Traitement des questions sécuritaires et autres sujets sensibles : Le recadrage pédagogique de Rémi Prosper Morreti

Par Paul AMOUSSOU,

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Traitement des questions sécuritaires et autres sujets sensibles Le recadrage pédagogique de Rémi Prosper MorretiRémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication

L’occasion de présentation des vœux aux acteurs des médias, mercredi 12 janvier, a été saisie par Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication (Haac), pour opérer un recadrage qui s’est voulu très pédagogique, et non pas forcément dans une perspective de déploiement de la régulation qui incombe à la Haac.

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Au-delà des cordialités et discours d’usage des cérémonies de présentation de vœux du nouvel an, le président de la Haac a marqué les esprits lors de ses échanges avec les responsables des organes publics et d’organisations faîtières des médias. C’est sur le traitement adéquat qui doit être accordé aux questions sécuritaires, et partant, dans un cadre global, sur les questions sensibles qui, jugées comme telles, doivent être traitées avec davantage de rigueur et parcimonie. Exigences du reste professionnelles, qui intiment qu’il n’est pas utile de porter un sujet sur la place publique dès lors que son impact peut s’avérer négatif et contre-productif à bien des égards.
Rappelant ceci, Rémi Prosper Moretti semble, in fine, renvoyer à leur catéchèse certains professionnels des médias qui ont récemment eu tendance à avoir une approche légère dans leur traitement des attaques terroristes intervenues dans certaines régions septentrionales du Bénin. En l’occurrence, 1 Corinthiens 10 : 23 enseigne que « Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas ». Une sagesse que 1 Corinthiens 6 :12 renchérit par « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile». L’intervention du président de l’instance de régulation vise à attirer l’attention des journalistes sur la nécessité de faire preuve de vigilance concernant les messages qu’ils véhiculent dans leur traitement des questions sécuritaires, et toutes celles sensibles comme le terrorisme, et la manière dont il convient utilement de placer les informations y relatives dans leur contexte.
En somme, il s’agit d’une piqûre de rappel sur des fondamentaux, que ne doivent pas perdre de vue les professionnels des médias, pour aborder des sujets aussi sensibles et chargés émotionnellement, à l’instar du terrorisme. Sujet ayant des implications géostratégiques et engageant la sûreté de l’Etat, avec lequel il faut faire preuve de responsabilité et de doigté.

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