Vente des légumes sur le marché : la montée du prix de l’oignon

Par Ange Joël TOFFOUN,

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Au même moment que les ménages poussent un ouf de soulagement pour le retour en abondance de la tomate
fraîche dans nos marchés, ils doivent faire face au renchérissement du prix de l’oignon. En moins de deux mois, le prix du grand sac de ce légume a quadruplé.

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Selon les dernières nouvelles en provenance de Malanville, le sac d’oignon est passé de 15 000 francs Cfa à environ 55 000 francs Cfa. De source proche de cette commune, la moisson de l’oignon n’est pas encore arrivée
à terme. On tend vers la pénurie liée à la dernière moisson. La même source précise que, d’ici la fin du mois de novembre on assistera à une inflation de l’oignon sur le marché. Même en période de pénurie, les communes de Malanville et de Karimama conservent leur réputation d’avoir un avantage comparatif dans la production de ce condiment. Derrière elles, les localités de Sèmè-Kpodji, de Pahou et d’Agoué selon les informations fournies par les grossistes de ce bien sur le marché.
A Cotonou, il faut espérer prendre le sac d’oignon à environ 70 000 francs Cfa. Conséquence, l’oignon qui coûtait 50 francs Cfa l’unité est vendu, à 150 francs Cfa, soit le triple du prix de la bonne saison. Celui qu’on achetait à 25 francs Cfa est actuellement à 75 francs Cfa.
Selon les témoignages d’une grossiste rencontrée au marchéDantokpa, un sillon de deuxmètres environ est passé de 800 francs Cfa, voire 500 francsCfa à 2 500 francs Cfa dans la commune de Sèmè-Kpodji. Un sillon d’environ dix mètres à Pahou et Agoué est passé de 2 500 à 8 000 francs Cfa. A en croire Maman Alice, une grossiste, une pluie de glace survenue lors de la maturation de l’oignon aurait altéré une partie de la production à SèmèKpodji.
L’oignon produit à Sèmè-Kpodji, Pahou et Agoué et portant à son extrémité supérieure une gerbe de feuilles coûte un peu moins cher que celui provenant de la commune de Malanville. Le tas de quatre oignons qu’on vendait à 100 francs Cfa est vendu à 200 francs Cfa, soit deux fois le prix antérieur.
En somme, l’offre d’oignon baisse parce qu’on tend vers l’épuisement des derniers stocks de la dernière production et on s’achemine progressivement vers une nouvelle moisson attendue pour la fin du mois de novembre, voire le mois de décembre. Selon les prévisions, la période des fêtes de fin d’année serait celle de l’abondance de l’oignon dans nos marchés. Dame Lisa traverse cette période transitoire difficilement. A la cuisine, elle utilise un peu d’oignon et complète la faible quantité de cette plante potagère par beaucoup de tomates moulues. Elle a expliqué que la tomate compense la baisse de l’offre de l’oignon.
Dame Lisa assure qu’avec ce mélange, la sauce perd un peu de sa saveur et des vitamines que procure l’oignon. « On fait avec », a confié dame Cica, une ménagère, un peu discrète.
Dame Léontine S. a confié qu’elle ne consomme plus de cube à cause des maladies qu’il donne et de son goût exagéré. Elle a désormais substitué l’oignon au cube. Elle dit avoir l’habitude de mettre beaucoup d’oignon dans ses sauces pour leur donner une saveur douce et modérée. Elle a témoigné que l’augmentation du prix de l’oignon l’a contrainte à augmenter son budget de 1 500 francs Cfa (le budget est passé de 1000 francs le mois à 2 500 francs Cfa le mois). Avec elle, l’oignon peut jouer modérément le rôle du cube.

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