Vente de fournitures scolaires à la veille de la rentrée : Faible affluence autour des stands (La cherté des articles en cause)

Par LANATION,

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La reprise des classes nécessite une préparation dont l’achat des fournitures scolaires. Mais la tâche ne semble pas facile d’un côté pour les revendeurs qui se plaignent de la mévente et de l’autre pour les parents d’élèves qui invoquent la cherté de la vie.

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Centre de promotion de l’artisanat (Cpa) de
Cotonou, ce mercredi 31 août 2022. Il est 11 h. Assises, Faïssolath Alassane et
Fouziath Sadikou, revendeuses de fournitures scolaires, s’impatientent de recevoir leurs premiers clients de la journée. Cette faible affluence des parents d’élèves à vingt jours de la rentrée scolaire n’est pas spécifique à la journée. Depuis deux semaines qu’elles se sont installées, les deux jeunes dames sont confrontées à la mévente.
« A pareil moment, les années antérieures, les parents se bousculaient déjà pour acheter les fournitures scolaires. Cette année, ils ne sortent même pas. Il n’ y a pas d’affluence. C’est à croire qu’il n’y a pas de rentrée des classes… », lâche
Faïssolath Alassane.
Ce vent de plaintes souffle sur l’ensemble des sites et stands de vente de fournitures scolaires sillonnés dans la ville de Cotonou. « La majorité de ceux qui viennent demandent les prix et repartent… », confie Faladé Moukadam, revendeur de fournitures scolaires à la place Lénine à Akpakpa. Sur place, pendant que ce revendeur était en train de servir l’un de «ses rares clients de la journée », trois hommes, venant d’autres stands, en quête de sac à dos et de tissu kaki, s’enquièrent des prix et repartent aussitôt, sans même vouloir les négocier à la baisse. « Mes sœurs se préparent à entrer au lycée. Donc, je suis venu demander les prix des tissus kaki afin de m’organiser pour les acheter la semaine prochaine si tout va bien… », a déclaré Anselme Dieudonné J. Yétundé, l’un des trois clients. « Vous venez de voir la scène de vos propres yeux. C’est ce que nous vivons chaque jour depuis environ deux semaines que nous nous sommes installés ici… », explique Faladé Moukadam.
A en croire Faïssolath
Alassane, certains parents d’élèves demandent carrément à acheter des articles de basse qualité. Autrement dit, des produits vendus à bas prix.

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Cherté

Les fournitures scolaires ont renchéri. Au dire de Faïssolath Alassane et Faladé Moukadam, les prix des articles ont augmenté de « 25 à 30 % » par rapport à ceux pratiqués l’année dernière. « Les prix ont augmenté déjà chez le fournisseur. Quand on ramène les articles sur nos stands, on y ajoute 100 francs ou 150 francs… », illustre
Fouziath Sadikou. Ainsi, la cherté des articles est la principale raison qui justifie l’hésitation des parents d’élèves, expliquent les revendeurs. Anselme
Dieudonné J. Yetundé partage ce point de vue : « …Auparavant, à pareil moment, les parents d’élèves sont nombreux ici en train d’acheter les fournitures. Mais cette année, ce n’est pas le cas. C’est certainement parce que les choses sont chères et tout le monde se demande comment faire pour les acheter… ». Les articles ont renchéri, certes. Mais Anato Mahoulé Amatsia, technicien en système de sécurité et parent d’élève, croisé à la place Lénine, se résigne : « Est-ce qu’on a le choix ? » «C’est le minimum qu’on nous demande d’acheter, poursuit-il. Même s’il faut prêter de l’argent pour les payer, il faut le faire ». Si Anato Mahoulé Amatsia a choisi cette période pour acheter les fournitures de son enfant, c’est bien parce qu’il aime anticiper. « Il se peut que le jour de la rentrée, je n’aie pas de l’argent sur moi parce que n’étant pas agent permanent de l’Etat, je ne perçois pas un salaire à la fin du mois. Il peut m’arriver de ne pas travailler pendant près d’un mois… », explique-t-il.
Face à la mévente, les revendeurs ne se découragent pas. Ils espèrent que les parents d’élèves finiront par se décider à acheter les fournitures. Dans le cas contraire, ils disent être obligés de négocier plus de temps auprès de leurs fournisseurs pour rembourser le prix des produits non vendus?

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