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Conférence de Candide Azannaï: Candide Azannaï explique et prévient

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Par   Didier Pascal DOGUE, le 06 mai 2015 à 06h22

Le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, député à l’Assemblée nationale, a animé, hier mardi 5 mai, une conférence de presse. C’était pour entretenir les hommes des médias sur ce qui s’est effectivement passé lundi dernier, suite à ce qu’il a qualifié d’enlèvement manqué et comment il a personnellement géré la situation qui aurait pu tourner au drame.

«Ce qui s’est passé lundi dernier, est ni plus ni moins une tentative d’enlèvement», a expliqué de manière péremptoire, Candide Azannaï. Car, explique-t-il, la forme et le fond de la convocation qui lui était adressée, la manière de la transmettre et les moyens utilisés pour cette transmission prouvent à suffire qu’il s’agissait d’un enlèvement.
Neuf véhicules en mission dont trois positionnés devant le 10e arrondissement et certains ayant pris en filature le véhicule personnel du député avec des hommes armés de fusils notamment des kalachnikov coupés et des Uzi ont pris position, martèle Candide Azannaï. Il allègue que les forces de l'ordre ont brutalisé son conducteur et sa femme, suite à leur irruption au domicile de cette dernière. Faisant donc le recoupement de toutes les informations reçues, le député a conclu à un enlèvement. Exhibant les photocopie et copie de la première convocation, le député a certifié qu’il s’agissait vraiment d’un enlèvement et il justifie cela par ce qu’il a qualifié de tricherie. La première réside dans le fait que la convocation a été remplie au domicile de son épouse et tout ce qui y figure est une imitation ; aucune profession n’est "parlementaire ", explique-t-il. La deuxième est que toute convocation doit mentionner le motif qui en est à la base, et la 3e tricherie n’est rien d’autre que la manipulation dressée pour couvrir l’enlèvement, à savoir la mention "dès réception".
Candide Azannaï a achevé de démontrer ce qu’il a appelé la supercherie en montrant une 2e convocation qui, elle, constitue un soit transmis portant un numéro, avec des éléments d’identification plus ou moins réguliers tels que l’heure de présentation et la signature. Et de s’interroger sur comment la même République peut délivrer deux différents documents. Candide Azannaï a alors conclu que le secrétaire général du gouvernement et le directeur général de la Gendarmerie ont fait économie de vérité. Car, explique-t-il, il ne demande l’indulgence de personne.
Selon l’entendement du député, la Constitution prescrit que le domicile est sacré et inviolable. Mieux, à la limite, expose-t-il, dans l'hypothèse où le plus gradé des gendarmes sonne au portail, si le propriétaire visité est d’accord, il ouvre pour recevoir le pli ou le courrier dont celui-ci est porteur.
«Nous défendons les enlèvements; est-ce la garde présidentielle qui va chercher les gens? Suis-je Ben Laden ou Aboubakar Schekau pour que 25 hommes lourdement armés viennent me transmettre un chiffon?», s'interroge Candide Azannaï, convenant que si la convocation suit la procédure régulière, il est prêt à y déférer. Il ne souhaite pas recevoir d’autres convocations ne respectant pas les normes légales auquel cas, il a menacé de raccourcir la tâche à l’autorité en se rendant avec toute la ville.
Candide Azannaï appelant les populations à l’apaisement et au calme, a confié ne jamais reculer par rapport à la défense des libertés et de la démocratie et avoir la situation sous contrôle.