Soutien des Fonds et Banques arabes au développement du Bénin: 302 milliards injectés dans les infrastructures routières

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes va de mieux en mieux et ce, depuis l’avènement du président Patrice Talon. La dextérité managériale du chef de l’Etat et l’expertise technique de son chargé de mission Zul Kifl Salami ont permis de décrocher d’importants financements pour le développement du Bénin. Seulement dans la construction d’infrastructures routières et la mise en œuvre de grands travaux d’aménagement, le Bénin a déjà bénéficié d’un décaissement de 302 milliards de francs Cfa des Fonds et banques arabes.

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Partenaires constants, les Fonds et banques arabes sont un soutien de taille pour le Bénin dans sa marche résolue vers le développement. La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes est jalonnée par de nombreux financements, en l’occurrence dans le domaine des infrastructures. Il s’agit de financements concessionnels, de longue maturité notamment entre 20 et 30 ans, avec des taux d’intérêt relativement faibles. Convaincus de ce que le développement d’un pays doit également passer par la construction d’infrastructures et l’aménagement du territoire, les partenaires arabes ont financé la réalisation de grands travaux au Bénin. On peut citer entre autres acquis de cette coopération, la première et la deuxième extension du Port autonome de Cotonou, l’emblématique Barrage hydroélectrique de Nangbéto, la Cimenterie du Bénin (CimBénin), la route Savalou – Djougou – Porga, la route Parakou – Djougou… C’est sans oublier le bitumage de la route Dassa – Savè – Parakou (avec une bretelle sur la sucrerie de Savè); un axe dangereux qui autrefois constituait le circuit de la mort.
Aujourd’hui, mieux qu’hier, les Fonds et banques arabes appuient le Bénin avec l’assurance que les financements auront l’impact escompté pour la croissance économique du pays. En effet, le concours indéfectible et sans cesse renouvelé des Fonds et Banques arabes n’est pas un coup de chance. C’est le fruit du tandem Patrice Talon, dont le leadership, la vision et la méthode séduisent les partenaires arabes, et son chargé de mission Zul Kifl Salami, dont le dynamisme, le professionnalisme et l’expérience rassurent. L’intervention du chef de l’Etat, traduite par son chargé de mission Zul Kifl Salami, se décline sur deux registres : déterrer et réactiver les projets d’infrastructures dormants pour leur donner vie jusqu’à leur point d’achèvement d’une part, et d’autre part initier et encadrer en temps réel des nouveaux financements. « Tout se fait sous l’égide du chef de l’Etat. C’est lui qui impulse. Le président Patrice Talon a été l’amplificateur, celui qui a donné un coup d’accélérateur à la coopération entre les Fonds et Banques arabes et le Bénin, pour l’obtention de résultats concrets de développement. C’est un leader particulier qui joue un rôle central dans la mobilisation des ressources», fait savoir Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République.

Des fruits du leadership éclairé du chef de l’Etat !

Dès son accession au pouvoir, le président Patrice Talon a donné des orientations pour une gestion axée sur les résultats. Les partenaires arabes ont très tôt compris que leurs investissements seront désormais utilisés à bon escient et de façon rationnelle. C’est pourquoi, les Fonds et Banques arabes ont accompagné le président Patrice Talon dans la concrétisation de grands projets d’infrastructures en souffrance. C’est le cas de la route Kandi – Sègbana – Frontière du Nigéria financée intégralement par les Fonds et Banques arabes depuis 2005, qui a été relancée et bien exécutée sous le régime actuel. D’un coût de 35 milliards 569 millions de francs Cfa, cette route est un axe stratégique dans les relations commerciales entre le Bénin et le Grand voisin de l’Est, le Nigéria. Il en est de même de la route Banikoara – Kérémou -Frontière du Burkina Faso financée à hauteur de 22 milliards 958 millions 495 mille francs CFA par la Banque islamique de développement et de la route Tchaourou – Bétérou – Frontière du Nigeria financée à hauteur de 43 milliards 325 millions 959 mille 850 francs Cfa et qui a connu de gros blocages dont le dénouement n’a été rendu possible que par l’engagement et la détermination du chef de l’Etat. Dans la réalisation de la route Tchaourou – Bétérou, le pont de l’Okpara a reçu une attention particulière. En effet, pour se rendre à l’école, les enfants devaient traverser l’Okpara, un cours d’eau dangereux qui occasionnait fréquemment des drames, notamment des noyades répétées d’écoliers. Profondément ému, le chef de l’Etat s’est montré très engagé dans la réalisation de ce pont pour soulager les populations riveraines en général et les enfants en particulier. L’on ne saurait occulter le projet de pont sur le Mono, d’un coût de plus de 6 milliards, financé exclusivement par la Badéa avec une contrepartie du gouvernement. Ce projet a un caractère régional car ce pont constitue un trait d’union entre le Togo et le Bénin, facilitant les échanges, des biens et services sur les deux rives du fleuve. Entamée depuis 2012, la construction de ce pont a connu une vitesse de croisière sous le régime de Patrice Talon. Parmi les projets d’infrastructures routières financés par les Fonds et banques arabes et qui connaissent une meilleure exécution depuis l’avènement du président Patrice Talon, il y a également le projet de construction et de bitumage de la route Banikoara – Kérémou – Frontière du Burkina, financé par la Bid en 2014 et d’un coût d’environ 23 milliards ; ainsi que le projet de bitumage de la route Ouidah – Allada avec une bretelle à Pahou – Tori, financé depuis 2010 par le Fonds d’Abu Dhabi et le Fonds Koweïtien pour des montants respectifs de 4 714 405 690 de francs Cfa et 6 649 677 000 de francs Cfa, un projet qui sera achevé en 2017 par le Régime de Patrice Talon.
Outre ces infrastructures routières, le président Patrice Talon s’est également intéressé aux grands travaux d’aménagements côtiers dont la première phase, d’un coût de 35 milliards, a été financée par les Fonds et banques arabes. Le chef de l’Etat a apporté des modifications significatives au projet de protection de la côte contre l’érosion et mobilisé des financements pour l’exécution de la deuxième phase de ce projet. En effet, la première phase achevée en 2015 n’a pas comblé les attentes. Le linéaire côtier récupéré d’un côté était compensé par une érosion de la côte de l’autre côté. Prenant la mesure du danger qui plane sur l’architecture côtière, le président Patrice Talon a commis un Bureau d’études de grande notoriété pour une évaluation approfondie de la phase 1. Les résultats de cette expertise ont permis de lancer la phase 2 suivie par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et sous l’œil vigilant du chef de l’Etat. Pour sauver la côte, il a fallu actualiser les études et trouver du financement. Ces deux initiatives ont trouvé solutions grâce à l’engagement du chef de l’Etat : le Bureau d’études Bel Air a été commis et une Banque hollandaise a accordé le financement pour la phase 2 qui aura coûté environ 50 milliards. « Les travaux ont été résolument engagés. La restitution de la plage a été enclenchée et les résultats sont aujourd’hui visibles en temps réel. C’est le chef de l’Etat qui a sauvé la côte. Cette vigilance du président a permis, sur un autre plan, de réactiver la vocation touristique de la côte. Ainsi, le grand projet inédit de construction d’une station balnéaire à l’image de la célèbre station balnéaire de Bali en Indonésie, est sortie du rêve pour devenir réalité, un des jalons du pilier touristique du Programme d’action du gouvernement », explique Zul Kifl Salami, la main opérationnelle du chef de l’Etat auprès des partenaires arabes.

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Ténacité et détermination

Dans la négociation avec les Fonds et banques arabes, le chargé de mission du chef de l’Etat Zul Kifl Salami fait preuve d’une grande ténacité pour décrocher les financements attendus. La tâche n’est pas souvent facile, face à des partenaires très stricts et rigoureux dans la gestion de leurs finances. Sur certains projets, le chargé de mission Zul Kifl Salami a dû engager de douces batailles. C’est le cas du projet de réhabilitation et de bitumage du Corridor Cotonou – Niamey (axe Berebouay – Malanville 169,4km). « S’il y a un projet dont je me souviendrai encore longtemps dans mes fonctions au sein de la Bid, c’est bien celui-là. Cet axe routier relie le Bénin au Niger, il traverse la zone cotonnière, plusieurs zones de grandes productions agricoles et d’élevage, il constitue une voie d’accès au parc W dans le Nord Bénin. Le financement accordé par la Bid et le Fonds de l’Opep s’élève à 75 milliards dont 65 milliards pour la Bid seule », confie Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat. Puis il témoigne :
« D’abord, nous avons aux côtés du chef de l’Etat, procédé à l’encadrement du projet, depuis la collecte des données de base, la pré-évaluation jusqu’à l’évaluation. Mais la vraie difficulté inattendue, c’était le Conseil d’administration du 25 décembre 2017. Inscrit à l’ordre du jour de cette session, dans un lot de 14 projets pour 14 pays, le projet porté par le Bénin ainsi que les autres projets, étaient voués au rejet pur et simple ce jour-là. L’annonce a été faite d’emblée à l’ouverture du Conseil, par la haute direction de la Banque. C’était la fin de l’année et mon rêve était que le chef de l’Etat offre ce financement majeur comme son cadeau du Nouvel an aux populations riveraines. Vous imaginez quel était mon état d’âme à l’annonce du gel des 14 projets inscrits à l’ordre du jour. Qu’à cela ne tienne, j’ai alors décidé de me jeter dans la bataille et j’ai mené un des plus grands plaidoyers de ma carrière à la Bid. Argumentaire sur argumentaire, suspension de séance sur suspension, j’ai fini par renverser la décision. Le Conseil a décidé d’ouvrir les débats sur les 14 projets. Avec le soutien des collègues du Conseil, du président et du vice-président du département Opérations, le projet Berebouay – Kandi – Malanville a été approuvé. Un véritable parcours de combattant et un Ouf de soulagement », raconte Zul Kifl Salami. Il ajoute que l’accord de financement a été ensuite signé lors des Assemblées annuelles de la Bid tenues à Paris. Le chargé de mission du chef de l’Etat garde également un souvenir marquant du projet de bitumage de la route Akpro-Missérété – Kpédékpo, d’un coût de 14 milliards 698 millions 510 mille 666 francs Cfa. « Après avoir bouclé le financement, j’ai lancé les travaux de cet important axe routier de 85 km, corridor d’échanges entre le Bénin et le Nigéria, le 29 juin 2005. J’étais alors ministre d’Etat. La cérémonie de lancement a été majestueuse et emblématique, marquée par la présence effective de tous les rois de la Vallée de l’Ouémé… Mais c’est grâce à la détermination du président Patrice Talon que les travaux de ce projet ont pu être achevés », indique Zul Kifl Salami. Il importe de signaler que c’est dans le cadre de ce projet qu’a été construit le fameux pont de Tovadomé qui a fait l’objet d’un suivi particulier par le Régime de la Rupture et qui aura coûté plus de 4 milliards financés par la Bid.