Trois ministres face aux hommes des médias hier : «Notre pays commence par aller mieux »

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Trois ministres étaient face aux médias, ce jeudi 7 décembre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou. Ils ont affirmé que le pays « commence à aller mieux », après avoir apporté des précisions et clarifications sur certains sujets d’actualité et sur la gouvernance du régime du Nouveau départ.

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Le Bénin accueille dans les prochains jours, la visite de la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Cela témoigne, d’après le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, de l’aura dont jouit le Bénin sur le plan international. Mieux, il interprète la venue du numéro 1 du Fmi comme le couronnement des réformes «audacieuses et courageuses » entreprises par le chef de l’Etat et son gouvernement. Le but de cette visite, indique-t-il, est de s’assurer que les engagements réciproques pris de part et d’autre sont respectés. « La gabegie fait partie du passé. Le Bénin commence par aller mieux », se réjouit le patron de la diplomatie béninoise. Pour lui, « les signaux que donne le Bénin au reste du monde sont des signaux intéressants », en témoigne cette visite et celles à venir comme le séjour imminent de la première responsable de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).
Ce qui lui donne l’occasion de balayer du revers de la main les allégations selon lesquelles des personnalités étrangères ne visitent pas le Bénin. « Le rythme de la diplomatie béninoise n’est pas celui des réseaux sociaux et le temps de la diplomatie béninoise n’est pas celui des milieux politiques », poursuit le ministre sur cette même préoccupation. « Nous avons un programme rigoureux que nous suivons avec foi. La priorité de notre diplomatie, c’est de nous positionner stratégiquement », dira aussi le ministre Aurélien Agbénonci.
Les relations entre le Bénin et le Nigeria se sont aussi invités dans les échanges. Là-dessus, il assure que « les relations sont bonnes » aussi bien entre les deux pays qu’entre les deux chefs d’Etat et entre leurs ministres des Affaires étrangères.

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Quid de la lutte contre l’impunité ?

Le gouvernement ne fait pas une lutte sélective contre l’impunité, a soutenu Joseph Djogbénou, ministre en charge de la Justice, face aux hommes des médias à Cotonou, ce jeudi 7 décembre. A l’occasion de l’échange avec les médias, aux côtés de ses collègues en charge des Affaires étrangères et de la Fonction publique, le garde des Sceaux est revenu sur « la politique pénale du gouvernement ». Vouloir lutter contre l’impunité, de l’avis du ministre Joseph Djogbénou, n’est ni une théorie ou une profession de foi. Elle se fera, assure le ministre, à travers «des décisions courageuses, parfois douloureuses mais qu’il faut prendre ». Pour lui, la volonté du chef de l’Etat d’en découdre avec la prévarication, la corruption, les crimes économiques et les crimes de sang a été maintes fois renouvelée et ne devrait plus étonner. Point de répit pour les délinquants à col blanc contre qui, il est déclenché une « répression absolue » et une lutte acharnée », assure le ministre Joseph Djogbénou. A ceux qui voient à travers cette lutte pour l’assainissement de la gestion des deniers publics une chasse aux sorcières ou qui tentent de s’y opposer, le garde des Sceaux oppose la vision de la gouvernance du chef de l’Etat qui promet d’en finir avec la distraction des ressources de l’Etat et les mobiliser plutôt pour satisfaire les besoins et attentes des populations.
Il va ainsi citer des exemples comme les faux recrutements d’agents payés avec les ressources de l’Etat, l’affaire dite de placement « hasardeux » de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et d’autres encore au sujet desquels, d’après lui, le gouvernement ne fait que s’interroger et chercherait juste à comprendre s’il y a mauvaise gestion ou pas. « Le président de la République ne peut ratifier cette impression générale d’impunité », souligne-t-il. Il faut donc, lance Joseph Djogbénou, «banaliser et normaliser les interpellations » de certaines personnes sommées de s’expliquer ou de se justifier sur certains faits. Ce qui est certain, « la lutte sera poursuivie», promet-il.
Adidjatou Mathys, ministre en charge de la Fonction publique, a également échangé avec les hommes des médias, sur certains sujets en lien avec son portefeuille. Pour elle, le gouvernement ne fait que gérer le lourd passif qu’il a hérité du régime précédent. « En matière de dialogue social, le gouvernement joue pleinement son rôle…Beaucoup de doléances ont été satisfaites », a révélé Adidjatou Mathys à l’occasion. Aussi a-t-elle précisé que les réformes entreprises par le gouvernement pour assainir la fonction publique vont se poursuivre.

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