Vernissage de l’exposition ”Mascarade”: Un bal masqué en référence à la période de Covid

Par Ariel GBAGUIDI,

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Exposition vernissage

La Maison Rouge et l’entreprise de management de la créativité HBMC organisent du 22 au 30 juin une exposition dénommée ”Mascarade”. Elle offre l’occasion à la vingtaine d’artistes africains invités de s’exprimer sur la période de Covid-19 que traversent l’Afrique et le monde depuis plus d’un an.

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Comment vivre la pandémie de Covid-19 dans un pays comme le Bénin ? A quels sentiments, angoisses, cette période renvoie-t-elle ? Comment les uns et les autres ont réussi à transcender leurs peurs? Que provoquent les solutions proposées par les pays chez les citoyens ? Quelles conclusions, leçons tire-t-on de cette crise inédite et mondiale ?
Ce sont, en partie, les questions sur lesquelles les vingt-quatre artistes plasticiens africains, s’expriment à travers l’exposition « Mascarade ». Un mot qui à la base, renvoie au bal masqué. L’exposition fait donc un rapprochement entre ce mot et la période de Covid-19 où l’on est contraint de porter son masque en respect des mesures barrières contre la pandémie. Selon Céline Coyac Atindéhou, directrice de la Maison Rouge, l’une des structures organisatrices de l’exposition, l’esprit de cette activité c’est de faire une exposition collective qui réunit une large communauté d’artistes (qui ne se rencontrent pas forcément) pour réfléchir autour de l’année vécue sur fond de Covid-19. Pour sa première soirée et malgré la forte pluie de ce mardi 22 juin, « Mascarade » a séduit ses visiteurs non seulement par les œuvres exposées mais aussi par les performances artistiques en ouverture de l’exposition.
« L’idée de cette exposition m’est venue il y a un an. J’ai demandé conseils à un artiste d’ici que j’aime beaucoup qui n’y a pas du tout adhéré. Donc, j’ai continué de laisser l’idée germer en moi et sans provoquer quoi que ce soit. Finalement, comme j’ai constaté qu’elle m’habitait toujours, je me suis dit que c’est peut-être l’occasion de le faire », explique Céline Coyac Atindehou. Elle exprime sa joie au terme du vernissage de l’exposition puisque « les choses se sont déroulées sans douleurs » même si elle a eu un moment de panique, quelques heures avant le lancement ; ceci en raison de ses doutes à pouvoir bien encadrer l’organisation.

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Diversité d’expressions

Au total, vingt-quatre artistes de diverses nationalités participent à cette exposition. Au-delà, l’on constate une équité homme-femme car, il y a autant d’hommes que de femmes. Céline Coyac Atindehou s’en réjouit tout en expliquant qu’elle a établi la liste des 24 talents à l’honneur, sans arrière-pensée, inconsciemment. Parmi eux, il y a Dominique Zinkpé, Sophie Négrier, Guaté Mao, Carmelita Siwa, Dodji Efoui, Omiliti, Hector Sonon, Afi Kodjobi, Sébastien Boko, Lionel Attere, Foumi Lafarge, Francis Agemo, Vanessa Moulin, Sam De Bord, Isabelle Dossa Bulczynski, Nobel Koty, Adjaratou Ouedraogo, Marius Dansou, Youmanli, Arouna Guindo, Gandhi Tomede, Emmanuel Sogbadji.