Violences basées sur le genre: Les parajuristes spécialisés mènent la lutte

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Photo de famille des participants

Plan international Bénin et Médecins du monde Suisse au Bénin (Mdm) sont au cœur de la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg), à travers une formation destinée aux parajuristes spécialisés. Au terme de la session, les bénéficiaires pourront contribuer à relever le niveau de la lutte contre les Vbg dans notre pays.

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Les abus sur mineurs défient encore les lois et résistent aux efforts de lutte au Bénin. Mais Plan international et Médecins du monde maintiennent la veille pour ne rien laisser échapper à la lutte. Nouvelle stratégie pour contribuer à briser le cycle infernal des violences, la formation des parajuristes spécialisés. Elle est orientée vers trente jeunes ayant des prérequis sur les notions élémentaires juridiques et qui ont montré leur capacité à rendre le droit plus accessible à leurs pairs.

Plus qu’une formation, l’initiative vient redresser le tort fait aux enfants. « La situation des droits des enfants est caractérisée par une violation fréquente et quasi généralisée des droits de l’enfant…dans un contexte social empreint de pauvreté des communautés et un contexte culturel de perpétuation des normes et pratiques traditionnelles souvent préjudiciables aux enfants. Cette situation pénalise doublement les filles et enfants vivant avec un handicap », relève Emile Nagnonhou, représentant du représentant de Plan International Bénin.

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D’où cette formation à travers le projet « Safe and inclusive city for girls (SIC4G », financé par Danish Tv collection 2019. L’objectif est de sortir les enfants de 0 à 14 ans et les jeunes de 15 à 25 ans, notamment les filles de Dantokpa et des quartiers informels environnants, des griffes des violences de tout genre.
La formation vise à outiller l’équipe spécialisée de parajuristes pour assurer « l’identification, le référencement, le suivi de qualité des cas de violences faites aux enfants et aux jeunes ainsi qu’un accompagnement juridique et psychosocial des victimes », explique-t-il.

Pour Jean-Peggy Assogba, coordonnateur des programmes à Mdm, cette initiative est bénéfique pour les parajuristes à plus d’un titre. Au terme de la formation, ils doivent être capables « d’organiser des causeries de proximité, d’assurer un accompagnement de qualité aux enfants et jeunes victimes de violences et un traitement des affaires de violences domestiques et de violences sexuelles sur le genre. Ils serviront d’intermédiaires entre les enfants et jeunes vulnérables victimes de violences et les services juridico-sociaux de prise en charge », développe-t-il.

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Inès Hadonou Toffoun, directrice des droits de l’Homme et de l’enfant, et Geneviève Fagnimon, directrice de l’Office central de protection des mineurs, exhortent les bénéficiaires à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de profiter pleinement de la formation. Les structures dont elles ont la charge ainsi que Mdm, l’Association des femmes avocates du Bénin et le Centre intégré de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, joueront leur partition pour la réussite du projet.