Validation de Psdsa et du Pniasan : Deux documents stratégiques pour booster le secteur agricole

Par LANATION,

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Le plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa) et le plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan) font, depuis ce jeudi 4 mai, l’objet d’un atelier de validation à Cotonou. Les deux documents sont sensés booster le secteur agricole béninois.

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La machine de relance du secteur agricole prend corps avec la confection du plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa) et du plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan). L’étape décisive de l’élaboration de ces deux documents stratégiques a été entamée, ce jeudi 4 mai, avec l’atelier de validation qui mobilise l’ensemble des acteurs du secteur agricole. Le Psdsa est bâti autour de la vision d’un « secteur agricole béninois dynamique à l’horizon 2025, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesses, répondant de façon équitable aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays ».  Son objectif, c’est d’améliorer les performances du secteur pour le rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire et nutritionnelle et de contribuer au développement économique du Bénin.

Le Psdsa est décliné en un plan national d’investissement agricole pour la période 2017-2021. Le coût global du Pniasan est estimé à 1557 milliards F Cfa dont 44% attendus du secteur privé et 56% de l’Etat et de ses partenaires techniques. De quoi soulager les organisations de producteurs qui gardent un mauvais souvenir des promesses non tenues du Plan stratégique de relance du secteur agricole (Psrsa), venu à terme il y a deux ans. « Il s’agit d’une avancée lorsqu’on sait que, pour le Psrsa, rien que sa relecture nous a pris cinq bonnes années », fait observer Athanase Akpoé, vice-président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin). Le défi, précise-t-il, est de doter le Psdsa d’un cadre programmatique pour un pilotage axé sur des résultats de développement du secteur.

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Le pari du financement

Pour Adjéoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’agriculture, les insuffisances majeures relevées à l’évaluation du Psrsa sont relatives à la mobilisation des ressources et à la coordination des interventions. « L’inefficacité du Psrsa n’étant donc pas  liée à sa pertinence, ni à sa cohérence reconnue, il est important que toute notre attention soit portée sur la mobilisation effective des ressources et la mise en œuvre efficiente», insiste-t-il. Il soutient que les enjeux du secteur restent l’accès au financement adapté aux besoins et aux exigences de l’agriculture, l’accès aux intrants de qualité spécifiques aux différentes filières végétales, animales et halieutiques, la transformation post-récolte, le stockage et la conservation des produits agricoles, l’accès aux marchés, la professionnalisation des exploitations de type familial et l’adaptation aux changements climatiques.

« La gestation a été longue, l’accouchement difficile, mais le bébé est en bonne santé », se réjouit Yves Gillet, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur agricole. Il soutient que l’adoption de ces documents de planification donnera de la crédibilité à l’action publique de relance de l’agriculture.

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Delphin Koudandé, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, réaffirme l’engagement du Gouvernement de toujours maintenir un dialogue inclusif pour la bonne marche de réformes et surtout répondre aux préoccupations des producteurs. Il souligne que le défi de la mise en œuvre du Psdsa est important et lance un appel pour une mobilisation des ressources pour l’atteinte des objectifs. « Je suis animé par un sentiment d’espoir, un espoir dans la mise en œuvre effective de la présente stratégie, un espoir de voir enfin le secteur agricole reprendre sa place de noblesse, un espoir de voir enfin les braves producteurs vivre décemment de leurs professions », conclut-il.