Sèmè-Podji : 1500 plants de palétuviers en terre

Par Fulbert Adjimehossou,

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En nette régression, les mangroves ont besoin d’être restaurées sur le lac Nokoué. En marge de la célébration de la journée mondiale des zones humides, l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) a procédé à la mise en terre de 1500 plants de palétuviers à Tori Agonsa, dans la commune de Sèmè-Podji. Mais avant, les populations locales mobilisées à l’occasion ont été sensibilisées à l’importance des écosystèmes humides et la nécessité pour elles de les protéger. « Les zones humides constituent une mosaïque de milieux variés, caractérisés par une exceptionnelle richesse biologique et une grande diversité paysagère. Tourbières, lagunes, marais, prairies humides, mangroves, ou mares forestières, chacun de ces milieux participe au bon équilibre de notre planète en assurant de nombreuses fonctions et services rendus à la société. En dépit de leur rôle fondamental, les zones humides sont en constante régression, notamment du fait de la pression humaine, du drainage et de la perte de la biodiversité. Des mesures pour enrayer ce processus de recul et pour préserver ces milieux remarquables sont nécessaires», a rappelé François-Corneille Kedowidé.
En réalité, il est commémoré à cette journée mondiale, la signature du traité sur les zones humides dans la ville de Ramsar le 2 février 1971. Les Etats signataires, dont le Bénin, se sont ainsi engagés à œuvrer pour la conservation, l’utilisation rationnelle et durable des zones humides. Pour répondre à ses engagements vis-à-vis de la Convention, le Bénin a inscrit quatre sites d’une superficie de 1 179, 354 ha sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale. Il y aussi le complexe de coopération transfrontalière « W-Arly-Pendjari», inscrit en 2018 et qui s’étend sur les deux rives des fleuves Niger et Pendjari.
Cette activité de reboisement se déroule sur le site Ramsar 1018 qui prend en compte la basse vallée de l’Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le Lac Nokoué. C’est une zone humide exposée à plusieurs menaces de dégradation. En procédant au nom du préfet de l’Ouémé au lancement de la mise en terre des plants, Said Liassou a invité les populations à une réelle implication dans la protection de la biodiversité. « Engageons-nous et œuvrons, chacun en ce qui le concerne, à valoriser, gérer, restaurer, aimer nos zones humides pour notre bien-être à tous », a-t-il martelé. Le thème de l’édition 2022 de la Jmzh est: « Agir pour les zones humides, c’est agir pour la nature et les humains ».

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