Signature d’accord/Fondation Ifê et ambassade du Japon: Promouvoir la langue et la culture japonaises au Bénin

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Signature d’accord/Fondation Ifê et ambassade du Japon: Promouvoir la langue et la culture japonaises au Bénin

Un nouveau soleil se lève sur la coopération bénino-nipponne, à travers la Fondation Ifê ! Cela s’est matérialisé hier, mercredi 18 novembre, par la signature du protocole d’accord de financement par l’ambassade du Japon au Bénin relatif à l’extension des salles de classes de l’école d’apprentissage de la langue japonaise qu’abrite ladite fondation. Les documents ont été signés à son siège à Ste Rita à Cotonou.

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La culture japonaise s’enracine au Bénin ! En apposant leurs signatures sur les documents entrant dans le cadre du protocole d’accord concernant le financement par l’ambassade du Japon au profit de la Fondation Ifê à Cotonou, c’est un acte majeur qu’ont réalisé les deux plénipotentiaires des deux pays. C’est pour permettre la rénovation et l’agrandissement des salles de classe de l’école d’apprentissage de la langue japonaise Takeshi Nihonga Gakkou. Ce geste, loin de se limiter seulement à la fondation, constitue un privilège pour tout le Bénin, en ce sens que l’école disposera de plus de capacité d’accueil des élèves assoiffés de la langue et de la culture japonaises.

« La compréhension de la langue de l’autre contribue à la paix et au développement. A la Fondation Ifê, nous sommes engagés sur un chemin du non retour en faveur de la langue japonaise», a réitéré son coordonnateur, Gustave Zomahoun.
La signature du protocole d’accord entre en ligne de compte du projet d’appui aux projets locaux financés par le Japon. Sa contribution financière est évaluée à plus de 34 millions de FCFA.
Selon l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, il s’agit du «tout premier financement dans le cadre de micro-projets culturels au Bénin».
Une fois achevée, l’école d’apprentissage de la langue japonaise offrira une nouvelle architecture des salles de classe avec des équipements adaptés. En son sein, le Japonais est enseigné gratis, dans le souci d’offrir l’opportunité à tous de pouvoir l’apprendre aisément.
«La réalisation de ce projet va offrir un cadre à travers des salles de cours bien spacieuses, de salles polyvalentes pour l’organisation des évènements culturels, d’une bibliothèque pour la documentation, tous équipés, permettant la promotion de la langue et de la culture japonaises au Bénin», s’est-il réjoui, avant d’ajouter que la langue est une arme puissante à même de créer l’harmonie dans le monde.

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Accompagnement des élus locaux souhaité

Le Bénin, en ce qui le concerne, apportera également sa contribution financière à travers la Fondation Ifê et la mairie de Cotonou… Sur ce point, André Dassoundo, membre du Conseil d’administration de la Fondation, sollicite l’accompagnement des élus locaux pour la réussite du projet.
L’apprentissage de la langue japonaise est devenu une réalité au Bénin depuis le 1er septembre 2003, afin de faciliter et de favoriser les relations entre les deux pays.
L’école de la langue japonaise au Bénin est la première des 54 que compte l’Afrique. Une cinquantaine de Béninois ont déjà bénéficié de bourses par le biais de la Fondation qui est en partenariat avec l’Ecole des filles de Tokyo, pour poursuivre leurs études supérieures au Japon.
Rufin Zomahoun, président fondateur de la Fondation Ifê et ambassadeur du Bénin près le Japon, expliquant les raisons de sa création, a souligné qu’il est tombé sous le charme du pays du Soleil levant, à cause de son développement et des valeurs qu’il incarne. Selon lui, le développement d’un pays ne se limite pas seulement à ses richesses. La langue en est également un facteur incontournable. Pour lui, le Bénin est bien capable de « devenir le Japon de l’Afrique », si ses ressources humaines s’approprient la langue et la culture d’autres pays, notamment le japonais. Même réaction du représentant des apprenants de l’école de la langue japonaise à Cotonou, Ignace Houngbo, qui insiste qu’aucun développement n’est possible sans la langue. Visiblement très comblé de l’initiative, il s’est dépêché d’affirmer que ladite école amorce un nouveau départ. Ce qui, selon lui, fera rayonner le Bénin à l’échelle internationale. Le souhait des uns et des autres est que cette école devienne un centre africain d’excellence de la langue japonaise.

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