Tournée statutaire du préfet de l’Alibori: Mohamadou Moussa imprégné des réalités du terrain

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Tournée statutaire du préfet de l’Alibori: Mohamadou Moussa imprégné des réalités du terrain


Le préfet de l’Alibori, comme à son habitude, est allé toucher du doigt les réalités que vivent ses administrés. C’est à la faveur de la tournée statutaire qu’il a effectuée la semaine dernière dans les six communes placées sous sa tutelle. En dehors de quelques situations déplorables constatées sur le terrain, Mohamadou Moussa s’est réjoui des avancées réalisées par chacune d’elles.

LIRE AUSSI:  Fin de mission au Bénin de l’ambassadeur du Japon et du Nonce apostolique: Les mérites de deux diplomates salués

Dans l’Alibori, les communes vivent pratiquement les mêmes difficultés. Pour les porter à la connaissance du préfet, Mohamadou Moussa, qui était leur hôte, leurs maires ne se sont pas fait prier. Elles ont trait à la transhumance qui crée des conflits entre éleveurs et agriculteurs, à l’insuffisance d’enseignants dans les établissements scolaires publics, au manque de personnel qualifié dans les formations sanitaires et autres centres de santé communaux, à l’insécurité, aux mariages précoces des filles et aux grossesses en milieu scolaire.
Par rapport à la question relative aux grossesses en milieu scolaire, le préfet n’a pas manqué d’exprimer son amertume, jeudi 31 octobre dernier, à Gogounou. C’était à propos des 11 cas supplémentaires détectés dans l’arrondissement de Zougou- Kpantossi au cours de cette année. Il n’entend plus voir les efforts consentis par les autorités locales pour lutter contre le phénomène, remis en cause du fait de l’inconscience de quelques personnes. Le maire Moutawakilou Gounignan a, à cette occasion, pris l’engagement avec les membres de son Conseil communal de s’y investir davantage.
Précisons que l’autorité préfectorale est également revenue sur la question des enlèvements de personnes contre rançons qui sont devenus récurrents à Gogounou. Avant cette commune, le préfet et sa délégation étaient à Sègbana.
Mohamadou Moussa a invité le maire à s’impliquer beaucoup plus dans le règlement des conflits entre éleveurs et agriculteurs.
Le mauvais état de la route Guéné-Karimama, la cherté des médicaments dans les formations sanitaires, ainsi que la non-adaptation de l’ambulance en saison pluvieuse dans certaines communes n’ont pas laissé le préfet indifférent. S’agissant de la non-couverture intégrale du département par les réseaux Gsm et l’Ortb, il note qu’il y a eu des avancées. Même si dans la plupart des communes, l’état d’exécution des budgets au 30 septembre dernier ne convainc pas encore. Des efforts ont également été constatés au niveau de la mobilisation des ressources.

Bilan
Que ce soit à Karimama, Malanville, Sègbana, Gogounou, Kandi et Banikoara, les maires ont eu l’occasion de faire le bilan de leurs réalisations dans tous les secteurs de développement. Les travaux de grande envergure en cours ou déjà réalisés par le gouvernement du président Patrice Talon n’ont pas été occultés.
Par rapport aux doléances exprimées par les différents maires à chacune des étapes de la tournée, les directeurs départementaux, en fonction de leur domaine d’intervention, se sont succédé pour leur apporter des éléments de réponses. Selon le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire, Bio Togou Gounon Zimé, le problème de l’insuffisance d’enseignants est sur le point d’être réglé. Son collègue de l’environnement, face à la proposition, de construction d’une digue de protection et de désensablement du fleuve Niger et de la Sota pour lutter contre les inondations, faite par le maire de Malanville, Inoussa Dandakoé, préconise qu’il saisisse le Fonds national pour l’environnement et le climat, à travers le montage d’un projet.
A chaque étape, le préfet a appelé les populations à travailler pour le développement de leurs communes respectives.
Pour finir, il a décerné un satisfécit aux maires et membres de leur conseil communal pour le travail accompli.

LIRE AUSSI:  Confusion autour de la Police républicaine: Les clarifications du directeur général Nazaire Hounnonkpè