Sujets brûlants de l’actualité: Le porte-parole du gouvernement se prononce

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

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Reçu sur une radio privée de la place, ce dimanche 27 juin, Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, explique le bien-fondé de la proposition de loi sur l’assurance des engins à deux et trois roues. Il a aussi abordé d’autres préoccupations dont, entre autres, la délivrance des factures normalisées et les modalités de détermination des primes en matière d’assurance automobile. Toutes ces réformes, dit-il, relèvent du hautement social.

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Par rapport à la note du directeur général des impôts sur les modalités de détermination des primes en matière d’assurance automobile, le porte-parole du gouvernement note que cela remonte à un arrêté de 2003 signé de Grégoire Laourou, ministre des Finances à l’époque. Il précise que c’est pour rappeler aux compagnies d’assurance les normes en matière de fixation et de détermination des primes d’assurance que cette note a été prise. « Il s’est observé que les acteurs du secteur, donc les assureurs contreviennent à cette règlementation et il y a des rabbais fantaisistes qui sont accordés aux assurés. Cela crée par ailleurs de la concurrence déloyale, d’après les explications des assureurs », rappelle-t-il. Le porte-parole du gouvernement fait savoir que le directeur général des impôts a fait son devoir de les saisir par écrit pour leur signaler la situation et leur dire de cesser avec cette pratique nuisible au secteur. Il ajoute que cela n’appelle pas à augmenter le taux ou les montants des assurances. « Les règles sont connues des assureurs. S’il y en a qui s’écartent des règles en faisant des prix à minima, c’est une faute. Tout ce que le directeur général des impôts leur demande est d’appliquer les textes », souligne-t-il.

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Plus de transparence

Wilfried Léandre Houngbédji s’est prononcé également sur la délivrance des factures normalisées. Il fait savoir que tous ceux qui doivent délivrer des factures normalisées doivent s’en acquitter. L’objectif, selon lui, est d’avoir plus de transparence et de préserver l’intérêt des consommateurs autant que celui des entreprises pour que le jeu de la saine concurrence jouant, chacun puisse trouver son compte. « C’est pour ça que l’idée des factures normalisées qui a déjà été expérimentée ailleurs et qui a fait ses preuves a été trouvée. Si vous vous approvisionnez tous sur le même marché et que vous arrivez en fonction de votre fournisseur, la différence peut se jouer là mais l’écart ne serait pas aussi énorme que ce que l’on observe parfois. J’en profite pour dire que l’obligation qui a été faite aux écoles privées d’avoir à délivrer des factures normalisées n’appelle pas d’augmentation de leurs frais parce qu’il n’y a pas de Tva que ces écoles doivent payer sur les frais d’inscription», complète-t-il. Il note que le gouvernement ne demande pas aux écoles privées d’augmenter les frais de scolarité. Si ces dernières augmentent les frais de scolarité, à l’en croire, elles doivent pouvoir en expliquer les raisons à l’Association des parents d’élèves.

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Mesures hautement sociales

Il note aussi que la proposition de loi qui impose l’assurance pour les engins à deux et trois roues est hautement sociale. « Rien ne vaut la vie et la vie n’a pas de prix. Les gens qui ont des motos et qui ont déjà souscrit à une assurance ne vont payer qu’entre 10 000 F et 15 000 F l’année. On peut dire qu’en moyenne, cela fait 1000 F le mois. Si vous prenez les statistiques du Centre national de sécurité routière en ce qui concerne les accidents de la circulation, vous allez observer que la plupart des accidents mettent en cause des engins à deux ou trois roues. Quand les accidents surviennent, les conducteurs de moto sont généralement les plus grandes victimes. Ceux qui sont en voiture sont encore mieux protégés. Il est courant de voir après un accident, un conducteur de moto à terre sans assistance tout de suite en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Parfois même, quand c’est eux qui ont causé les accidents, ils fuient ou bien ils se mettent à vous supplier. Et vous parfois, pour ne pas perdre du temps ou pour ne passer des mois avec l’assurance, vous laissez tomber », explique-t-il. Selon lui, ceux qui ont pensé à une telle action pensent forcément à la protection des motocyclistes. Si les motos ou voitures sont assurées, l’accidenté peut bénéficier des soins et de l’apport de l’assurance. « Mais parce que vous n’avez pas ça, vous êtes livré à la mort et vous pouvez mourir sans que vos familles puissent bénéficier de fonds de compensation parce que vous n’êtes pas assuré ou parce que celui avec qui vous avez fait l’accident n’est pas assuré », relève-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji affirme que le Bénin se modernise de plus en plus. L’Etat fait de belles routes et les routes ne sont pas faites pour tuer les gens. Il ajoute que le fait de payer entre
12 000 F et 20 000 F Cfa l’année pour sa vie parce qu’on sait qu’on va à moto toute l’année et qu’on est exposé à des cas d’accident relève plutôt du social?

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