Trois questions à Laurent Tossou, Dg Sbee: « Le Pag a prévu de rendre plus sûr le combustible qui est l’intrant majeur… »

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Les divers appuis pour le renforcement des installations électriques du Bénin ne laissent pas indifférent le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent Tossou. En marge de la signature de deux Conventions d’accord pour l’extension du réseau, en fin de semaine écoulée, il a présenté les actions menées par le gouvernement pour l’électrification des localités du Bénin.

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La Nation : Le réseau électrique bénéficie de divers appuis grâce aux réformes dans le secteur. Quels sont vos sentiments au terme de la signature des conventions d’accord de financement pour l’extension de vos installations ?

Laurent Tossou : Il faut dire que la signature du contrat d’achat de gaz avec Total vient nous rassurer par rapport au secteur de la production où l’intrant majeur, c’est le combustible. Nous avons fait l’expérience depuis trois ans de l’importation,nous avons fait l’expérience des différents combustibles à travers les centrales en location qui ont permis de résorber la crise énergétique qu’on appelle communément le délestage. Et dans cette planification, le Programme d’action du gouvernement (Pag) a prévu de rendre plus sûr le combustible qui est l’intrant majeur pour pouvoir produire de l’énergie dans notre pays. Ceci vient soutenir le secteur de la production par rapport à la mise en service de la première centrale financée par la Banque islamique de développement (Bid) de 220 mégawatts.

Quel rôle joue le gaz dans ce cadre ?

Le gaz va sécuriser la fourniture de l’énergie et permettre que les centrales tournent sans difficulté. Il va également rassurer la clientèle par rapport au fait que l’énergie disponible aujourd’hui est de très bonne qualité puisqu’elle est produite sur place et n’est pas transportée de très loin. La question de la qualité de l’énergie est aussi résolue en dehors de l’assurance que nous aurons désormais dans le secteur de la production. Ceci rassure davantage parce que c’est un combustible qui répond aux normes internationales de la Banque mondiale en termes d’environnement mais également qui rassure par rapport à l’accès au marché international du gaz naturel liquéfié (Gnl).Qui dit marché international dit compétitivité avec des coûts de production  aujourd’hui qui  vont permettre à la Sbee d’atteindre un équilibre financier et même dégager des ressources par rapport à la mission que le gouvernement lui a confiée ; donc le volet commercial qui est également préservé.

La Sbee va désormais se porter mieux !

Nous sommes là actuellement par rapport à la question du réseau puisque nous devons pouvoir, après avoir produit, distribuer l’énergie aux populations. C’est la deuxième étape. Après l’étape de la production, il y a l’étape de la distribution. Là, nous allons avec ce programme renforcer le réseau de distribution dans les départements et les localités de ces départements pour atteindre 150 personnes. C’est un projet qui s’accompagne de la densification et de la distribution d’un nouveau réseau mais également de l’accès à l’électricité des populations à travers environ 5.000 compteurs prévus.
La Sbee est dans une logique d’accroissement de sa clientèle puisque les gros projets d’investissement nécessitent forcément qu’il y ait des revenus et pour ce faire, nous sécurisons les revenus pour permettre que la Sbee puisse bien se porter.

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