurs…
Philomène Akpodji formule le vœu de l’extension des concepts de sécurité et santé au travail aux travailleurs non déclarés qui battent le record en matière d’effectif de travailleurs. Ces derniers constitués d’artisans, d’agriculteurs, d’agents des collectivités locales font des accidents au travail, développent des maladies liées à leur métier et en meurent par ignorance ou par inobservance des règles de prévention.

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