Sommet sur le financement des économies africaines: Appel à une allocation spéciale de 650 milliards de dollars du Fmi

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Romulad Wadagni

Les pays africains pourront s’appuyer sur le système financier international pour créer l’espace budgétaire nécessaire à la relance post-Covid-19. Un appel à débloquer 650 milliards de dollars du Fmi est lancé à l’issue du Sommet sur le financement des économies africaines le 18 mai dernier à Paris.

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Les participants au Sommet sur le financement des économies africaines, mardi 18 mai dernier à Paris en France, appellent à décider rapidement d’une allocation générale de droits de tirage spéciaux (Dts) du Fonds monétaire international (Fmi), d’un montant de 650 milliards de dollars, et à la mettre en œuvre dans les meilleurs délais. Ce financement devrait accroître les réserves officielles des pays africains de 33 milliards de dollars afin de répondre aux besoins de financement pour promouvoir une relance rapide et durable, selon la Déclaration issue de la rencontre.
En fait, la pandémie de Covid-19 a provoqué une récession en 2020 sur le continent, après 25 ans de croissance continue. Le Fmi estime que 285 milliards de dollars de financements supplémentaires sont nécessaires aux pays africains sur la période 2021-2025, dont près de la moitié aux pays africains à faible revenu. Les pays à revenu intermédiaire comme le Bénin nécessitent également une attention particulière dans la réponse à la crise économique et sanitaire.
Au nombre des engagements, les dirigeants entendent soutenir une vingtième reconstitution ambitieuse des ressources de l’Association internationale de développement (Aid-20). L’accent sera mis sur le renforcement du capital humain et la protection sociale, la lutte contre le changement climatique, la création d’emplois, la transformation économique, le genre.
Ils appellent aussi à renforcer les institutions financières publiques africaines, notamment la Banque africaine de développement (Bad) dans sa mobilisation des ressources au service d’un développement vert, résilient et inclusif.

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Dynamiser l’entrepreneuriat

Le maintien de l’Aide publique au développement (Apd) à un niveau ambitieux, l’intégration de l’Afrique au sein de l’architecture financière internationale, la lutte contre les vulnérabilités liées à la dette et le surendettement, sont également au centre des préoccupations.
En plus de ces mesures, priorité sera accordée au sein du budget national à des politiques publiques clés en matière de croissance durable, telles que l’éducation, la formation, les systèmes de santé. Le développement du secteur privé et le financement de projets d’infrastructures de qualité sont aussi des défis. Dans cette optique, une Alliance pour l’entrepreneuriat en Afrique est envisagée pour appuyer le développement des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) par des moyens financiers, techniques adéquats et le renforcement des capacités.
Cela passe par des réformes en faveur d’un environnement économique et d’un climat des investissements plus stables, plus transparents et plus fiables. Pour y parvenir, les regards sont tournés vers la Société financière internationale (Ifc), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), la Banque européenne d’investissement (Bei) et d’autres institutions financières internationales, des organisations internationales, notamment le G20, et des agences de développement.

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