Supposées pressions de la Chancellerie sur la Criet « Une manipulation politique », dixit le ministre Séverin Quenum

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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« Ce juge, je ne l’ai jamais rencontré bien qu’étant le ministre de la Justice qu’il accuse… Il s’agit d’une manipulation politique ». C’est ce qu’a déclaré, ce lundi à Lokossa, Séverin Quenum, ministre de la Justice, au sujet de la démission du magistrat Essowé Batamoussi et des supposées pressions que la Chancellerie (le ministère de tutelle) exercerait sur la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Sur Rfi, ce lundi, le juge, précédemment membre de la Chambre des libertés et de la détention de ladite Cour, a mis en cause l’indépendance de cette juridiction, notamment dans l’affaire Reckyatou Madougou, accusée d’association de malfaiteurs et de financement du terrorisme. « Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie. Car, le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention », avance-t-il.

« Cette déclaration faite en faveur de l’inculpée Madougou n’est ni surprenante ni anodine », réplique le ministre Quenum. Pour le patron de la Chancellerie, « Madougou et ses alliés de l’opposition dite radicale jurent par tous les dieux que l’élection du 11 avril n’aura pas lieu et qu’ils déclencheront une insurrection à partir du 5 avril afin de mettre un terme au mandat du président en exercice ». « A cet effet, allègue-t-il, de fortes sommes d’argent provenant de pays voisins sont offertes ici et là pour rallier diverses personnalités civiles ou militaires à l’entreprise de déstabilisation du pays. »

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A en croire le ministre de la Justice, des appels à coup d’Etat ont même été lancés. « Ce à quoi concourt la déclaration du juge Batamoussi qui n’est rien d’autre qu’une recrue de plus dans le cadre de cette entreprise », conclut-il.

« Ce juge, je ne l’ai jamais rencontré bien qu’étant le ministre de la Justice qu’il accuse… Il s’agit d’une manipulation politique ». C’est ce qu’a déclaré, ce lundi à Lokossa, Séverin Quenum, ministre de la Justice, au sujet de la démission du magistrat Essowé Batamoussi et des supposées pressions que la Chancellerie (le ministère de tutelle) exercerait sur la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Sur Rfi, ce lundi, le juge, précédemment membre de la Chambre des libertés et de la détention de ladite Cour, a mis en cause l’indépendance de cette juridiction, notamment dans l’affaire Reckyatou Madougou, accusée d’association de malfaiteurs et de financement du terrorisme. « Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie. Car, le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention », avance-t-il.

« Cette déclaration faite en faveur de l’inculpée Madougou n’est ni surprenante ni anodine », réplique le ministre Quenum. Pour le patron de la Chancellerie, « Madougou et ses alliés de l’opposition dite radicale jurent par tous les dieux que l’élection du 11 avril n’aura pas lieu et qu’ils déclencheront une insurrection à partir du 5 avril afin de mettre un terme au mandat du président en exercice ». « A cet effet, allègue-t-il, de fortes sommes d’argent provenant de pays voisins sont offertes ici et là pour rallier diverses personnalités civiles ou militaires à l’entreprise de déstabilisation du pays. »

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A en croire le ministre de la Justice, des appels à coup d’Etat ont même été lancés. « Ce à quoi concourt la déclaration du juge Batamoussi qui n’est rien d’autre qu’une recrue de plus dans le cadre de cette entreprise », conclut-il.