Tension sociale à la société sucrière de Savè: Lazare Sèhouéto dénoue la crise

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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La Société sucrière de Savè devenue la Sucrerie complaint du Bénin (Sucobé), depuis des années, se trouve confrontée à des crises sociales répétitives. Depuis deux semaines, la société est paralysée par un mouvement de grève déclenché par les travailleurs. Une situation qui a fait déplacer d’urgence, ce jeudi 19 octobre, Lazare Sèhouéto, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.

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Le personnel et la direction de la Sucrerie complaint du Bénin (Sucobé) aux mains d’un groupe de Chinois ne parlent pas le même langage. La tension est de plus en plus forte. Suite au mouvement de grève de 72 heures par semaine déclenché depuis deux semaines par les deux syndicats de la société, le Syndicat des travailleurs du sucre et de l’Alcool (Syntrasa) et le Syndicat des travailleurs de Sucobé (Syntra-Sucobé), les activités sont au ralenti dans la société. Les 283 agents de la Sucobé de Savè se sont mis en coalition pour exiger de leurs employeurs chinois la fin des disparités salariales et le reversement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de la part patronale et autres prélèvements faits sur les salaires afin de permettre aux travailleurs de jouir de leurs retraites. Ils sont nombreux à se sentir concernés par la question du remboursement des cotisations prélevées sur leur salaire pour le compte de la Cnss. Ils disent ne pas réclamer un relèvement de leur salaire bien que le salaire le plus fort est de 175 000 F Cfa et de 40 000 F Cfa pour le plus bas.
Aussi, les travailleurs mécontents exigent-ils le départ sans condition du directeur du personnel, le Chinois Zhao-Qi, qui leur ferait subir des traitements dégradants et inhumains. Pour les travailleurs, « C’est avec mépris que le directeur du personnel traite les agents et fait des licenciements abusifs à la société Sucobé de Savè depuis près de quatorze ans qu’ils ont pris en location-gérance libre gestion», déplore Alain Yayi, secrétaire général du Syntra-Sucobé.
Les délégués du personnel, le directeur de la Sucobé-Savè, Zhou Kaïming et son équipe étaient hier à la table des négociations, sous la présidence du ministre Lazare Sèhouéto, pendant plusieurs heures. Pour la délégation ministérielle, la reprise du travail à la Sucobé, est un défi. « Il faut que ça cesse de jaser à la Sucobé après le départ du ministre », dira l’un des négociateurs présents à cette rencontre.
Au terme de cette rencontre marquée par des suspensions et des conciliabules, tout est rentré dans l’ordre. Dix-neuf points étaient inscrits. Les deux parties se sont mises en accord sur l’essentiel des revendications. Le seul point d’achoppement était celui relatif au départ du directeur du personnel. Les tractations se sont poursuivies tard dans la nuit. Les travailleurs ont accepté finalement de reprendre les activités. Ainsi, la campagne pour le sucre et l’alcool produit à la Sucobé-Savè qui démarre début novembre pourra se dérouler sans accroc.

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