Transport aérien: L’aéroport de Cotonou décroche sa certification

Par Josué F. MEHOUENOU,

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DG anac au milieu de ses colaborateurs

L’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun à Cotonou répond désormais aux normes internationales. Elle vient d’obtenir sa certification, synonyme du respect des normes d’aviation et des standards internationaux. Cette certification, selon le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), non seulement est une exigence, mais porte de nombreuses retombées pour l’aéroport de Cotonou.

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C’est avec sourire que Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), a annoncé, vendredi 14 mai dernier, la certification de l’aéroport de Cotonou. Le Bénin se soustrait désormais des rangs des pays dont les aéroports ne bénéficient pas de ce précieux sésame, signe du respect des normes exigées en matière d’aviation civile. « La certification est un processus normalisé permettant de démontrer que l’aérodrome satisfait à un instant T à l’essentiel des normes et exigences de sécurité aérienne», a expliqué Karl Lègba. Cotonou peut donc se targuer d’avoir franchi ce pas de géant. Cette certification est en effet une exigence de l’aviation civile internationale qui impose que « tout aéroport international dans le monde entier doit détenir un Certificat délivré suivant les normes internationales », selon le directeur général de l’Anac. D’ailleurs, la loi 2013-008 du 29 août 2013 portant Code de l’aviation civile et commerciale en République du Bénin le stipule clairement en son article 131.
En plus de se hisser au même niveau que les grands aéroports du monde, celui de Cotonou tire d’autres gains de sa certification. Toutes les grandes compagnies qui ont longtemps rêvé de desservir Cotonou mais qui se sont abstenues en raison d’un défaut de certification peuvent désormais se ruer sur l’aéroport de Cadjèhoun. En plus d’être certifié, il a bénéficié de nombreux travaux qui en font un espace prisé pour un transport aérien sûr et de qualité dans un confort qui ne dit pas son nom. « Les nombreuses grandes compagnies qui ont posé cela comme préalable pourront se décider à venir au Bénin. Par ailleurs, les grandes compagnies qui y sont déjà pourront opérer plus aisément, rassurées que les normes sont strictement observées, et sans devoir faire des efforts supplémentaires », ajoute Karl Lègba, pour se faire plus complet sur les aisances et commodités qu’offre désormais l’aéroport de Cotonou.
Ensuite, indique-t-il, l’aéroport de Cotonou entre ainsi dans un cycle reconnu par la communauté internationale, car cette certification a connu la participation de six pays de la sous-région, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) qui est la structure de l’Organisation des Nations Unies en charge des questions de l’aviation civile. En plus de la certification, l’Anac fait l’objet d’audits réguliers de la part de ses partenaires de l’aviation civile internationale. Tout ceci, pour maintenir en place un dispositif de qualité qui permet au Bénin de demeurer sur la ligne des exigences du transport aérien moderne et sécurisé.
A ceux qui s’étonnent de constater que, depuis 1960, le Bénin n’a pas certifié son aéroport, Karl Lègba répond que ce n’est pas parce que le pays n’a pas essayé. Mais toutes les tentatives se sont révélées infructueuses, du moins avant 2016. Mais depuis cinq ans, le Bénin a consenti sur sa plateforme aéroportuaire, de lourds investissements. A cela, il faut ajouter les nombreuses réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon. « Il fallait non seulement mettre aux normes les installations mais aussi s’assurer de la capacité de l’Anac à mener à bien ce processus », indique le directeur général de l’Anac. Aujourd’hui, c’est chose faite, se félicite le patron de l’Anac. Mais le plus dur sera de se maintenir dans ce challenge et à cela, la Société des aéroports du Bénin s’est engagé et entend y travailler résolument.

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