Sortie médiatique de la C2D: Les propositions de l’Opposition pour la démocratie

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Valentin Djènontin

Les forces politiques de l’Opposition, membres de la Coalition pour la Défense de la Démocratie (C2D) au Bénin ont tenu une conférence de presse, ce jeudi 31 mai à Cotonou. Au cœur de leur déclaration, l’évolution de la situation politique au Bénin et des griefs contre la gouvernance actuelle.

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Elles exigent la garantie des libertés publiques et d’expression à travers la levée de la suspension du journal La Nouvelle Tribune, Sikka Tv… et l’abrogation des arrêtés contre les manifestations pacifiques. Réunies dans la Coalition pour la Défense de la Démocratie (C2D) au Bénin, les forces politiques de l’Opposition ont donné de la voix hier. Elles ont exprimé ce qui, pour elles, reste indispensable à la consolidation de la paix et de l’Etat de droit au Bénin.
Au nombre des recommandations rendues publiques par leur porte-parole, le député Valentin Djènontin, l’audit international indépendant de la Lépi et la mise à disposition de moyens de fonctionnement au Cos-Lépi pour que les élections législatives et présidentielle se déroulent à bonne date ainsi que le retrait de la proposition de loi portant code électoral. La C2D exige aussi la tenue effective et sans parti pris des procès des affaires Dangnivo et Icc-services et l’instruction des autres scandales comme Maria-Gléta, Ppea 2, Sodéco, Pvi… ; le retour des « exilés politiques » et la convocation des états généraux des forces vives de la nation.
Par ailleurs, plusieurs autres parlementaires ont assisté à cette conférence.

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Les griefs sur le code électoral proposé

La nouvelle loi portant code électoral proposée par les députés du Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp) n’est pas du goût de la Coalition pour la défense de la démocratie. Selon la C2D, cette nouvelle loi embrigade les droits des citoyens à des élections démocratiques. Pour en témoigner, le porte-parole de la coalition, Valentin Djènontin, expose l’une des dispositions de cette proposition de loi : « Tenez, l’article 12 exclut du droit d’être électeur (et donc aussi d’être éligible), tout citoyen condamné à une peine d’emprisonnement avec ou sans sursis d’une durée supérieure ou égale à trois mois, et … pour tous autres faits constitutifs de délit prévus par les dispositions des lois pénales », fait-il savoir. Avec verve, il en déduit alors : « Ainsi une peine d’emprisonnement de trois mois avec sursis et pour délit, vous prive de vos droits civiques ! ». Pour les forces politiques de l’Opposition réunies dans la Coalition pour la Défense de la Démocratie, cet article expose les concurrents politiques qui ambitionnent de se présenter aux prochaines joutes électorales. En outre, le député Valentin Djènontin précise que le nouveau code fait obligation aux candidats de vivre sans interruption pendant un an de résidence au Bénin et de présenter un quitus fiscal dont la délivrance est uniquement réservée au directeur général des Impôts. Des dispositions qui, selon la C2D, fondent le rejet de la proposition de loi portant code électoral élaborée par le Bmp.
Pourtant, les dispositions incriminées sont, pour la plupart, prévues dans la loi actuellement en vigueur.