Stratégie de développement durable: Wsm et Cnv international optent pour la gouvernance inclusive

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Présentation du DG -WSM

We social movements et la Cnv international multiplient les actions pour aider les organisations sociales et les mouvements à mieux s’impliquer et à être pris en compte dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement. Les deux structures ont organisé, vendredi 23 juillet à Cotonou, un atelier d’échanges sur la gouvernance inclusive au profit de multiples acteurs. Atelier dont la finalité est de parvenir à de meilleures stratégies et initiatives pour mieux protéger les cibles des deux organisations.

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Acteurs de la société civile, des mouvements sociaux de divers ordres; des syndicats et même des mutuelles de santé se concertent sur une gouvernance plus inclusive dans les pays. Ils ont été mobilisés par We social movements (Wsm) et la Cnv international dans le cadre d’un atelier régional d’échanges sur le thème : « La gouvernance inclusive pour le développement durable : réaffirmer le rôle de la société civile, y compris des syndicats.
Uzziel Twagilimana, coordonnateur continental de We social movements (Wsm), a indiqué que l’atelier est inspiré par les expériences de Wsm et de la Cnv international dans l’accompagnement des mouvements sociaux que sont les syndicats, les mutuelles de santé, les acteurs de l’économie sociale et solidaire comme les coopératives, les institutions de finance inclusive, les mouvements socio-éducatifs, les mouvements de femmes et de jeunes… Toutes ces organisations ont des stratégies différentes visant la protection des droits, le travail décent, le plaidoyer pour des cadres institutionnels et législatifs permettant que personne ne soit laissé en rade, et le renforcement des capacités, soutient-il.
Au cours des vingt-huit dernières années, ces organisations ont accumulé des expériences et ont également collaboré avec des institutions de recherche s’intéressant au travail décent, le droit à la protection sociale, le développement social inclusif et le rôle des mouvements sociaux dans toutes les politiques, allant de l’élaboration à la mise en œuvre, en passant par l’évaluation et le suivi. « Nos actions s’appuient sur les instruments internationaux, notamment les objectifs de développement durable, les normes de l’Oit. Ces institutions de recherche ont réalisé des études qui ont confirmé notre conviction profonde selon laquelle un développement durable n’est possible qu’à travers une gouvernance inclusive qui ne laisse personne en marge », soutient Uzziel Twagilimana. Ce modèle tripolaire confirmé par les chercheurs et les résultats de leurs travaux ont eu une place de choix dans les échanges au cours de cet atelier ponctué de riches et fructueux débats, de même que des témoignages et suggestions d’acteurs de terrain.

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Engagement

Pour parvenir à atteindre cette gouvernance inclusive tant souhaitée, le mouvement Inspir Bénin n’est pas du reste. Aboubakar Koto-Yérima qui en est le président salue l’accompagnement constant de Wsm et l’extension de la protection sociale en Afrique par le biais de son action. Le choix du Bénin pour abriter une telle rencontre, moins d’un mois après une précédente aux objectifs similaires, est une marque de confiance que mériteront les mouvements sociaux du pays à travers des actions plus fortes, s’est-il engagé. Les réflexions sur la stratégie et la nécessité d’une gouvernance inclusive doivent se poursuivre, selon lui. C’est aussi, précise Aboubakar Koto-Yérima, une invite à faire encore mieux pour que la dynamique en cours entre les mouvements sociaux s’améliore et se renforce.
Mais le programme ne se limite pas au Bénin. Il couvre cinq autres pays. S’agissant de l’atelier régional, le président d’Inspir Bénin a souhaité qu’il débouche sur de nouvelles stratégies pour renforcer cette articulation pour que les politiques, leurs mise en œuvre, suivi et évaluation se fassent avec le concours des acteurs de la société civile et des mouvements sociaux. «Nous sortirons avec des résultats intéressants dont la mise en œuvre ne fera que donner plus d’efficacité et d’efficience dans les mécanismes déployés dans les pays », promet-il.
Bart Verstraeten, directeur général de Wsm, a aussi effectué le déplacement de Cotonou. Présence justifiée par la nécessité de partager avec les participants les résultats des travaux de recherche. L’approche proposée repose en gros sur dix actions phares. Pour les réaliser, il faut une trilogie acteurs publics, société civile (dans sa globalité) et secteur privé, a-t-il soutenu. Il a évoqué aussi l’approche systémique pour réaliser les changements visés de manière structurelle, aussi bien au niveau local que national, surtout dans la perspective de l’atteinte de l’agenda 2030.