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Audience à la Haac: Des échanges avec la Cbdh pour renforcer la liberté de presse

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Le président de la Haac, Edouard Loko échange avec le président de la Cbdh, le professeur Abou-Bakari Imorou Le président de la Haac, Edouard Loko échange avec le président de la Cbdh, le professeur Abou-Bakari Imorou

Le professeur Abou-Bakari Imorou, président de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), a été reçu en audience par Edouard Loko, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), vendredi 2 octobre à Cotonou. 

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 05 oct. 2026 à 07h17 Durée 3 min.
#Audience à la Haac #liberté de presse

La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) entendent renforcer leur dialogue autour des questions liées aux droits humains et à la liberté de presse. C’est l’un des enseignements de l’audience accordée, vendredi 2 octobre à Cotonou, par le président de la Haac, Edouard Loko, au président de la Cbdh, le professeur Abou-Bakari Imorou. La rencontre a permis aux deux acteurs d’échanger sur plusieurs préoccupations relatives aux droits humains, particulièrement celles touchant au secteur des médias et à l’exercice de la liberté de presse. Selon le président de la Cbdh, la démarche répond à la volonté de son institution de discuter directement avec la Haac des recommandations formulées dans son rapport sur l’état des droits humains au Bénin au titre de la période 2022-2024. « On a demandé à rencontrer le président de la Haac pour échanger sur un certain nombre de questions en lien, bien entendu, avec les droits humains », a expliqué le Professeur Abou-Bakari Imorou au terme de l’audience. Il rappelle que la Haac joue un rôle central dans l’encadrement du secteur des médias et dans la protection de la liberté de presse. Dans ce contexte, la Cbdh avait formulé, dans son rapport 2022-2024, plusieurs recommandations à l’endroit de l’institution de régulation.

« Au niveau de la Commission des droits de l’homme, il y a un certain nombre de requêtes en lien à ces questions-là. Et dans nos recommandations sur l’état des droits humains 2022-2024, on a fait un certain nombre de recommandations à la Haac en lien avec les préoccupations », a-t-il indiqué. L’objectif de la rencontre était donc de favoriser un échange direct sur ces recommandations et d’identifier les possibilités de collaboration entre les deux institutions, chacune dans le respect de ses attributions. Pour le président de la Cbdh, la démarche vise surtout à contribuer à la création d’un cadre plus serein autour de la liberté de presse. « On était venu justement pour échanger avec la Haac autour de ces questions-là, pour voir ensemble comment la Haac et la Commission des droits de l’homme peuvent travailler à créer un environnement plus apaisé autour de la liberté de presse », a-t-il déclaré. Le président Edouard Loko a favorablement accueilli la démarche, selon le professeur Abou-Bakari Imorou. Il s’est engagé à examiner, avec son équipe, les recommandations présentées par la Cbdh. Pour Abou-Bakari Imorou, cette ouverture constitue une opportunité de privilégier le dialogue et l’anticipation. « Il faut plutôt travailler en amont de façon à avoir un environnement plus apaisé, un environnement plus consensuel sur un certain nombre de questions qui fâchent », a-t-il soutenu. La Cbdh et la Haac entendent ainsi poursuivre le dialogue sur les conditions d’exercice de la liberté de presse et la protection des droits fondamentaux au Bénin. Pour la Commission, l’enjeu est également de favoriser des solutions en amont aux préoccupations susceptibles d’alimenter les tensions et de préserver l’image du pays.