Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures gouvernementales : Les fortes actions exposées aux populations de l’Atacora

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures gouvernementales : Les fortes actions exposées aux populations de l’AtacoraLe gouvernement sensibilise les populations sur la crise mondiale et les actions entreprises au Bénin pour y faire face

Dans les moindres détails, la délégation gouvernementale en séjour dans l’Atacora a expliqué aux populations de Boukombé et de Natitingou, hier jeudi 12 mai, les raisons de la cherté de la vie et les fortes actions du gouvernement pour en réduire les impacts.

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La première journée de la Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures d’atténuation prises par le gouvernement a démarré, hier jeudi 12 mai, par la commune de Boukombé dans l’Atacora. Une occasion pour la délégation gouvernementale de lever un coin de voile sur les raisons de la cherté de la vie aux populations venues massivement écouter. La délégation composée du ministre d’État, du Développement chargé de la coordination de l’action gouvernementale et ses collègues des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, de l’Industrie et du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, du secrétaire général du gouvernement, du préfet de l’Atacora et des sept députés du département a eu un échange à bâtons rompus avec les différentes couches de la population.
Si la vie coûte aussi cher au Bénin de nos jours, soutiennent les intervenants, c’est du fait de la crise mondiale dont les effets n’ont pas épargné le Bénin. Entre autres, détaille Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, il faut retenir la Covid-19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, grands pays producteurs des denrées de grande consommation. À cela s’ajoutent les actes terroristes dans les pays voisins qui font que certains producteurs ont abandonné la terre pour venir s’approvisionner au Bénin. Ces situations ont aggravé les choses, confie le ministre.

D’importantes mesures au profit des populations

Le gouvernement a ainsi pris des mesures d’anticipation qui permettent d’atténuer cette situation sans trop faire saigner les poches des populations. Il s’agit par exemple des subventions accordées aux entreprises pour leur venir en aide pendant la crise de Covid-19, la subvention des produits de forte consommation, les mesures pour renforcer la production locale, l’exonération de certaines taxes et récemment la décision de relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et celle visant à améliorer les salaires.
Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, a soutenu les ministre Yves Kouaro Chabi en rappelant que le gouvernement s’attèle à atténuer les effets pervers de la crise mondiale sur la population. La subvention des produits pétroliers de cinq milliards de francs Cfa par mois est passée à dix milliards, a informé Modeste Kérékou. « N’eût été cette subvention, peut-être que le gasoil, nous l’aurons acheté à 1 200 ou 1 500 francs le litre à la station, l’essence à 800 ou 900 francs le litre », a-t-il soutenu. La subvention des intrants agricoles en vue de la cession à un prix abordable aux producteurs, a fait que le Bénin dispose de stocks contrairement à certains pays où les prix ont doublé. « Si nos producteurs ont ces produits à bon prix, notre vœu à tous, c’est que ces intrants servent à la production locale et une fois le temps des récoltes, que ce soit les consommateurs béninois qui en jouissent », a martelé Modeste Kérékou. Il a fait constater que les producteurs sont sous une forte pression des acquéreurs étrangers pour prendre ces produits. La même pression se fait constater sur les produits viviers, d’après Modeste Kérékou qui trouve paradoxal que les produits agricoles qui accroissent d’année en année au Bénin coûtent si cher sur le marché local. « La priorité devrait être à la consommation locale, au regard des efforts fournis par le gouvernement pour appuyer les producteurs.

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Actions post-Covid

« 110 milliards d’accompagnements, 75 milliards spécifiquement mis à la disposition du Fonds national du développement de l’agriculture pour aider les entreprises agricoles, 10 milliards à la disposition du Fonds national de microfinance pour le refinancement des systèmes financiers décentralisés et à peu près 25 milliards pour les autres entreprises non agricoles. Ajouté à cela, 20 milliards ont été décaissés pour aider le secteur de l’artisanat », a rappelé Modeste Kérékou, pour signaler l’effort considérable du gouvernement pour soutenir la population dans le cadre de la crise de Covid-19. Selon lui, le gouvernement a sa méthode de travail caractérisée par la rigueur et la transparence auxquelles les populations n’étaient pas habituées. Il faut souligner que ces divers allègements ont fait réduire les taxes sur plusieurs produits de forte consommation au Bénin.
C’est ce qu’a expliqué Shadya Assouma, ministre de l’Industrie et du Commerce. « Pour ce qui concerne les produits de première nécessité dont les prix ont flambé à cause de la guerre, nous avons le blé, le riz, l’huile sur lesquels il y a eu un abattement de prix déjà. Dans le calcul des frais de douane, le gouvernement ne prend en compte que la moitié du fret maritime et les deux tiers pour le fret aérien », renseigne la ministre. « Si le gouvernement n’est pas intervenu pour que le producteur de maïs ait le sac d’engrais à 14 000 francs, il aurait perdu au moins 7 000 francs à l’hectare. Alors que l’année dernière il avait gagné 40 000 francs à l’hectare, cette année, il aurait perdu 47 000 francs à l’hectare », a fait remarquer la ministre de l’Industrie et du Commerce. Le combat du gouvernement vise à favoriser la disponibilité du produit au pays.
Il y a lieu de consommer ce que nous produisons localement pour limiter les chocs dans notre pays, conseille le secrétaire général du gouvernement, Édouard Ouin-Ouro. Le gouvernement se bat donc pour le mieux-être des populations. Cela se traduit, ajoute le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané par l’accès à l’eau potable, à l’énergie, aux espaces marchands, aux cantines scolaires, aux infrastructures routières… Ces secteurs où le gouvernement investit sont aujourd’hui une priorité pour la ville de Natitingou, selon Taté Ouidéyama, maire de la commune. Il est satisfait des explications du ministre d’État sur ce qui se fait pour le compte de Natitingou et de l’Atacora en général.