Variole du singe et homosexualité : Réactions de l’Oms et de l’OnuSida

Par Fulbert Adjimehossou,

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Une partie importante des cas de variole du singe a été identifiée parmi les homosexuels. Face à ce constat qui suscite des commentaires homophobes et racistes, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (OnuSida) s’inquiète. L’Organisation mondiale de la Santé tente une explication.

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Les cas récents de variole du singe ne sont pas que dans le rang des hommes homosexuels. Le constat fait et qui reste encore à être élucidé selon les agences de l’Onu, est qu’une part significative des cas identifiés concerne « les homosexuels, bisexuels, et d’autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ». L’Organisation mondiale de la Santé fait plutôt le lien avec le fait que les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ont plus l’habitude de se faire dépister. C’est « probablement parce que ces derniers sont plus proactifs que les autres en matière de consultation médicale », a souligné l’OMS.

En réalité, la variole du singe ne se propage pas de la même façon que la Covid-19. Les symptômes sont peut-être similaires, bien que visuellement dramatiques, avec des pustules en relief et une fièvre qui peut durer de deux à quatre semaines. « Nous ne disposons pas encore des informations permettant de savoir si cette maladie se transmet par les fluides corporels », a fait remarquer lors d’une conférence de presse de l’ONU à Genève, la Dre Rosamund Lewis, Cheffe du Secrétariat de la variole du programme d’urgence de l’OMS, avant d’inviter les groupes potentiellement à risque à « faire attention » lorsqu’ils sont en contact étroit avec d’autres personnes.

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Ainsi, si la plupart des cas d’infection sont liés principalement aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, probablement parce que ces derniers sont plus proactifs que les autres en matière de consultation médicale. L’OnuSida exhorte donc les médias, les gouvernements et les communautés à réagir avec une approche fondée sur les droits et les preuves qui évite la stigmatisation. « La stigmatisation et le blâme minent la confiance et la capacité à réagir efficacement lors d’épidémies comme celle-ci », a déclaré Matthew Kavanagh, Directeur exécutif adjoint de l’OnuSida. « L’expérience montre que la rhétorique stigmatisante peut rapidement désactiver une réponse fondée sur des preuves en alimentant des cycles de peur, en éloignant les gens des services de santé, en entravant les efforts d’identification des cas et en encourageant des mesures punitives inefficaces », a-t-il ajouté. La période d’incubation de la variole du singe est généralement de six à 13 jours, mais peut aller de cinq à 21 jours.