Suite aux effets néfastes du Covid-19: Près de 10 millions F Cfa de semences pour les maraîchers

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Vingt-cinq mille grammes de semences améliorées d’une valeur de près de 10 millions francs Cfa vont aux maraîchers en vue de renforcer leur résilience face aux chocs résultant de la crise sanitaire de Covid-19. La distribution gracieuse des kits de semences démarrée, mardi 28 juillet dernier, par Grand-Popo sous l’égide du ministre Gaston
Dossouhoui, impacte 27 communes grâce aux contributions du Centre mondial des cultures maraîchères basé à Taïwan et du Procar (Programme d’appui au développement agricole).

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La remise des kits de semences qui a commencé, mardi 28 juillet dernier, par la commune de Grand-Popo, dans le Mono, porte sur huit spéculations légumières. Faciles à cultiver et à cycle court, il s’agit des semences de la tomate, de piment, de gombo, de crincrin, de l’oignon, de l’amarante, de la grande morelle et de la basilique africaine. Ce sont au total 25 000g de semences améliorées d’un montant avoisinant 10 millions francs Cfa, qui ont été mobilisés grâce aux apports de l’institution internationale World vegetable center (en anglais) et son partenaire Procar, un programme cadre d’intervention en milieu rural du Fida (Fonds international de développement agricole). La part du Procar est libérée à travers l’un de ses bras exécutants à savoir le Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) intervenant dans 27 communes.
Au dire d’Ousmane Kora, chef du Padmar, la coopération avec l’institution internationale réputée dans l’amélioration des semences maraîchères dure depuis plus de deux ans. Outre son expertise légendaire mise à la disposition du Bénin, poursuit-il, l’institution s’associe au gouvernement à travers Procar, pour donner un nouveau souffle au monde des maraîchers touché par les effets néfastes de la crise sanitaire de Covid-19 qui préoccupe au plan mondial. Au total, ce sont quelque 420 coopérateurs du maraîchage qui seront impactés, appuie Victor Afari-Sefa, directeur régional de World vegetable center. Il explique que l’initiative va aider les producteurs à se remettre des difficultés engendrées par la pandémie du Covid-19, à surmonter les effets néfastes ressentis dans la chaîne agroalimentaire en général. Notamment, il est question, à l’en croire, de relancer la production dans le maraîchage, de redonner le sourire aux acteurs du secteur. Heureux de cette attention accordée à leur secteur, les représentants des bénéficiaires ont promis de faire bon usage des dons en vue d’atteindre les objectifs visés. Particulièrement à l’endroit du gouvernement, Mathieu Sahui, président de la Fédération nationale des organisations de maraîchers du Bénin, a manqué de mots pour exprimer, au nom de ses pairs sa gratitude. Le présent geste faisant suite à plusieurs autres dont la remise, à Sèmè-Podji, de 200 moto-pompes et divers autres équipements de travail, toujours pour atténuer les effets pervers de la crise sanitaire sur leur secteur.

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Promesse tenue

L’opération de dotation des maraîchers en semences améliorées qui a démarré mardi dernier, a plus d’un sens pour le ministre en charge du secteur. Gaston Dossouhoui y trouve les prémices d’une agriculture plus résiliente au Bénin. Mieux, l’effectivité de la remise des semences traduit la tenue d’une promesse. « Il y a un an, j’étais venu ici les yeux rouges parce que nous avons été victimes de la fermeture unilatérale des frontières de l’Est du Bénin. Vous aviez des produits qui pourrissaient et je vous ai dit que nous allons transformer cette situation en une détermination pour aborder une agriculture résiliente », rappelle le ministre. Pour lui, c’est tout un agenda qui est en train d’être déroulé. Les présents kits de semences s’entendent comme l’acte fondateur de ce type d’agriculture résiliente, et les huit spéculations, relève le ministre, ont été choisies dans la logique de diversification agricole devant permettre aux petits producteurs de sortir de la précarité. « Si une culture ne marche pas, l’autre réussira. Si le marché n’est pas bon pour une spéculation, il sera propice pour une autre », explique-t-il.
Sélectionnés dans la catégorie des exploitants dont la superficie ne dépasse pas un demi-hectare, les maraîchers impactés constituent, pour le ministre, les pionniers de la nouvelle génération des agriculteurs résilients. Dans les 27 communes où ils ont été sélectionnés, rappelle-t-il, 88 puits avaient été forés et 35 tonnes de compost ont été préalablement distribuées en plus des séances de renforcement de capacités. Les postes de dépenses les plus importantes pour les petits exploitants étant, au dire du ministre, la semence, les engrais et la maîtrise d’eau. Gaston Dossouhoui annonce que les grands exploitants ne sont pas oubliés. Dotés de capacités pour aller vers les institutions bancaires, un programme de crédit de financement aux conditions alléchantes est concocté à leur profit, fait savoir Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.