Violence en milieu scolaire: Seize élèves du Ceg Titirou exclus

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Le problème de la violence dans les établissements d’enseignement scolaire devient de plus en plus inquiétant. A Parakou, ce sont certains élèves qui ont fait l’option de transformer le Ceg Titirou en ghetto. Malheureusement pour seize d’entre eux, après avoir été traduits en conseil de discipline, ils ont purement et simplement été exclus de l’établissement.

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Au lieu de profiter du cadre du Ceg Titirou pour s’instruire, seize élèves ont plutôt choisi de s’illustrer négativement. Tous se retrouvent aujourd’hui à faire les frais de leurs comportements déviants. Traduits en conseil de discipline, ils ont été renvoyés de l’établissement pour divers motifs.
Selon Armand Kora, directeur de l’établissement, une partie des seize élèves se retrouve dans un groupe qui se fait appeler « le gang des bagarreurs ». Se déplaçant toujours avec des armes blanches dans leurs sacs, ils sèment la terreur au sein et en dehors de l’établissement. A leur passage, ils inspirent la psychose. « Il suffit qu’il y ait bagarre quelque part dans l’établissement, même si elle ne les concerne pas, ils n’hésitent pas à choisir un camp », a indiqué le directeur.
Quant aux autres élèves, ce sont d’autres motifs qui sont à la base de leur exclusion. Pour un problème de note, l’un d’eux a eu l’outrecuidance de prendre son professeur par le col. N’eût été la vigilance de ses camarades de classe, il a failli en arriver aux mains avec son enseignant. En dehors de lui, il y en a d’autres qui ont violé une fille en classe de 6e.
Ces genres de violence, le Ceg Titirou y est habitué. Ses enseignants font de leur mieux pour instaurer la discipline au sein de l’établissement mais en vain.
« Nous, dans notre posture d’éducateurs, il nous faut tout faire pour récupérer les apprenants. Chaque fois, nous essayons de les rappeler à l’ordre. Certains ont déjà connu la prison à plusieurs reprises », explique le directeur. « Malheureusement, ils ne veulent pas se racheter ou changer », regrette-t-il. « Nous demandons aux parents de bien vouloir nous accompagner dans l’éducation des apprenants », ajoute-t-il.
La plupart des parents d’élèves, confie le directeur, donnent l’impression d’avoir tout laissé tomber ou démissionné. Cette situation en rajoute aux charges de l’établissement.

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