Utilisation abusive du matériel roulant de l’Etat : Quarante-et-quatre véhicules contrôlés, quatre épinglés à Porto-Novo

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Les éléments de la Direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) du ministère en charge de l’Economie et des Finances étaient à Porto-Novo samedi dernier pour traquer les véhicules administratifs en circulation de façon irrégulière. L’opération appuyée par des éléments de la Gendarmerie nationale n’a pas été non moins fructueuse.

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La Direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) du ministère en charge de l’Economie et des Finances est toujours en guerre contre l’utilisation abusive des véhicules administratifs les week-ends. Elle a effectué une descente inopinée à Porto-Novo samedi dernier pour mettre le grappin sur tous les véhicules irrégulièrement en circulation. Toute la ville capitale a été ceinturée par la DGML qui a posté ses éléments sur tous les carrefours stratégiques. La ville a été bouclée pour ne donner aucune chance aux agents de l’Etat indélicats d’échapper à son filet. Il y a eu au total cinq points de contrôle : le carrefour du Pont de Porto-Novo, le carrefour Catchi, le carrefour Cinquantenaire à Ouando, le carrefour Sakouba à la sortie de Porto-Novo vers Ifangni et frontière du Nigeria via Igolo, et le carrefour Vakon débouchant vers les communes du Plateau ou vers la région la de vallée de l’Ouémé via la Route nationale n°4, Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Kpédékpo. Cette ceinture des portes d’entrée et de sortie de la ville de Porto-Novo n’a pas été mal comme bilan pour la DGML en charge de la gestion du patrimoine mobilier et immobilier de l’Etat. Sur un ensemble de quarante-et-quatre véhiculées contrôlés par les éléments de cette structure du ministère en charge de l’Economie et des Finances, quatre étaient en circulation irrégulièrement dont trois au niveau du carrefour Cinquantenaire et un au carrefour Sakouba.

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Irrégularités de deux ordres

Les irrégularités reprochées aux quatre véhicules arrêtés étaient de deux ordres. Il y a l’absence de l’Ordre de mission et le défaut de permis de conduire au niveau du chauffeur. Les éléments de la DGML ont mis par ailleurs la main sur un véhicule à plaque bleue déjà réformé et vendu, donc sorti du patrimoine de l’Etat. Le nouvel acquéreur qui est actuellement membre du Conseil municipal de Cotonou n’a pas cru devoir faire la mutation de plaque. Il continue de circuler avec la plaque bleue échappant aux visites techniques, au payement de l’assurance et autres contrôles routiers. Le véhicule a été mis aux arrêts mais ensuite remis à l’acquéreur qui s’est engagé à faire la mutation de plaque dans un bref délai.

Bilan

Pour le directeur général du Matériel et de la Logistique, Alfred Sama, le bilan de l’opération dégage un taux de 9% de véhicules en circulation irrégulière par rapport à ceux qui on été contrôlés. Il trouve que ce taux est en augmentation par rapport au résultat de la même opération menée la semaine écoulée toujours à Porto-Novo. Ce qui n’est pas normal, à son avis. Car, selon lui, la tendance des véhicules en circulation de façon irrégulière est baissière au niveau national. Le taux de 9% prouve donc que sa direction doit continuer la traque pour atteindre le taux zéro. « Il faut toujours être à l’avant-garde, il faut toujours mener la veille permanente pour que les gens comprennent que l’utilisation des véhicules administratifs répond à des règles », souligne le DGML qui invite par ailleurs tous les acquéreurs de véhicules réformés de l’Etat à observer la règle qui est le changement de plaque après le transfert de propriété.
D’ailleurs, informe Alfred Sama, l’Etat est en train de réfléchir davantage pour améliorer l’aspect sanction de l’utilisation des véhicules de l’Etat. Le texte en vigueur est en train d’être revisité actuellement. La nouvelle disposition est attendue d’ici à la fin de l’année 2015, annonce-t-il.
Alfred Sama précise que sa direction passera à la phase répressive dès que le nouveau texte sera adopté pour décourager les agents indélicats de l’Etat qui achètent des véhicules réformés et qui en abusent.