Verbatim : Question présidentielle

Par Paul AMOUSSOU,

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Le cas Metognon qui, au titre de sa fonction syndicale siège au Conseil d’administration de la Caisse qui gère nos retraites…Il est reproché à l’administration de la Caisse dont fait partie Monsieur Metognon des actes répréhensibles. Au-delà de la responsabilité personnelle de Monsieur Metognon, de l’un ou l’autre des mis en cause, […], la justice est la seule habilitée à savoir si des gens ont perçu des intérêts de manière illégitime et illégale…Ce qui est de notre rôle est de constater les dégâts que nous causent à nous tous des actes de gestion […] ; l’argent des retraités, présent et à venir, a été confié de manière irresponsable à une banque en faillite, que tout le monde sait en faillite…Et cette banque, pour obtenir les dépôts de clients malveillants pour leurs propres intérêts, intéressent les responsables afin que ceux-ci viennent leur confier l’argent dont ils ont la charge, la protection…Je parie que les responsables de la Caisse, dont Monsieur Metognon, dans cette période, si on leur demandait de confier leur épargne personnelle à cette banque ils ne l’auraient pas fait, mais comme il s’agit de notre argent à nous tous, ils l’ont fait sans état d’âme, et il a été relevé que des commissions ont été payées…Notre rôle s’arrête là : constat d’un acte préjudiciable pour notre intérêt commun et le constat de payement illicite de commission liée à cette opération-là […]. Toutes les conditions sont réunies pour que la justice se saisisse de cette affaire…Vous ne pouvez pas demander à l’Exécutif d’intervenir pour interférer, pour arrêter le processus qui est en cours, ce n’est pas possible, ce n’est pas normal…Chaque fois que les intérêts d’un des vôtres (ndlr : les syndicalistes),  est en cause, il faut remettre en cause l’ordre démocratique, la loi, les règles, tout et tout…Et cela fait partie des motifs de grève…Si le gouvernement devrait donner suite à vos revendications, il retirait sa plainte, mais vous savez qu’en matière pénale, quand bien même le gouvernement aura retiré sa plainte, la justice peut continuer la procédure pénale…Je veux bien savoir comment satisfaire cette exigence en respectant la République, les lois qui organisent la vie dans la cité ?

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dixit Président Patrice Talon, lors de sa rencontre avec les responsables syndicaux. Mardi 6 février 2018

 

Le cas Metognon qui, au titre de sa fonction syndicale siège au Conseil d’administration de la Caisse qui gère nos retraites…Il est reproché à l’administration de la Caisse dont fait partie Monsieur Metognon des actes répréhensibles. Au-delà de la responsabilité personnelle de Monsieur Metognon, de l’un ou l’autre des mis en cause, […], la justice est la seule habilitée à savoir si des gens ont perçu des intérêts de manière illégitime et illégale…Ce qui est de notre rôle est de constater les dégâts que nous causent à nous tous des actes de gestion […] ; l’argent des retraités, présent et à venir, a été confié de manière irresponsable à une banque en faillite, que tout le monde sait en faillite…Et cette banque, pour obtenir les dépôts de clients malveillants pour leurs propres intérêts, intéressent les responsables afin que ceux-ci viennent leur confier l’argent dont ils ont la charge, la protection…Je parie que les responsables de la Caisse, dont Monsieur Metognon, dans cette période, si on leur demandait de confier leur épargne personnelle à cette banque ils ne l’auraient pas fait, mais comme il s’agit de notre argent à nous tous, ils l’ont fait sans état d’âme, et il a été relevé que des commissions ont été payées…Notre rôle s’arrête là : constat d’un acte préjudiciable pour notre intérêt commun et le constat de payement illicite de commission liée à cette opération-là […]. Toutes les conditions sont réunies pour que la justice se saisisse de cette affaire…Vous ne pouvez pas demander à l’Exécutif d’intervenir pour interférer, pour arrêter le processus qui est en cours, ce n’est pas possible, ce n’est pas normal…Chaque fois que les intérêts d’un des vôtres (ndlr : les syndicalistes),  est en cause, il faut remettre en cause l’ordre démocratique, la loi, les règles, tout et tout…Et cela fait partie des motifs de grève…Si le gouvernement devrait donner suite à vos revendications, il retirait sa plainte, mais vous savez qu’en matière pénale, quand bien même le gouvernement aura retiré sa plainte, la justice peut continuer la procédure pénale…Je veux bien savoir comment satisfaire cette exigence en respectant la République, les lois qui organisent la vie dans la cité ?

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