Trafic de cartes de vaccination anti-Covid 19: Une répression « sans état d’âme » annoncée

Par Fulbert Adjimehossou,

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Benjamin Hounkpatin

L’affaire liée au trafic de cartes de vaccination anti-Covid-19 n’a pas fini de livrer tous ses détails. Le ministre de la Santé a annoncé le 16 septembre 2021 que la police est mise à contribution pour mettre tous les auteurs hors d’état de nuire.

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Un nouvel épisode s’ouvre dans la bataille contre la Covid-19 au Bénin. Cette fois-ci, ce n’est pas le virus la cible, mais ceux qui handicapent le processus de vaccination. «C’est avec amertume, mais aussi détermination que je m’adresse à vous pour vous dire qu’en dépit des nombreux efforts du gouvernement du Bénin pour faciliter l’accès à la vaccination qui, je le rappelle est totalement gratuite, des compatriotes ont fait le choix de se livrer à un trafic de carnets de vaccination. Le plus affligeant, est qu’ils le font en parfaite intelligence avec certains agents de santé. Ces agents sans foi ni loi, par divers subterfuges, abusent des populations en se présentant comme solution pour l’obtention du pass vaccinal contre paiement de forte somme d’argent sans l’effectivité de la vaccination », a déclaré le ministre Benjamin Hounkpatin au cours de son point de presse, le 16 septembre 2021.
Des personnes arrêtées dans ce dossier ont été déjà placées sous mandat de dépôt, après leur présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo. Le ministre de la Santé ne compte pas s’en arrêter là.
« Des opérations sont en cours avec le concours de la police pour démanteler et mettre hors d’état de nuire ces réseaux de criminels », a-t-il ajouté. Le procès de ceux qui sont déjà derrière les barreaux pourrait avoir lieu le 29 novembre 2021. Ils risquent des peines d’emprisonnement et de lourdes amendes, conformément à la loi 2020-37 du 03 février 2020 portant protection des personnes et la loi portant lutte contre la corruption et les infractions connexes. Pour ce qui est des agents de l’État impliqués, ils risquent des sanctions disciplinaires, voire la radiation ou la rupture du contrat de travail. «Nous serons sans état d’âme dans la répression contre ces actes qui à la limite sont criminels», a-t-il insisté. Une manière de mettre en garde les agents en charge de la vaccination.

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