Thèse de Giscard Guézodjè sur les affections bucco-dentaires : les plantes utiles pour les soins dévoilées

Par Fulbert Adjimehossou,

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L'impétrant Giscard Guézodjè au milieu des membres du juryL'impétrant Giscard Guézodjè au milieu des membres du jury

A travers sa thèse soutenue le 10 décembre 2021, Giscard Guézodjè a révélé l’apport des plantes dans la lutte contre les affections bucco-dentaires. L’impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine est allé plus loin en proposant un prototype de pâte dentifrice.

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On tend vers la fabrication d’une pâte dentifrice naturelle, issue du génie béninois. Un prototype est même disponible et présenté par son concepteur, Giscard Guézodjè lors de la soutenance de sa thèse le 10 décembre 2021. Les travaux de cet impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine a pour thème : « Études ethnobotaniques et profils phytochimiques des plantes utilisées dans les soins bucco-dentaires au Bénin ». Les résultats ont été défendus devant un jury international présidé par le Professeur
Mossadok Ben-Attia de l’Université de Carthage en Tunisie. En effet, ces plantes ont l’avantage de contribuer à l’entretien de la cavité bucco-dentaire et au traitement des maladies bucco-dentaires. « L’utilisation des brosses végétales est une pratique culturelle pour traiter les affections bucco-dentaires. Mais les données scientifiques sur leur potentiel thérapeutique sont inexistantes. Dans le cadre de cette thèse, nous avons donc mené une enquête ethnobotanique qui a permis de recenser 362 espèces à usages bucco-dentaires », a souligné Tonahin Giscard Guézodjè.
En plus de faire le recensement, Tonahin Giscard Guézodjè a fait l’évaluation de cytotoxicité et des activités antibactériennes des dix espèces les plus citées. Deux d’entre elles présentent de grands intérêts. Il s’agit d’Anogeissus leiocarpa (Hlihon, en langue fon) et de Prosopis africana (Kaké en langue fon). « Les résultats du test antibactérien montrent que les plus grands diamètres d’inhibition ont été obtenus avec les extraits hydro-éthanoliques d’Anogeissus leiocarpa et de Prosopis africana. Par la suite, nous avons évalué l’activité antioxydante de ces deux plantes. L’analyse chromatographique des extraits a révélé que les deux principaux flavonoïdes qu’ils contiennent sont l’acide éllagique et la quercétine. Ces résultats consolident l’intérêt que présentent ces deux plantes», a-t-il déclaré.
C’est un grand pas qui vient d’être fait pour la valorisation de ces plantes. Ayant dirigé cette thèse, les professeurs
Hounnankpon Yedomonhan de l’Uac et Amadou Dicko de l’Université de Lorraine ont d’ailleurs tenu à saluer ces progrès. «L’acide éllagique et la quercétine sont des molécules utilisées dans le traitement des maladies fongiques. Maintenant, puisqu’on ne peut pas transporter tout le temps les tiges de plantes, il faut aller à des formules transportables. La première qui est la plus connue est la pâte dentifrice. Giscard a déjà conçu un prototype», a dit Prof. Hounnankpon Yedomonhan.

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