Transhumance politique: Les explications de Wilfried Léandre Houngbédji

Par Joel TOKPONOU,

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L’épineuse question de la transhumance politique n’a pas été occultée lors du point de presse de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, vendredi dernier. Le secrétaire général adjoint du gouvernement a indiqué qu’elle n’éprouve pas la réforme du système partisan.

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Le constat est alarmant. Ces derniers jours, si ce ne sont des membres du Bloc républicain (Br) qui quittent cette formation politique pour rejoindre l’Union progressiste le renouveau (Upr), ce sont des membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui démissionnent pour adhérer au Bloc républicain. Une ambiance caractéristique de la période préélectorale mais qui intervient au lendemain de la réforme du système partisan censé assainir le paysage politique national. Seulement, ces nombreux mouvements d’acteurs politiques n’éprouvent pas la réforme du système partisan opérée par le gouvernement et qui a consacré l’avènement d’une nouvelle Constitution, d’une nouvelle charte des partis politiques, d’un nouveau code électoral, etc. Pour être plus précis, la réforme du système partisan n’avait pas pour objectif de mettre fin à la transhumance politique. C’est l’explication donnée, vendredi dernier, par Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. « Les démissions qui s’observent d’un parti à un autre ne mettent pas en péril la réforme du système partisan », informe-t-il. Elles participent assurément de la vitalité de la démocratie et de la liberté d’opinion de chaque citoyen comme le prescrivent les textes en vigueur. Allusion ainsi faite à l’article 11 de la loi 2018-23 du 17 septembre 2018 qui dispose que « tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques, est libre d’être membre fondateur ou d’adhérer au parti politique de son choix. Il est tout aussi libre d’en démissionner ».
A en croire le porte-parole, « il faut noter que ce que nous appelons communément transhumance politique est une problématique qui pourrait peut-être demain trouver d’autres solutions ».
Précisons que par le passé, les députés avaient tenté de mettre fin à la transhumance politique ou de l’encadrer avec fermeté. Mais une décision de la Cour constitutionnelle leur en a dénié le droit. En effet, lors du vote de la première charte des partis politiques, certains députés avaient inséré une disposition qui met fin aux mouvements intempestifs d’élus entre partis politiques. Mais par la décision Dcc 02-083 du 27 août 2001, la haute juridiction avait jugé que l’article concerné était contraire à la Constitution. Ledit article stipulait que « Tout élu à un mandat représentatif sous la bannière d’un parti politique qui vient à en démissionner en cours de mandat pour quelque motif perd son siège au sein de l’institution concernée. Il est immédiatement remplacé par son suppléant »?

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