Zone économique spéciale de Glo-Djigbé : Le joyau prend progressivement corps

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

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maquette de la zone economique speciale de Glo-Djigbé

La Zone économique spéciale de Glo-Djigbé s’installe progressivement. Mercredi 8 septembre dernier, le gouvernement a pris deux importantes décisions relatives à sa viabilisation. Un projet qui changera définitivement le paradigme économique du Bénin.

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Faire du Bénin un hub industriel et assurer la transformation des produits agricoles notamment le cajou, le coton, le karité, l’ananas, le soja et capter de manière beaucoup plus importante la plus-value des produits agricoles. Ce sont les objectifs visés par le gouvernement du président Patrice Talon en créant, le 5 février 2020, la Zone économique spéciale de Glo-Digbé. Un an plus tard précisément le 5 février 2021, le gouvernement a procédé à la remise officielle du site aux partenaires techniques chargés de l’aménager et de le développer. Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations(Apiex), note que cette Zone économique spéciale est conçue pour être un parc industriel moderne, respectueux des normes environnementales et sociales les plus élevées, et destiné à fournir des services aux différentes industries. Notamment, il s’agit des industries de transformation de noix de cajou, des industries de filature et de tissage du coton, de celles de fabrication de vêtements, agroalimentaires et enfin des industries du secteur du bois. Il ajoute que la contribution de cette zone aux exportations et au Produit intérieur brut sera significative.
Avec ce projet, souligne-t-il, le Bénin connaîtra une augmentation de ses exportations de 5 à 10 milliards de dollars Us et une hausse de son Produit intérieur brut de 4 à 7 milliards de dollars Us d’ici dix ans. « Six unités industrielles de transformation de fibre de coton d’une capacité totale de 100 000 tonnes, 29 unités industrielles de confection de vêtements, 14 unités industrielles de transformation de noix de cajou d’une capacité totale de plus de 150 000 tonnes et 10 unités industrielles de tout type ont déjà manifesté leur intérêt de s’installer dans cette zone et y sont attendues dans les cinq années à venir », mentionne-t-il. L’objectif du président Patrice Talon étant de transformer de façon structurelle l’économie, le directeur de l’Apiex estime que l’exécution de ce programme ambitieux est basée sur le développement de plusieurs secteurs dont le secteur agricole et la transformation des produits agricoles.

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D’importantes décisions

Afin d’atteindre cet objectif, le gouvernement a pris, en conseil des ministres de ce mercredi 8 septembre, deux importantes décisions relatives à la viabilisation de ladite zone. « Dans le cadre de la mise en place d’un système autonome d’alimentation en eau de cette zone, les études techniques détaillées ont été déjà effectuées aux fins de déterminer la consistance des travaux. De même, l’appel d’offres international y relatif a été lancé et il est indispensable, à cette phase, de commettre un cabinet pour la mission de contrôle et de surveillance desdits travaux afin d’en garantir la qualité », souligne le relevé du conseil des ministres. Le conseil a autorisé la contractualisation avec le cabinet en charge de la réalisation des travaux et des instructions ont été également données au ministre de l’Eau et des Mines qui assurera un suivi rigoureux du projet.
La seconde décision gouvernementale concerne le dédommagement des personnes affectées par les travaux de raccordement du nouveau poste 161/20 Kv de la zone dans le cadre du projet d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique. Le conseil précise que la construction de ces infrastructures nécessite des disponibilités foncières pour lesquelles une expropriation pour cause d’utilité publique doit être prononcée. A ce sujet, l’étude environnementale et sociale commanditée a évalué à 50 hectares la superficie nécessaire pour la réalisation des ouvrages. Aussi, le Conseil a-t-il instruit le ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de mettre à la disposition du Fonds de dédommagement foncier les ressources subséquentes. Il est à noter que trois mille, voire trois mille cinq cents emplois sont prévus dans cette zone d’ici 2030. Ce qui va changer sans doute le paradigme économique du Bénin et celui des populations de Glo-Djigbé qui seront les premiers bénéficiaires en termes d’emplois et de retombées économiques de ce projet.

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