Trois questions à Abou Bakary Issiaka sur la collecte illégale d’épargne/ « La phase répressive démarre en janvier 2020 »

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Des mesures répressives sont envisagées contre les structures illégales de placement d’argent. Dans ce cadre, le directeur général adjoint de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés, Abou Bakary Issiaka, évoque ici les mécanismes de la lutte contre les structures illégales de collecte d’épargne et annonce la phase de répression pour janvier 2020.

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La Nation : Que fait votre structure pour pallier les désagréments liés aux activités illégales de collecte d’épargne ?

Abou Bakary Issiaka : Nous avions effectué des descentes sur le terrain ces dernières années, au niveau des départements du Bénin, pour porter le message du ministre de l’Economie et des Finances sur l’assainissement du secteur des finances. On ne peut mener des activités de microfinance dans notre pays sans en avoir préalablement reçu une autorisation. Le constat est que beaucoup d’institutions pullulent sur notre territoire sans agrément et procèdent à la collecte des dépôts des populations et disparaissent. Ce qui crée des troubles sociaux difficilement gérables par les autorités. Nous avons sensibilisé au niveau départemental et aujourd’hui nous sommes au niveau communal. Nous essayons de passer l’information aux élus locaux, communaux et aux chefs d’arrondissements pour qu’ils soient notre relai sur le terrain afin que les faussaires qui s’installent sur le territoire puissent être dénoncés au niveau des brigades économiques et financières, au niveau du ministère de l’Economie et des Finances et auprès de toute autre autorité dans le cadre des luttes que nous menons pour la quiétude des populations.

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Que se passera-t-il après cette phase de sensibilisation ?

Nous avions démarré la sensibilisation depuis deux ans. Nous sommes en train de finir la phase de la sensibilisation. Ce dernier trimestre a été consacré à six communes qui seront visitées. Nous sommes à la deuxième étape sur les six et à la fin, nous allons démarrer la phase répressive à partir de janvier 2020. Les faussaires subiront la rigueur de la loi. Puisqu’il est dit clairement que nul n’a le droit d’exercer une activité financière sans en avoir reçu préalablement l’autorisation d’exercer. Et il y a une seule autorisation d’exercer, c’est celle délivrée par le ministre de l’Economie et des Finances. Toute autre autorisation n’est pas valable pour l’exercice de l’activité de collecte de dépôt et d’octroi de crédit en République du Bénin.

Quelle sera la contribution des élus locaux et communaux ?

Nous attendons des élus communaux qu’ils soient le relais puisque nous ne pouvons pas rencontrer toute la population à la fois. Nous voulons qu’ils portent l’information à l’endroit des populations pour qu’elles soient vigilantes. Les faussaires ne viennent pas d’ailleurs, ils sont parmi nous. Les élus locaux connaissent ces praticiens d’activité et il faut les dénoncer. L’exercice illégal ne peut pas être encouragé. Bien évidemment tous ceux qui ont opéré avec ces structures n’auront que leurs yeux pour pleurer. Il faut que cela cesse. Nous avons des lois et il faut les respecter.

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