Supposée augmentation de taxes : Les clarifications de Nicolas Yénoussi

Par Joel TOKPONOU,

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Supposée augmentation de taxes Les clarifications de Nicolas YénoussiNicolas Yénoussi

Dans la loi de finances gestion 2022, aucune taxe n’a augmenté. A l’occasion d’une sortie médiatique, Nicolas Yénoussi, directeur général des Impôts, le clame et donne des explications sur ce qui est source de polémique et d’inquiétudes depuis quelques semaines.

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« La plupart des taxes avaient toujours existé… Il n’y a pas eu d’augmentation ». Le directeur général des Impôts est formel. La loi n°2021-16 du 23 décembre 2021 portant loi de finances pour la gestion 2022 ne contient pas non plus toutes les taxes étalées sur les réseaux sociaux et qui semblent battre en brèche la logique sociale du gouvernement.
Selon Nicolas Yénoussi, « les produits agricoles sont exonérés de tous impôts. La loi de finances a été claire que les entreprises qui exploitent des activités agricoles, d’élevage et de pêche ne payent pas d’impôts, ni les impôts sur le revenu ni la Tva ». Preuve que la taxation n’est pas à la base de la cherté des produits. De la taxation des marches syndicales, des funérailles et autres, le directeur général des Impôts soutient qu’il n’en est rien. Certes, nuance-t-il, « il y a des impôts qui existaient depuis plusieurs années et le gouvernement ne peut les supprimer au risque de porter un coup à la décentralisation ».
Dans la dynamique du « hautement social », le gouvernement s’emploie plutôt à déployer des mesures susceptibles de renforcer la résilience des populations et des entreprises victimes des effets pervers de la pandémie du coronavirus qui sévit depuis deux ans. « Le gouvernement a fait l’effort de protéger les industries locales. Des mesures sont prises pour accompagner les entrepreneurs locaux », précise le directeur général des Impôts. On se rappelle la prise en charge par le gouvernement de certaines charges des entreprises et les transferts monétaires effectués en faveur de certains acteurs économiques. Au total, plus de 19 milliards F Cfa ont été décaissés au profit des micro et très petites entreprises des secteurs formel et informel.

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La cherté expliquée

Mais qu’en est-il de la cherté des produits sur le marché ? Nicolas Yénoussi a une explication plus que pertinente. En fait, aux temps forts du Covid-19, développe-t-il, la plupart des usines avaient fermé leurs portes en attendant que la pandémie soit relativement maîtrisée. A présent qu’elles ont repris leurs activités de production, elles reçoivent une forte demande. Conséquence : les moyens de déplacement sont aussi fortement sollicités. La loi de l’offre et de la demande agissant, il est normal que les coûts des déplacements soient élevés. Ce qui ne peut manquer d’avoir des répercussions sur le transport des produits. « Le fret a pris de prix. Et lorsque le commerçant importe et détermine à la fin son coût de revient, il est bien obligé de répercuter cela sur le prix de vente. C’est simplement ce qui se passe et ce n’est pas une spécificité du Bénin. C’est ainsi dans tous les pays actuellement», ajoute le directeur.
En dehors de cette situation, Nicolas Yénoussi met en garde les commerçants auteurs de spéculations et d’autres mauvaises pratiques. « Chacun veut profiter de la situation. Certains font la facture normalisée mais font un complément qui ne répond à rien», fait-il remarquer.
Malgré ce tableau presque sombre, le directeur général des Impôts reste optimiste. Ce que vivent les consommateurs est passager. « Dans les mois à venir, la situation va s’améliorer», promet-il. Le bout du tunnel ne serait donc pas trop loin.